main tenant

14 août 2018

Quelques jours au Maroc (5)

Casablanca, un mercredi.

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Rfissa

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13 août 2018

Quelques jours au Maroc (4)

Casablanca, un mardi.

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12 août 2018

Quelques jours au Maroc (3)

Des portes à la Kasbah des Oudaïas, à Rabat.

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11 août 2018

Lenteur est Précipitation

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Il y a quelques jours, dans ce blog, vous avez lu les slogans de Big Brother, cités par George Orwell dans 1984 :

« Guerre est Paix - Liberté est Servitude - Ignorance est Puissance »

Chacun est formé de deux noms communs reliés par le verbe être, l’un des deux noms en étant le sujet. En y regardant de près, on constate d’une part que ces deux mots semblent a priori contraires, et, d’autre part, que chaque affirmation aurait un sens différent si les noms communs étaient dans un autre ordre.

« Guerre est Paix » n’a pas le même sens que « Paix est Guerre ».
« Liberté est Servitude » n’a pas le même sens que « Servitude est Liberté ».
« Ignorance est Puissance » n’a pas le même sens que « Puissance est Ignorance ».

Ces affirmations rapprochent deux mots contraires, comme le fait un oxymore.

Vous pourriez donc partir d’un oxymore pour former une affirmation à la manière de Big Brother.

Exemple :

Partant de l’oxymore « une obscure clarté », je remplace « obscure » par « obscurité » et je forme l’affirmation suivante : « Obscurité est Clarté ». Peut-être préférerez-vous « Clarté est Obscurité ». Il vous faudra choisir.

Autre exemple :
Partant de l’oxymore « une force fragile », je remplace « fragile » par « fragilité » et je forme l’affirmation suivante : « Force est Fragilité », ou « Fragilité est Force ».

Si vous cherchez des oxymores, vous en trouverez dans ce blog en suivant ce lien.

C’est à vous main tenant. Postez trois affirmations formées de cette manière dans les commentaires ci-dessous. Merci.

La photo ci-dessus est de S. Laube.

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10 août 2018

Quelques jours au Maroc (2)

Rabat. C'était la Fête du Trône, un jour férié

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Couscous Tfaya

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à suivre (dimanche)

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09 août 2018

Quelques jours au Maroc (1)

Arrivée à Casablanca

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Demain, Rabat.

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08 août 2018

1984, de George Orwell, traduction de Josée Kamoun

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De 1984, on se souvient de cette formule sous un portrait : « Big Brother vous regarde ». Cette fois, c'est plus direct : « Big Brother te regarde ».

La lecture que je viens d’en faire (dans une nouvelle traduction) m’a glacé. « Pour commencer, il n’est même pas sûr d’être en 1984 ». C’est peut-être aujourd’hui, le temps étant venu des écrans qu’on n’éteint pas, et le livre est écrit au présent.

Il y a trois groupes d’individus : ceux qui sont du Parti Intérieur ont le pouvoir ; un deuxième groupe rassemble la classe moyenne, celles et ceux qui travaillent dans les ministères, Ministère de la Vérité (qui fabrique les mensonges), Ministère de l’Abondance (qui s’occupe de la disette), le Ministère de la Paix (c’est-à-dire de la Guerre), le Ministère de l’Amour (qui organise la Semaine de la Haine et les tortures) ; et il y a les « prolos », qui n’ont rien, pour qui on invente des chansons, qu’on garde dans la terreur, qui n’ont accès à aucune instruction. Mais tous et toutes (à l’exception de la minorité du Parti Intérieur) vivent dans des conditions désastreuses, dans une absence totale de liberté et sous la menace permanente de la guerre. Les slogans du Parti affirment : « Guerre est Paix, Liberté est Servitude, Ignorance est Puissance ».

Winston Smith, dont le travail consiste à réécrire le passé en fonction du présent, va faire l’expérience de la révolte, à moins que ce ne soit celle de la soumission totale, puisque tout est le contraire de tout. Nous allons le suivre dans son éveil à la résistance, dans la naissance d’une relation amoureuse (interdite par le Parti), dans son attachement à la valeur du passé. Mais le passé existe-t-il ?

Le Parti le nie. Pour le Parti, Big Brother a toujours raison, c’est pourquoi il faut changer le passé quand le présent lui donne tort. Et, si le Parti a toujours raison, c’est qu’il n’y a pas d’alternative : la guerre est permanente, la guerre justifie tout, guerre contre les autres blocs extérieurs, guerre contre l’ennemi intérieur. Et la propagande réussit le tour de force de faire passer une privation pour un bienfait. Les enfants dénoncent les parents, et les parents les y encouragent. La propagande est surtout l’invention d’un langage, le « néoparler », dont l’usage sera codifié définitivement en 2050, après qu’on ait réécrit toute la littérature. Les mots disparaissent. Un jour, on ne comprendra plus « Liberté est Servitude » puisque le mot « Liberté » aura disparu.

Ayant lu il y a quelques temps le livre d’Annie Le Brun, Ce qui n’a pas de prix, j’ajoute que le mot « Beauté » aura sans doute, lui aussi, disparu. 

Un autre livre, lu récemment, Le grand B.A.L., de Gilles Clément, nous alerte sur le fait que nous ne voyons que ce qu’on veut nous montrer : le « paysage du mensonge ».

Et quand nous comprenons comment on nous manipule, en cette époque où les écrans sont multipliés et nous accompagnent dans notre intimité, nous ne comprenons pas pourquoi. Le livre de George Orwell nous donne quelques pistes.

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07 août 2018

La Belle de Casa, de In Koli Jean Bofane

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J’ai découvert dans ce livre un auteur et une ville, si tant est qu’on peut découvrir une ville dans un livre. Et, bien qu’il y ait un meurtre dès le début, que ce meurtre est un grand malheur (« Wili ! »), l’auteur ne manque pas d’humour. Son personnage, Sese Seko, Congolais arrivé à Casablanca, pensait qu’il serait débarqué en Normandie, ainsi nommé, Sese Seko, à cause de l’admiration que son père vouait à Mobutu. Au lieu de Deauville, il vit donc à Casablanca, « c’est encore l’Afrique », et courtise des Européennes par internet pour gagner sa vie. Sa rencontre avec Ichrak va transformer son existence. Elle récite des pages entières d’un livre, À l’origine notre père obscur, de Kaouta Harchi, livre qui exprime sa quête d’un père, étant née d’une mère qu’on dit folle et dont elle s’occupe quotidiennement. On visite les quartiers de Casablanca où s’aiguisent les ambitions immobilières, où les migrants ne sont pas les bienvenus et où une femme peut mourir dans la rue. Sous l’apparence d’une enquête policière, In Koli Jean Bofane livre ici le portrait d’une ville du monde, entre l’Afrique subsaharienne et l’Europe, où souffle Chergui, le vent qui rend fou.

Ces lignes sont écrites avant mon voyage à Casablanca. 

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06 août 2018

Ce qui n'a pas de prix, d'Annie Le Brun

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Dès les premières pages, Annie Le Brun rappelle qu’elle a publié il y a dix-huit ans un livre où elle évoquait le « trop de réalité » et continue celui-ci en ces termes : « Le fait est qu’il n’aura pas fallu longtemps pour que ce "trop de réalité" se transforme en un trop de déchets. » Donc de laideur.

Mais elle échappe au procès qu’on pourrait lui intenter : elle dénonce une partie de l’art contemporain non pour une question de goût mais pour ses liens avec l’argent, pour sa complicité avec le pouvoir. Il y a, dans ce livre, plusieurs exemples où des artistes sont liés soit à quelques détenteurs de grosses fortunes soit même à des puissances militaires. J’y ai appris qu’Anish Kapoor a acheté les droits d’un noir absolu. Un artiste peut donc détenir l’usage exclusif d’une couleur, créée par l’armée de surcroît. J’y vois aussi les sacs Louis Vuitton « créés » par Jeff Koons, et les vitrines de Louis Vuitton présentées par ce dernier comme des lieux d’exposition… Elle n’hésite pas à dire que nous sommes réduits, via certaines expressions artistiques contemporaines, à cette servitude volontaire que dénonçait La Boétie. Notre servitude étant le résultat de cette manipulation du beau, consistant à nous imposer ce qu’il faut voir et ce que nous voyons tous, oeuvres nécessairement accompagnées du discours explicatif. Je pense parfois que les commentateurs sportifs ne font pas autre chose, et, le lendemain des diffusions de matchs ou d’épreuves, les mêmes commentaires surgissent partout : dans les transports, les bureaux, dans la rue. C’est souvent semblable pour les questions politiques. Alors, je ne m’étonne pas de lire dans le livre d’Annie Le Brun une référence à 1984, de George Orwell. Mais j’y découvre aussi William Morris mettant en garde ses contemporains du XIXe siècle finissant contre une guerre « incessante, perpétuelle » qui consiste à « détériorer la sensibilité » de l’homme, « au point qu’il ne ressent même pas sa dégradation ». Elle cite également Élisée Reclus, Victor Hugo : « Allez au-delà, extravaguez! »

Elle nous invite à prendre les chemins de traverse, comme ceux de Bruno Montpied, à refuser ceux qui voudraient nous priver de futur et à préférer « l’inachevé dont la plus belle qualité est d’engendrer l’inachevé ».

Le-gazouillis-des-elephants

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05 août 2018

Chalon dans la rue 2018 (12)

Deux images vues à Chalon

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Cirque Rouages

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Musée Niepce

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