main tenant

01 mars 2015

Dans la vitrine de La Terrasse, espace d'art de Nanterre (92)

A chaque nouvel accrochage dans la galerie de l’espace d’art, un artiste est invité à investir la vitrine qui donne sur la Place Nelson Mandela.  Cette fois, il s’agit d’Elsa Tomkowiak. Les couleurs, les reflets m’ont immédiatement fait penser au chantier de la Cité des Provinces françaises, à laquelle on accède, depuis plusieurs mois, par un escalier monumental. 

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28 février 2015

Le chagrin des oiseaux

 

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Souvenez-vous. Au début de cette année, je souhaitais qu'elle soit celle des 2Z0O1I5Seaux. Et j'argumentais avec quelques citations. Revenons-y.

Les Césars, la semaine dernière, ont consacré un grand film, Timbuktu, d'Aberrahmane Sissako. Le sous-titre de ce film est : Le chagrin des oiseaux. Ailleurs, à un autre moment, une chanteuse, la bien nommée Emily Loizeau, a créé cette chanson : Vole le chagrin des oiseaux. Vous pouvez en atteindre le clip en cliquant sur l'image ci-contre.

A plusieurs reprises dans ce blog, je vous ai signalé Le courage des oiseaux, titre d'un livre de Patrick Laupin, et d'une chanson de Dominique A.

Cette chanson parle du " courage des oiseaux / Qui chantent dans le vent glacé ! "

Celle d'Emily Loizeau dit : " Vole le chagrin des oiseaux / Quand l'hiver enneige nos plateaux. "

Le courage, le chagrin, deux mots qui commencent par la lettre C. Je vous propose de construire des groupes nominaux selon ce modèle (le C... des oiseaux), et de les compléter par une proposition subordonnée relative (introduite par qui ou que, comme dans le texte de Dominique A) ou circonstancielle (introduite par une conjonction de subordination indiquant des circonstances - cause, but, temps, lieu - comme dans la phrase d'Emily Loizeau).

Exemples :

Le Chant des oiseaux qui résonne dans les forêts.
Le Cimetière des oiseaux où la peur vient se réfugier.

C'est à vous main tenant. Postez vos textes dans les commentaires ci-dessous. Merci.

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27 février 2015

Si j'ai bonne mémoire, de Michèle Cirès-Brigand

Assis devant les planches photographiques de Michèle Cirès-Brigand, à La Terrasse de Nanterre (92), je me laisse prendre au jeu. Elle est intervenue à la Maison Nationale des Artistes (MNA, établissement hébergeant principalement des artistes âgés) pendant un an, d’octobre 2013 à octobre 2014. Un rituel : À la Recherche du Temps Perdu, lecture quotidienne de plusieurs pages des livres de Marcel Proust, y associer une photo qui sera affichée tous les quinze jours dans l’établissement, rencontres avec les résidents pour des échanges plus intimes, fabrication de vêtements (un vêtement d’enfance, un vêtement idéal), et, à chaque visite, acheter un livre dont une page sera arrachée pour y réaliser un dessin à l’encre de Chine.

Au coeur de ce travail, la mémoire.

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Trois livrets témoignent de cette résidence, chacun s’attachant à rendre compte d’un aspect particulier : Proust, vêtements et livres. C’est l’ensemble qui permet d’approcher la démarche de cette année à la MNA, l’attention portée aux personnes rencontrées, l’affection même, et ce lent travail de couture, de photographie et de dessin qu’on ne peut séparer que pour en approcher encore et encore le regard. Si je suis le travail photographique autour de Proust, je note qu’à l’incipit (« Longtemps, je me suis couché de bonne heure ») correspond une photo de petit déjeuner : la nuit est passée, c’est déjà le matin. Si je suis le travail des couturières et du couturier sollicités par la photographe, je mesure la patience qu’il faut pour assembler les pièces et le temps qui passe dans les fibres, du passé jusqu’au rêve. Si, enfin, je survole les titres des livres achetés tous les quinze jours de cette année, je ne manque pas de franchir La citadelle de la mémoire pour atteindre Un si bel avenir.

Et je remercie Michèle Cirès-Brigand pour avoir su faire surgir cet Imprévisible.

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26 février 2015

Aire de repos, exposition à La Terrasse, espace d'art de Nanterre (92)

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Une aire de repos, c’est peut-être d’abord un espace au bord d’une autoroute, extension de cette autoroute vers la nature environnante, et qui en prend parfois les noms évocateurs (je pense à l’autoroute de l’Arbre, qui va de la région parisienne vers Nevers). Dans les Papous dans la tête, une émission dominicale de France Culture, on a créé les Grands airs des aires de repos… Ce sont des lieux faits pour le repos, la halte, le ralentissement. Voilà ce qu’est l’Aire de repos de La Terrasse, espace d’art de Nanterre. L'autoroute est en-dessous.

Il faut s’y arrêter, il faudrait prendre le temps de s’asseoir, de regarder, d’écouter. Nous y sommes invités. Déjà, dans l’exposition précédente, tout nous incitait à rester quelques minutes devant les gestes répétés sur les murs, à suspendre notre course quotidienne. Cette fois, c’est presque une injonction. Chercher le temps. A travers l’oeuvre de Marcel Proust avec Michèle Cirès-Brigand (j’y reviendrai), à travers les photographies d’arbres et de nature dans le Lot prises par Jean-Luc Moulène, par les peintures de Christophe Robe saisissant dans les entrelacs de branches des lumières ou très proches ou lointaines, et sur les tapis de Lizan Freijsen.

Ces tapis sont réalisés selon les dessins que font les moisissures. La vie en ville nous habitue au propre, aux angles droits, à la verticalité des murs. La façon dont la moisissure se développe nous fait alors l’effet du désordre, nous dégoûte et nous nettoyons. Sans doute faisons-nous bien du point de vue de l’hygiène (encore que c’est dans la moisissure que fut découverte la pénicilline). Mais la moisissure nous offre des formes et des couleurs parfois exceptionnelles, et son développement a sans doute encore beaucoup à nous apprendre. Alors, qu’une artiste y consacre du temps et cherche à en témoigner mérite qu’on s’y arrête.

Et dans l’espace de l’exposition, j’ai l’impression que c’est cette moisissure qui dirige mon regard, qui lui donne une capacité inédite d’expansion, vers les photos de Jean-Luc Moulène, vers les tableaux de Christophe Robe. 

 

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Plus tard je retournerai m’asseoir devant les planches photographiques de Michèle Cirès-Brigand.

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25 février 2015

Commérages au Mac Val, à Vitry-sur-Seine (94)

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La salle, en accès gratuit, où sont exposées les oeuvres de Commérages m’a donné envie d’en savoir plus sur cette réalisation. Et j’avoue que, sans la lecture des deux petits livres publiés à cette occasion, je serais sans doute passé à côté de deux années de rencontres et de réflexion commune à quelques femmes, réunies dans une « pratique artistique collaborative ».

Qu’est-ce que le commérage ? Qu’est-ce qu’une commère : aux hommes la parole, et aux femmes le commérage ? Quel est donc le statut de la parole féminine dans nos sociétés ? Et, puisque les femmes réunies venaient de pays différents, de villages ou de villes, comment le commérage joue-t-il un rôle dans la socialisation urbaine ? Qu’est-ce que je fais quand je « commère » ? Est-ce que je m’approprie la vie de l’autre ? Est-ce une façon d’entrer en relation ?

Autour de toutes ces questions, les femmes ont construit peu à peu un projet incluant fabrication de chaperons (photo ci-dessus) masquant les visages, écriture de récits reconstitués faits d’histoires croisées, réalisation d’actions dans l’espace public et de films.

Dans la salle du Mac Val, on peut ajouter sa propre marque sur une feuille où est inscrite cette phrase : « La parole est un risque ». Plusieurs propositions affirment que le dessin aussi. Mais c’est après l’attaque contre Charlie que cette proposition arrive. Le risque évoqué par les femmes de Commérages n’est pas seulement un danger, c’est plutôt une prise de risque, une démarche volontaire, et ici artistique et partagée.

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24 février 2015

Haïti, deux siècles de créations artistiques, au Grand Palais, à Paris

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C’était le dernier jour de cette exposition au Grand Palais. Il me fallait absolument y aller.

Retrouver une peinture de Préfète Duffaut, voir une oeuvre de Télémaque, une de Basquiat, en fait revoir ce que je connaissais déjà, ce que j’avais vu dans l’exposition confiée à J-M-G. Le Clézio il y a quelque temps.

Et, bien sûr, me laisser surprendre par des artistes dont je n’avais pas encore entendu parler, par des Zwazos, des esprits, des ombres, des techniques. Par la vie et la mort, déambulant ensemble dans cette grande salle au plafond si haut. 

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Elodie Barthélémy

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Céleur Jean-Hérard - Lionel Saint-Eloi

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Pascale Monnin - Dubréus Lhérisson

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Préfète Duffaut - Ronald Mevs

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23 février 2015

Petit Eyolf, de Henrik Ibsen, mis en scène par Julie Berès

Petit-Eyolf-31-©-Tristan-Jeanne-Valès

C’est au sein même de la famille qu’Ibsen inscrit le drame, toujours. La société, autour, est un danger, peut-être, mais la vraie menace est à l’intérieur. Celle qui ronge. L’attirail des contes peut se mettre en branle et la machinerie se dérégler. On aura la sensation que la magie, irrationnelle, va subvertir le réel. Un requin qui flotte dans les airs, un enfant qui parle dans l’aquarium ou se suspend à un mur, près de la tête d’un cerf. On s’étonne que le chien près de la porte n’aboie jamais. Ce que Julie Berès donne à voir m’écarte parfois du texte d’Ibsen mais serais-je autrement inquiété par la fantomatique femme vêtue de blanc jouant avec des rats, instrument de la justice (divine ?), venue punir un couple dans le corps de son enfant ? Le punir d’une faute originelle, d’une faute liée à l’enfance, voire contractée dans le liquide amniotique. Il y a tant d’eau sur la scène du théâtre. L’eau qui nourrit, l’eau qui noie, l’eau qui nettoie.

Et même si le jeu des acteurs nous rappelle sans cesse que nous sommes au théâtre, nous en sortons troublés. Et je me souviens du titre d’une autre pièce mise en scène par Julie Berès, Notre besoin de consolation. Il y était (aussi) question du suicide d’un enfant…

J'ai vu ce spectacle au Théâtre des Abbesses, à Paris.

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22 février 2015

Promenade au Parc de Fourcherolles, à Palaiseau (91)

C'est encore l'hiver. Les couleurs sont toujours aussi belles au bord de l'Yvette, entre Palaiseau et Villebon, quelle que soit la saison.

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21 février 2015

Donne-moi une mission

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Monsieur Cloche est un petit prince déchu. Mais c'est un petit prince et, comme tous les petits princes, il demande qu'on lui dessine quelque chose, par exemple une maison. A partir de cette requête devenue célèbre, nous allons en composer d'autres. Bien sûr il y aura une règle : le verbe à l'impératif commencera par la lettre "d" et sera un verbe transitif du premier groupe (dont l'infinitif se termine par "-er") et le complément d'objet direct commencera par "m" et se terminera par "on".

La phrase du Petit Prince de Saint-Exupéry dit : "DessinE-moi un MoutON".

Les vôtres se présenteront de la manière suivante : "D..........E-moi un (ou une) M.......ON".

Exemples : Danse-moi un madison - Dénombre-moi un million.

C'est à vous main tenant. Merci de poster vos requêtes dans les commentaires ci-dessous.

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20 février 2015

Roxana Paez à la Rencontre Poétique chez Tiasci - Paalam, en février 2015

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Elle s’est un peu égarée dans le quartier avant d'arriver au rendez-vous, et pourtant, elle le connaît pour y avoir vécu, pour y vivre, un quartier dont elle parlera à la fin parce que son prochain recueil s’intitule « Impasse de la Baleine », c’est à deux pas. Et c’est ce quartier, autour de Belleville, entre la Gare du Nord et le Père Lachaise, qui l’a accueillie à Paris. Quand elle vivait à la Cité Universitaire, elle n’était pas tout-à-fait dans la ville, mais elle y a organisé les « Soirées des Ecrivains de la Sortie ». C’est dire comme il lui importe de rencontrer, de partager, d’être avec. C’est sans doute pour cela qu’elle a choisi de s’asseoir sur une chaise, pour être comme toutes les personnes venues à sa rencontre, venues découvrir les poèmes d’une femme qui est tout à la fois ici et là-bas. Là-bas, c’est l’Argentine où elle est née. Là-bas, « où le diable a perdu son poncho ». Une sorte de china. La china, c’est la femme du gaucho, et son journal, publié en édition bilingue, donne la parole à une qui ne l’a pas souvent, qui porte une cicatrice au doigt, qui est tout à la fois gaucho, china, gringo, Indienne. Nous étions tous un peu Indiens, ce soir-là. 

Aujourd'hui, vers 16 h, la 155000e visite à ce blog, venue de Nantes, est arrivée sur une page où nous avons joué avec le poème de Stéphane Mallarmé, Brise Marine. Merci.

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