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22 octobre 2018

Patricia Castex Menier, à la rencontre poétique chez Tiasci Paalam, en octobre 2018

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Patricia Castex Menier nous dit qu’elle commence par la fin, les épitaphes. Textes courts comme elle le fait souvent parmi lesquels j’entends qu’elle souhaite à la terre même de reposer en paix. De la terre, elle en vient au village, « il attend / un lieu reste immobile ». Un lieu avec ses morts qui « parlent trop bas », mais aussi une maison où venir « avec toi c’est mieux ». Et « si on doit toujours nommer la nuit / par le mot nuit », que dire de l’éternité, de l’infini ? « L’infini m’indiffère », affirme-t-elle, et c’est autour de ces mots-là que la discussion va s’engager. Pour Patricia, ce qui compte, c’est bien le présent, c’est l’homme qu’elle tutoie et sur l’épaule de qui elle pose la tête, ce sont ses enfants, celle pour qui elle écrit Un livre d’images et celui qui fait advenir un Rimbaud design. Ce quotidien, ce présent qu’il faut vivre, « nous aurons passé une partie de notre vie / à demander simplement au monde d’ici / de dire ce qu’il est // surtout de le faire sans nous ». 

Mais l’infini, bien qu’elle n’en cherche pas la porte d’entrée, cela tient peut-être simplement dans le chant d’un oiseau, dans un « poème venu à l’improviste », et « cela suffit pour continuer ».

(La plupart des citations ci-dessus viennent du recueil de Patricia Castex Menier, Suites et fugues, publié par les Éditions Henry)

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21 octobre 2018

Le mois kreyol 2018

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C'était le 20 octobre. Un programme pour l'après-midi et la soirée à l'espace Henry Miller de Clichy-la-Garenne (92).

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Raymonde Torin pour un atelier Maré tèt (attacher les cheveux avec un foulard), Jocelyn Régina pour une dikté kreyol et un spectacle Mikandaj pawol et Chantal Loïal pour son solo de danse, "On t'appelle Vénus".

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Quelques mots à propos de Jocelyn Régina. Il a d'abord proposé, pour la dictée créole, un texte relatant l'histoire de Sarah Baartman, à qui Chantal Loïal consacre son solo depuis 2011. Puis, dans la salle de spectacle, il a donné son spectacle de mots, enchaînant les rimes, invitant les rires, d'une élocution rapide au point qu'on peut se demander s'il respire quelquefois et ponctuant ses textes de Yé krik yé krak... C'est un spectacle où le public rit beaucoup mais qui ne dit pas que des mots d'humour. Et c'est avec un texte d'Aimé Césaire qu'il le termine, extrait du Cahier d'un retour au pays natal :

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ne faites point de moi cet homme de haine pour qui je n’ai que haine
(...)
vous savez que ce n’est point par haine des autres races
que je m’exige bêcheur de cette unique race

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20 octobre 2018

ART à la FIAC 2018

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Robert Indiana a réalisé cette oeuvre d'art, en rouge et bleu, qu'il a intitulée ART et faite des trois lettres qui suffisent à dire de quoi il s'agit. Les organisateurs de la FIAC ont installé cette oeuvre sur une pelouse où l'on peut voir l'Échiquier de Germaine Richier et non loin de l'Arbre des Voyelles de Giuseppe Penone.

Je vous invite à donner trois définitions de l'art en regardant les photos qui accompagnent ma publication de ce jour et en y trouvant un mot commençant par A que vous utiliserez dans la première phrase, un mot commençant par R que vous mettrez dans la deuxième phrase, et un mot commençant par T auquel vous trouverez une place dans la troisième phrase.

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Exemples :
L'art, c'est bien sûr l'Arbre des voyelles de Penone.
L'art, c'est l'échiquier de germaine Richier.
L'art, c'est l'herbe Tondue où est posée cette oeuvre.

C'est à vous main tenant. N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir. Postez vos définitions dans les commentaires ci-dessous. Merci.

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19 octobre 2018

FIAC 2018 aux Tuileries, à Paris

Le temps est revenu de la FIAC à Paris. C'est l'occasion de faire un tour aux Tuileries, le jardin où les corbeaux profitent aussi de l'art contemporain.

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Près de l'OEuvre boite de Gilles Barbier

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Sur l'Arbre aux voyelles de Giuseppe Penone

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Appelant à la Révolution d'Alicja Kwade

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18 octobre 2018

Ça raconte Sarah, de Pauline Delabroy-Allard

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La référence à India Song arrive très vite dans ce récit d’un amour dévorant. Voilà, toi qui me parles d’elle, « de ses nuits de nos nuits / de ce désir-là / de ce désir mort ». L’écriture de ce roman nous saisit et nous entraîne dans l’excès, la passion, qui donne tout et le reprend jusqu’à éteindre le corps qui n’en peut plus, l’esprit qui perd la mémoire tant cet amour-là a pris toute la place, ne laissant rien aux autres, à la vie même. Aimer c’est donc mourir, pas d’autre issue, pas d’exil possible hors de l’amour. La musique nous rattrape toujours : chanson « qui ne veut rien dire », Schubert, Beethoven… Elle s’insinue dans nos têtes. Et fuir ne sert à rien puisqu’elle est en nous. L’auteure ponctue certains passages, comme pour s’accroccher au réel, de définitions ou de descriptions d’une pièce de théâtre, d’une oeuvre musicale, du vent même qui souffle à la fin du livre. Qui souffle à rendre folle, qui souffle pour éteindre la flamme jaillie du soufre d’une allumette. Pauline Delabroy-Allard cite les noms de Marguerite Duras, d’Hervé Guibert et de Stendhal à la fin, « qui fut consul à Trieste ».

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17 octobre 2018

Pippo Delbono au Centre Pompidou

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Une grande rétrospective du théâtre et du cinéma de Pippo Delbono est proposée au Centre Pompidou. Et une installation en forme de labyrinthe où se perdre c'est se trouver.

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16 octobre 2018

Figuration critique 2018 (3)

Des animaux. En voici trois, dont un chien décolliérisé :

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Milo Dias

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Michaël Dullin

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Christophe Renault

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15 octobre 2018

Figuration critique 2018 (2)

Il y avait aussi beaucoup de corps.

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Evelyne Galinski

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Robert Keramsi

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Premier plan : R. Keramsi
Arrière-plan : C-A. Thibaud

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Pascal Golem

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14 octobre 2018

Figuration critique 2018 (1)

C'est au Bastille Design Center. PLus de soixante-dix artistes. Beaucoup de visages.

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Evelyne Galinski

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Jérôme Oudot "Trëz"

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Claude Lieber

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Charlotte Lelong

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Monch

L'exposition se termine ce 14 octobre 2018 à 17h.

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13 octobre 2018

Homophonies

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Un bon appartement chaud et un Bonaparte manchot sont deux énoncés homophoniques, c'est-à-dire qui ont une prononciation identique. 

La variation homophonique

À partir d’un énoncé donné (un nom propre, une phrase), trouver le plus grand nombre possible d’énoncés qui soient entièrement ou partiellement homophones. 

Les oulipiens (suivre le lien dans la colonne de droite) ont ainsi joué, en 1973, avec le nom de Montserrat Caballé, inventant plus de cent occurences dont la plus souvent citée est sans doute : Mon Chirac a bâillé. Cette proposition oulipienne sonne aujourd’hui comme un hommage. Hommage et homophonie ont, d’ailleurs, en commun leurs trois premières lettres.

Pour vos homophonies de ce jour, je vous suggère de prendre le titre d’un livre que vous lisez ou que vous avez lu, et d’en tirer deux ou trois variations homophoniques.

Exemples :
La métamorphose : Là mets ta mort Faust - L’âme est amorphe, ose - Lame, étame, hors fosse.

Les misérables : Lait, mise et râble - Les miss Érable - Les miss errent, ah ! bleues…

Comme vous pouvez le constater, l’homophonie a souvent besoin de l’à-peu-près.

C’est à vous main tenant. Postez vos titres homophoniques dans les commentaires ci-dessous. Merci.

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