main tenant

18 décembre 2014

Dans l'anthologie Vive la liberté, éditions Bruno Doucey

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En chaque oiseau est sauvegardé un morceau de ciel

A chaque instant de l'inlassable vol

 

Hadassa Tal - Dans un fracas de plumes

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17 décembre 2014

le langage des contes, d'Elzbieta

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Un rendez vous avec Elzbieta, c’est un voyage. C’est approcher l’enfance et le langage. Découvrir à quel point l’activité d’un enfant, dès sa naissance, et durant les premières années, est extraordinaire. Tout ce qu’il faut entendre, voir, sentir, toucher, goûter, apprendre même ! Comment peut-on vouloir le contraindre, l’enfant, à ne penser que d’une seule façon ? Il explore, il essaie, ses rêves ont autant de réalité que le réel. Et le langage des contes est fait pour lui : mille interprétations possibles, et variables, et où ça se termine bien. Dans les contes, l’enfant est confronté à des situations invraisemblables (pour les adultes), et il en sort en ayant vaincu les difficultés. Il peut donc, il est capable, il saura. Dans les contes, point besoin de tout dire, de tout expliquer. « Ce qui est pensable, ce qui est concevable mentalement n’est pas réductible uniquement à ce qui est explicite, aux mots pour le dire ». Ainsi Hassan Jouad, plusieurs fois cité par Elzbieta, présente-t-il le langage l-maana. C’est le langage des contes, celui que les films souvent ne respectent pas, films qui montrent trop, disent trop. La beauté d’une princesse, l’attente, le désir, tout ce qui fait l’impatience et les apprentissages de l’enfant, il faudrait laisser à l’enfant lui-même le soin de le vivre, il faudrait laisser obscur ce sur quoi « la pensée doit achopper ». Le livre d’Elzbieta se lit comme un conte, de chapitre en chapitre, invitant les Grimm souvent et d’autres, donnant la parole à tel ou tel de ses personnages, finissant par un dessin léger, léger. Le dessin d’Elzbieta qui est aussi langage.

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16 décembre 2014

Dans l'anthologie Vive la liberté, éditions Bruno Doucey

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Le 1er juin 1977, le tribunal de Fargo (Dakota du Nord) annonce sa double condamnation à perpétuité à Léonard Peltier. Depuis, le témoin est revenu sur sa fausse déclaration, les preuves fabriquées ont été reconnues comme non crédibles. Léonard Peltier, malgré les soutiens du monde entier et les preuves de sa condamnation abusive, est encore en prison. Aujourd'hui, 7 juillet 2011, Léonard Peltier est emprisonné dans les geôles américaines depuis plus de 35 ans... 12863 jours... 10 heures... 42 minutes... 27 secondes... 28... 29...

Elsa Solal - Léonard Peltier, non au massacre du peuple indien 

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15 décembre 2014

Passerelle, un projet de Victoria Zorraquin et Joana Zimmermann

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Il y a quelque temps, je vous ai présenté un livre relatant l'expulsion d'un bidonville de Ris-Orangis(91). Les actions engagées à cette époque par le PEROU, des voisins du bidonville et d'autres, ne se sont pas arrêtées. J'ai connaissance d'une association, A.D.E.L.A. (Autrement Dit Etre Libre Ailleurs) toujours active, et on m'a confié il y a un peu plus d'une semaine ce livre, qui "n'est pas une méthode linguistique mais plutôt une invitation à jouer avec les mots". Dessins et mots se mêlent, depuis la route qui passe près du bidonville jusqu'aux étoiles de l'univers. Presque le même chemin qu'emprunte Georges Perec dans son livre "Espèces d'Espaces".

Pour en savoir plus, cliquez sur la couverture, vous atteindrez le site du projet.

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14 décembre 2014

Dans l'anthologie Vive la liberté, éditions Bruno Doucey

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La partie du labyrinthe qu'habitait le Minotaure était différente du reste. Ici, pas de coins ni de recoins, juste une pièce ronde, comme un puits. Au centre de la pièce, en levant la tête, on pouvait apercenoir un tout petit bout de ciel. Voilà d'où venait la lueur qui avait conduit Thésée jusqu'à la tanière du Minotaure. Le monstre ne vivait pas dans le noir complet. On lui avait laissé une minuscule source de lumière. Juste assez pour regretter de ne jamais voir le soleil. Juste assez pour imaginer le vol des oiseaux...

Murielle Szac - Le feuilleton de Thésée

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13 décembre 2014

La langue de bois

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Franck Lepage, ministre de la culture d'un ALTER gouvernement, travaille à combattre la langue de bois. Pour ce faire, il utilise plusieurs procédés dont celui que vous pouvez observer en cliquant sur la couverture qui accompagne cet article.

Il y mélange seize mots qui sont servis et resservis dans les discours politiques et dans les entreprises, mots qui font ce qu'il nomme "des effets de sens".

Voici ces mots : Partenariat - Contrat - Mondialisation - Lien social - Développement - Acteurs - Local - Démocratie - Diagnostic partagé - Proximité - Interculturel - Citoyenneté - Participation - Projet.

Vous aussi, comme la vidéo le montre, vous pouvez faire des phrases avec effets de sens en utilisant ces mots. Prenez-en trois et bricolez une phrase les contenant, une question, une réponse, une affirmation (plutôt qu'une négation).

Par exemple :

Question : Comment un PARTENARIAT peut-il être affaire de PROXIMITE dans le cadre de la MONDIALISATION ?

Réponse : Si vous voulez que votre PROJET concerne vraiment les ACTEURS, il faut travailler sur la question du LOCAL.

C'est à vous main tenant. Mettez votre langue de bois dans les commentaires ci-dessous. Merci.

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12 décembre 2014

Des milliers d'arbres solitaires, d'Abbas Kiarostami

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Dans ce petit pavé édité par les éditions érès, il y a tous les poèmes d'Abbas Kiarostami (dont je n'ai pas vu les films). Des textes courts, un regard, un rêve, une fleur, un instant dans la journée. Edition bilingue dans laquelle se promener, à l'écoute, attentif au moindre geste, au mouvement des couleurs.

un poulain blanc
rouge jusqu'aux genoux
d'avoir gambadé
dans un champ de coquelicots

les aigrettes du pissenlit
ont apporté un message
aux cent vingt quatre mille prophètes :
"rien"

j'ai rêvé
qu'un mille-pattes
avait avalé
une de mes chaussures

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11 décembre 2014

Lu dans l'anthologie Voix vives de Méditerranée en Méditerranée

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Cela ne dépend de moi

Parfois, j'ai un sentiment dans ma poitrine
comme si quelqu'un avait pris mon coeur en le pressant
et le garde toujours ainsi. Je ne sais si jamais
il aura pitié de le lâcher. Cela ne dépend de moi.
Je gardais l'oiseau sur ma main et il semble pareil.

Texte de Tihomir Janchovski (Macédoine), traduit du macédonien par Kolja Mićević

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10 décembre 2014

La Imaginacion del futuro, mis en scène par Marco Layera

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Revisiter, critiquer le passé pour le comprendre, soit. C’est une sorte de « droit d’inventaire ». Mais qui sont-ils, ces acteurs chiliens pour s’en prendre allègrement, et grossièrement, à l’histoire ? Surtout, on ne dit rien d’eux, on tente de faire du verbiage autour d’un spectacle plein de facilités, de cris, mais comme ça ne suffit pas de crier, on ajoute des micros et de la vidéo (j’ai même espéré un temps - mais ça n’a pas duré - qu’il y aurait une réflexion sur ces outils, mais même ça ils ne l’ont pas réussi). Déconstruire la fin de Salvador Allende, la réécrire façon communicants d’aujourd’hui, réduire le Président à un personnage manipulé (qui résiste quand même… en s’endormant !) de toutes parts, et surtout par ses proches, ça pourrait produire quelque chose d’intéressant. Mais la manipulation du public est une honte pour qui dénonce la manipulation : les rires qu’on va y chercher quand une femme montre ses seins (et pas à la manière des Femen !), les mains qu’on fait lever pour un engagement que personne ne tiendra (puisque tout le monde croit que c’est un jeu), l’opposition abusive et prétentieuse entre social et artistique… Qu’ils retournent donc à leur bourgeoisie, eux qui prétendent la vilipender. Et que les spectateurs qui se lèvent à la fin pour applaudir se demandent donc ce qu’ils ont applaudi, une triste imagination qui ne fait que se vautrer dans un passé inventé, révisé, incapable qu’elle est de travailler, malgré son titre, à l’avenir.

J'ai vu ce spectacle aux Abbesses, à Paris.

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09 décembre 2014

Lu dans l'anthologie Voix vives de Méditerranée en Méditerranée

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Vers l'oiseau de mon enfance

Va vers tes rêves baissés. Pourquoi
Es-tu venue, poignardeuse, vers les oreilles ? Contrebandière
De râles tranchants sous les yeux d'un homme à la vue
Lourde comme moi, survenue de force, en tous lieux, la lumière
De la terreur de la poésie
Tout ce qu'il est à raconter et qui ne m'a jamais été raconté, je le 
Sais.
Je suis habitué depuis l'enfance
Aux devinettes.

Texte de Shimon Adaf (Israël), traduit de l'hébreu par Emmanuel Moses

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