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20 octobre 2019

Musée Zadkine, à Paris

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C'est à l'occasion d'une exposition temporaire que j'ai découvert le Musée Zadkine. Très belle exposition où l'on peut voir des oeuvres d'une quarantaine d'artistes dans un cadre assez intime puisqu'il s'agit de l'atelier du sculpteur et de son jardin. Avant de présenter la belle diversité de cette exposition, voici quelques oeuvres de Ossip Zadkine (1890-1967) dans cet espace.

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19 octobre 2019

Il faut mugir pour véler

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Dans l'exposition en cours jusqu'en février 2020 au Musée Zadkine, à Paris, il y a une oeuvre de A.R. Penck intitulée Offensive contre V : un tronc d'arbre en forme de V et attaqué de nombreux coups.

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Quittant l'exposition, je suis passé par le Jardin du Luxembourg. Je regardais les arbres, leurs couleurs d'automne, quand j'ai failli marcher sur une autre lettre au sol, un M.

Je ne sais pourquoi j'ai eu envie de crêpes à partir de ce moment jusqu'à mon arrivée dans le RER à la station Châtelet Les Halles. Et, avec cette envie de crêpes, m'est venu ce proverbe qui utilise pour les deux verbes à l'infinitif qu'il contient les initiales rencontrées un peu plus tôt : il faut Manger pour Vivre et non pas Vivre pour Manger.

Pour chasser cette envie gourmande, j'ai fabriqué sur ce modèle d'autres proverbes utilisant des verbes à l'infinitif commençant par les initiales M et V.

Exemples:
Il faut Marcher pour Vagabonder et non pas Vagabonder pour Marcher.
Il faut Mentir pour Vaticiner et non pas Vaticiner pour Mentir.
Il faut Mugir pour Véler et non pas Véler pour Mugir.

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C'est à vous main tenant. Postez trois proverbes (ou plus) construits de cette façon dans les commentaires ci-dessous. Merci.

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18 octobre 2019

Branches

Dans l'exposition Figuration critique

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Milo Dias

et au Musée Zadkine (nous y reviendrons)

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Laure Prouvost

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17 octobre 2019

L'humour de Michael Dullin

dans l'exposition Figuration critique 2019

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16 octobre 2019

Figuration critique 2019 au Bastille Design Center

L'humanité exposée. Peintures, dessins, visages.

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E-M. Marcos

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Alixire

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P. Golem

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R. Campeau

L'exposition s'est terminée le dimanche 13 octobre 2019.

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15 octobre 2019

Figuration critique 2019, au Bastille Design Center, à Paris

L'humanité exposée. Sculptures.

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P. Borghi

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P. Amourette

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Acuti - R. Kéramsi

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I. Ramnou

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S. Cliche

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M-H. Roger

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R. Kéramsi

 

L'exposition s'est terminée le dimanche 13 octobre 2019.

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14 octobre 2019

Danielle Burgart exposée dans Figuration critique, au Bastille Design Center

Figuration critique, en 2019, exposait des corps.

Et, parmi ceux-ci, les étranges personnages de Danielle Burgart. En quelle année avait-elle accroché ici un dyptique (2x150x150) représentant un morceau du radeau de la Méduse dont le naufragé aurait dû m'interpeler ?

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Cette fois, c'est sans doute la proximité de la toile (150x150) et d'une sculpture qui a attiré mon regard. À moins que ce soit l'oeil même de ses personnages décrivant une courbe faisant penser au mouvement des astres dans le ciel. Le regard des personnages de la toile semble observer le premier d'entre eux prenant cette forme humaine en volume, comme sortie de l'image, poursuivant hors d'elle, et le dos courbé sous la charge qui pèse sur ses épaules, un chemin vers ailleurs. Il parait que Horus signifie "le lointain", celui qui vient de loin. Comme Horus, les personnages de Danielle Burgart ont une tête de faucon, un corps dont on saisit la force, "une force qui va", ils pourraient dire, comme Hernani (Victor Hugo) : 

"Où vais-je ? Je ne sais. Mais je me sens poussé
D'un souffle impétueux, d'un destin insensé."

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Ils ne se retournent pas, c'est devant eux qu'ils regardent et non au fond de l'abîme. Ils pourraient tout aussi bien dire ces mots de Voltairine de Cleyre : "Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce".

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13 octobre 2019

Trois poètes présentés par Sabine Peglion

C'était à la Fondation de Monaco (Cité Universitaire, à Paris). Trois poètes, trois écritures différentes, trois voix différentes. Devant moi, une femme avait déplié un plan détaillé de Paris pour ses prochains déplacements pédestres dans la ville. Paris, région île de France. Les trois poètes, chacun à sa manière, ont déployé des itinéraires, certains passant par des îles. J'en ai retrouvé quelques traces dans leurs livres.

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Gérard Cartier :

Changement à vue       de grands effets de ciel
         toute l'île s'émeut         lacs luisants
frémissants de coton      parades nuptiales
perdrix guillemots        sur l'aigrette des herbes
nos semblables      essaims de mouches naines
qui rendent grâce par les mains et les ailes

(extrait de L'ultime Thulé)

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Florent Papin
(sur la photo avec Sabine Peglion):

C'était donc ça la plénitude des sols
Le motif incertain des saisons
Et la permanence des quartzs
Terres de haute force ignorant la reconduction des âges

(extrait de Pollens)

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Nassuf Djailani :

l’arbre étend ses bras
comme des poussées d’îles
avec une fraternité
chaînée en archipel
des ramifications souterraines
constellées de l’enfance

(extrait de Naître ici)

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12 octobre 2019

Il était une fois...

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Denis Donikian, dans son blog (suivre le lien dans la colonne de droite), revient sur le début de son livre « Vidures » : un homme pisse sur une fourmilière.

Ça commence comme ça, juste après une citation de Mao Tsé Toung, un beau jet de pipi sur une fourmilière. Celui de Rod Steiger dans « Il était une fois la révolution ».
Ceux qui ont lu « Vidures » doivent se souvenir qu’au tout début mon personnage pisse lui aussi sur une fourmilière, mais en dirigeant son jet sur Erevan, au loin, en contrebas.
Il se trouve que j’avais vu le film avant d’écrire mon livre.
Mais cette idée de pipi sur une fourmilière est née dans mon inconscient. Probablement, j’ai dû faire ça dans ma jeunesse, associant le bonheur à la source d’un soulagement à la cruauté finale d’un déluge d’urine.

CRISCO, dictionnaire de synonymes, propose seize synonymes au verbe "pisser".
Des expressions françaises utilisent ce verbe :

Pisser contre le vent
Mener les poules pisser.
Ça ne pisse pas loin.
Pisser de la copie
Pleuvoir comme vache qui pisse 
Laisser pisser (la bête, le mérinos).
Prendre comme une envie de pisser. 
Ne plus se sentir pisser
Pisser dans un violon, une clarinette

La citation de Mao Tsé Toung, dans le film de Sergio Leone, est la suivante : "La révolution n’est pas un dîner de gala ; elle ne se fait pas comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie. C’est un acte de violence."

Je vous invite à réécrire la citation en la modifiant de la manière suivante :  "La révolution n’est pas .......... ; elle ne se fait pas comme .............. C’est un acte de ........." Vous y intégrerez une des expressions ci-dessus.

Exemple :
La révolution n'est pas un effet du hasard ; elle ne se fait pas comme on est pris d'une envie de pisser. C'est un acte de volonté.

C'est à vous main tenant. Postez vos révolutions dans les commentaires ci-dessous. Merci.

 

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11 octobre 2019

Descendre du cheval pour cueillir des fleurs, mise en scène de Fanny Gayard - jeu : Rose Guégan, Jana Klein, Camille Plocki

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Descendre du cheval pour cueillir des fleurs, un slogan attribué au président Mao à la fin des années 1960 et qui a conduit des intellectuels et des étudiants à se faire embaucher dans des usines  pour être au plus proche des ouvriers, partager leurs conditions. C’étaient les établis. Le titre y fait clairement référence.

Que reste-t-il de la classe ouvrière ? Trois soeurs se retrouvent dans la maison des parents après leur décès. Il y a entre elles un grand écart d’âge. L’aînée et la petite n’ont pas partagé grand chose de leur enfance. 

L’aînée est la dernière au rendez-vous : elle s’est trompée de chemin, preuve qu’elle n’est pas revenue souvent voir ses parents. Elle est la journaliste qui parle à la télévision, elle est, pour reprendre un terme de Chantal Jaquet, une « transclasse ». C’est pourtant elle qui va, chaussée de bottes et armée d’une pelle, littéralement déterrer les souvenirs.

La cadette, elle, n’a pas bougé de cette maison. Elle a travaillé dur, de ses mains, en usine, comme son père et sa mère. Des gestes répétitifs qui lui font des « troubles musculo-squelettiques ». Elle incarne une forme de résistance, la reprise du travail chez les Wonder après les grèves de 1968 (image d’un film de Jacques Willemont), Rose l’ouvrière photographiée par Willy Ronis dans les usines Citroën en 1938, mais surtout elle porte la lassitude d’un corps « en laisse », comme le chantait Jacques Brel dans une chanson dont le refrain dit « pourquoi ont-ils tué Jaurès ? ». Elle trouve en elle quand même cette force qui la pousse à la révolte. « Sommes-nous déjà morts ? », demande-t-elle. Et j’entends Lola Lafon dire cette phrase de Raoul Vaneigem : « La plupart ne meurent pas car ils sont déjà morts ». Alors elle se lève et décide d’agir encore, de lutter encore.

La petite, c’est elle qui nous accueille au début, dans cette maison dont elle ne connaît pas les secrets, ni où sont les fusibles, ni ce qu’ont vécu ses parents, ni comment la table a été fabriquée. L’usine, elle n’y est jamais entrée : on n’y allait pas, c’était interdit aux enfants des ouvriers. La cave, elle n’ose pas y aller. Les maisons du quartier sont toutes pareilles. C’est la voisine qui le lui dit. Elle ne sait rien. Elle enquête. Ses parents, que lui ont-ils transmis ? Qu’est-ce que des ouvriers peuvent transmettre ? Eux qui souffrent dans leurs corps, qui sont méprisés par les contremaîtres, les patrons, qui sans doute traînent la honte d’être exploités et ne veulent surtout pas que leurs enfants subissent leur sort.

On creuse, et voici que l’histoire se révèle : un dossier, des vêtements, des photos même. Et l’odeur de la terre où plonger les mains, les mains, pour exhumer l’honneur des prolétaires de tous les pays.

J'ai vu ce spectacle de la Compagnie Sans la nommer au Théâtre-Studio d'Alfortville (94) - à qui j'emprunte la photo ci-dessus.

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