main tenant

22 octobre 2014

Une porte et des fenêtres

Hier, je vous présentais les vingt-cinq portes du bâtiment F de Nanterre. Aujourd'hui, voici une porte vue dans l'exposition des oeuvres de Niki de Saint-Phalle, et deux fenêtres donnant sur la végétation près du Grand Palais, à Paris.

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21 octobre 2014

Vingt-cinq portes du Bâtiment F, Florence Cosnefroy

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C’est un livre, c’est une suite de portes qu’on ouvre l’une après l’autre, rencontrant celles et ceux qui ont choisi la couleur, les souvenirs du bâtiment F, les souvenirs d’avant le bâtiment F. Une histoire à plusieurs voix de ce quartier de Nanterre, les Canibouts, depuis les bidonvilles jusqu’à ces jours de 2011-2012 où le bâtiment a été vidé de ses habitants, relogés dans le quartier. Chacun dit la naissance, le progrès qu’a représenté ce logement dans sa vie. Et la nécessité de détruire l’immeuble, construit en 1964. Florence Cosnefroy a demandé à 25 personnes de choisir une couleur pour sa porte, parce que les couleurs racontent quelque chose : le beige sable de Mustafa, le brun de Salem, le rouge de Soraya, le noir de Marie-Louise, le blanc brillant de Samira, le doré de Patricia… 25 couleurs, donc, et 25 récits à la première personne. Avant d’être ce livre que je tiens dans ma main et dont je tourne les pages, il y a eu l’exposition dans un écomusée temporaire du Petit Nanterre, et le collage d’un vinyle monumental sur la tour des ascenseurs du bâtiment, vinyle reprenant toutes les portes. Ces 25 couleurs ont créé une sorte d’arc-en-ciel.

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20 octobre 2014

Paul de Brancion et Phet Cheng Suor à la Rencontre poétique chez Tiasci - Paalam, en octobre 2014

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La rencontre de Paul de Brancion, poète, et de Phet Cheng Suor, plasticienne, était au coeur de notre soirée en ce premier jour d’octobre. L’un a publié un recueil intitulé Qui s’oppose à l’Angkar est un cadavre, poèmes et livret d’opéra explorant les années où le Cambodge était sous la domination des Khmers Rouges. La seconde, d’origine sino-cambodgienne, apportait témoignage, assonances et dissonances, exposant un de ses vêtements et un sac, contenant textes et images d’un retour au pays natal (si on me permet de reprendre ici les mots d’Aimé Césaire). Elle voyage avec Pierre Loti, lui écrit avant de voyager. Comment l’écriture, comment la création artistique, comment le cinéma (cité plusieurs fois au cours de cette soirée) peuvent-ils rendre compte des faits évoqués, tortures et meurtres ? La poésie est-elle un témoignage ? Ne peut-on écrire que de ce que l’on a vécu ? Et si oui, Paul de Brancion témoigne du corps souffrant, du corps empêchant l’esprit, du "sentiment de fermeture absolue" connu depuis l’enfance, des peurs envahissantes. Phet Cheng Suor nous dit le dialogue avec les siens, les vêtements qu’ils habitent, et la vie, la vie plus forte, malgré tout.

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Aujourd'hui, vers 16h, la 140000e visite à ce blog, venue de la région parisienne, est arrivée sur une page présentant le livre d'Antoine Volodine, Terminus Radieux. Merci.

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19 octobre 2014

Randonnée Intermjc en Essonne 2014 (3)

Randonnée qui, l'après-midi, est allée jusqu'à la limite de Villebon-sur-Yvette, faisant le tour du bassin de Saulx où les cours d'eau portent des noms évocateurs : la Boële, la Rivière Morte, le ruisseau de Chauffour et le ruisseau du Paradis. Des pêcheurs, des poissons donc, des oiseaux, canards colverts et hérons cendrés qui nous survoleront plus d'une fois, parfois même semblant concurrencer les avions partant d'Orly tout proche. Cette randonnée le long des cours d'eau s'est achevée sous la pluie lavant les couleurs de l'automne.

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18 octobre 2014

La vie quand on arrive en ville

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L'Yvette est la rivière que je longe à Longjumeau. Les chevaux font des sauts à Saulx-les-Chartreux. On débouche du champ' à Champlan. Et ce qu'on fait à Chilly, n'est-ce donc que chiller ?

Vous avez compris qu'au cours de la randonnée dont il est question sur ce blog ces jours-ci, j'ai joué avec les noms des villes traversées, cherchant à en utiliser la première syllabe pour en faire une action potentielle. Que ferez-vous à Lille, à Marseille, à Angers ? Demanderez vous du rab à Abbeville ? Et qui donc vous aborde à Bordeaux ? 

Je vous invite à visiter des villes, des régions, des pays de cette façon, en utilisant la première syllabe pour en faire une action. Merci de poster vos propositions dans les commentaires ci-dessous.

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17 octobre 2014

Randonnée Intermjc en Essonne 2014 (2)

Une randonnée matinale qui s'est aventurée le long du Rouillon, affluent de l'Yvette, dans le Bois des Templiers.

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16 octobre 2014

Randonnée Intermjc en Essonne 2014 (1)

Chaque année, en octobre, plusieurs MJC de l'Essonne se donnent rendez-vous pour une randonnée dominicale. Cette année, une cinquantaine de personnes étaient au rendez-vous pour deux boucles d'une dizaine de kilomètres chacune, à proximité ou le long de l'Yvette. Sur le parcours, des murs peints.

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15 octobre 2014

Projet secret, par la Compagnie Radar 360°

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Autant le dire tout de suite, ce qui est intéressant dans ce spectacle, c'est d'une part qu'il est présenté devant le théâtre (il aurait pu l'être dans le théâtre mais qui serait venu le voir ?), et d'autre part que la structure est assez intrigante pour qu'on s'arrête et qu'on regarde et qu'on essaie de suivre le récit des aventures d'Afonso et Victoria à travers les siècles. Un couple, venu du passé (au temps où la photographie s'invente), tente d'arriver en 2014. Pourquoi 2014 ? On ne sait pas, peut-être simplement parce que c'est aujourd'hui... Leur maison sans murs tourne sur elle-même, souffle, sonne, fait de la musique. Et s'arrête parfois, pour découvrir le paysage, un paysage de bruitages où l'on reconnaît divers épisodes de l'humanité, souvent des guerres, c'est toujours la même chose l'humanité. Jusqu'à arriver au but, et tous les enfants de crier "oui, c'est deux mille quatorze !", comme si 2014 était un havre de paix. A l'Agora d'Evry, ce jour-là, devant le théâtre, c'était le cas.

J'ai vu ce spectacle à l'Agora d'Evry (91)

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14 octobre 2014

Evrytube

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A Evry (91), l'architecture de la cathédrale ne passe pas inaperçue. C'est  une oeuvre de Mario Botta, qui a déjà réalisé ailleurs une maison ronde. La cathédrale est ronde. La Compagnie Le Phun a rapproché cette forme de celle de la boite de conserve et, petit à petit, a proposé de construire une maquette d'Evry autour de la cathédrale (avec son toit arboré) toute en boites de conserve. Ça intrigue, ça intéresse, ça fait qu'on se dit qu'il serait peut être temps d'arrondir les angles, comme le suggère Le Phun.

Cette exposition, visible depuis le couloir entre le cinéma et le théâtre de l'Agora d'Evry, était encore en place samedi dernier, je ne sais pour combien de temps.

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13 octobre 2014

Idiot ! parce que nous aurions dû nous aimer, d'après L'Idiot de Fiodor Dostoïevski, mise en scène de Vincent Macaigne

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La fête est dans la rue, d’abord. C’est là que la troupe vient chercher le public. Et on se dit que ça ne va pas être tranquille, l’anniversaire de Nastassia Philippovna. Spectateur, je ne peux rester sur mon siège à attendre que les évènements se déroulent devant moi. Je n’irai pas sur la scène comme d’autres le font, participer à la fête débridée, torse nu pour certains qui s’y croient invités. Je n’irai pas mais je suis dérangé par la musique trop forte (on m’a donné des bouchons d’oreille) et par l’agitation qui prend toute la salle. Et puis, la fête tourne mal. Ils ne savent parler qu’en criant, en s’invectivant, en essayant de se faire comprendre mais s’écoutent-ils les uns les autres ? Mychkine, l’idiot, depuis la salle, va l’affirmer haut et fort : « La beauté sauvera le monde ». Mais il n’y a pas de beauté. Il n’y a plus que l’argent, par liasses, par valises, ils se couvrent d’or les hommes. Ils prennent le train. Ils ne savent pas aimer. Le monde court à sa perte dans un débat assourdissant, une énergie extraordinaire, un fanatisme exacerbé. Il y a trop de vie mal employée et c’est pareil partout : ce n’est pas mieux, pas pire, ailleurs. La société russe de la fin du XIXe siècle, revisitée par Vincent Macaigne, ressemble à notre monde : dans ce fracas permanent, l’idiot, qu’il aurait fallu aimer, qu’il aurait fallu écouter, n’a plus qu’à se balancer dans le silence, avec un rire étrange.

J’avoue ma réticence au début du spectacle, mais je dois reconnaître que sa puissance m’a emporté, me rappelant certaines mises en scène du Théâtre Varia, compagnie belge, et des décors de Thomas Hirschhorn, artiste suisse. Peut-être la beauté doit-elle être convulsive, peut-être n’est-elle que précaire. Peut-être est-elle contagieuse.

J'ai vu ce spectacle au Théâtre de la Ville, à Paris.

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