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20 juin 2018

Nanterre (92) Les Terrasses

Quelques pas depuis la station Nanterre Université jusqu'à la station Nanterre Préfecture.

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19 juin 2018

Face(s) - Volte-Face(s), exposition au 59 Rivoli, à Paris

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Trois artistes exposaient ensemble au 59 Rivoli, à Paris. Deux d’entre eux travaillent les affiches, le troisième présente une oeuvre qui, si elle est présentée sur des toiles, évoque ici et là les peintures murales.

C’est par les regards que je suis entré dans l’exposition, les photos de Louimari Maudet. Des affiches qu’il a photographiées dans le monde (et particulièrement en Inde et en Afrique du Sud) ne restent souvent que les yeux. Étranges regards qui semblent sortir du mur, qui ne sont plus support d’un message publicitaire ou politique, mais qui semblent exprimer leur propre intention. Quand tout, autour est déchiré, effacé, brûlé, ne reste plus que l’essentiel. Il ne s’agit pas de reconstituer des affiches lacérées, comme le firent Raymond Hains et Jacques Villeglé, mais bien de saisir ces yeux dans la rue qui ne nous laissent plus tranquilles une fois qu’on les a vus. Et de chercher à renouer le dialogue avec ces figures qui m’ont fait penser aux regards des portraits du Fayoum.

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Isabelle Marty rassemble ce qui reste d’affiches de cinéma et donne à voir des souvenirs, donc des morceaux. C’est une oeuvre de mémoire, vraiment. L’affiche est suffisamment explicite pour qu’on reconnaisse le film dont il s’agit mais il ne nous en revient que des moments, une ambiance, des lambeaux.

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Ameen Khaleel a trouvé sa place dans les deux niveaux de cet espace, d’abord sans doute par l’amitié qui le lie à Louimari Maudet, mais aussi parce que ses toiles font une sorte de transition entre les deux collectionneurs d’affiches : ce sont des murs, des parois évoquant également des traces du temps.

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18 juin 2018

Retour à Bollène, de Saïd Hamich

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Dans Juste la fin du monde, Jean-Luc Lagarce (et Xavier Dolan) racontent le retour dans sa famille d’un homme qui n’a pas donné de nouvelles depuis plusieurs années et revient pour tenter d’annoncer sa maladie, ce qu’il ne fera finalement pas, mais ce retour réveillera des souvenirs et révèlera l’écart qui s’est creusé entre lui et les autres.

Retour à Bollène m’a fait penser à ce texte, à ce film. Parce qu’il s’agit d’un retour, parce qu’il y a une discussion entre les deux frères dans une voiture, parce que le réalisateur sait montrer les relations difficiles entre ce fils qui revient et sa mère, comme il sait montrer à quel point le grand frère n’a plus grand chose en commun avec la plus jeune soeur. 

Son éloignement géographique (il vit à Abu Dhabi parce qu’il n’a jamais trouvé le moindre stage à Bollène quelques années auparavant) et le fait qu’il ait intégré un autre milieu (celui de la finance internationale tandis que son frère continue des petits trafics dans la cité) font de lui un étranger.

Pourtant, un de ses professeurs dit qu’il est (était) l’exemple de l’idéal républicain. 

Qu’est-ce qui s’est cassé ? À Bollène, les milieux sociaux ne se rencontrent pas. La Ligue du Sud qui dirige la Mairie a mis fin aux cours de français et n’envisage aucune activité qui favorise la rencontre. Et Nassim ne comprend pas que les membres de sa famille ne se révoltent pas, qu’ils acceptent des arrangements avec ce système. La fiancée américaine avec laquelle il vient ne supportera pas qu’il soit à ce point rempli de rancoeur et le laissera face à lui-même. 

Il faudra bien qu’il revoie son père, quoiqu’il affirme tout au long du film qu’il ne le veut pas. La scène, qu’on attend, dit que la dignité n’a rien à voir avec la fierté, que ce qui nous fait égaux, c’est le travail, et que, peut-être, il est encore important de savoir reconnaître une salade.

Mais il reste à Nassim du chemin à parcourir. Sa mère prétend qu’elle retournera au Maroc dès que sa fille sera mariée. Son père reste attaché à la terre. Et lui va repartir à Abu Dhabi où il espère que sa fiancée l’attend mais la chanson du générique (qu’on a entendue dans le film) parle de la mort. Sommes-nous déjà morts ?

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17 juin 2018

Mort d'un cheval dans les bras de sa mère, de Jane Sautière

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« Dinde ! Oie ! Guenon !
Chien ! Truie ! Bourrin !
Bécasse ! Vautour ! Poule !
Linotte ! Grue ! Maquereau ! »
etc. La liste est longue des noms d’animaux utilisés comme insultes, insultes dont un des synonymes est "noms d’oiseaux".
« On pourrait presque tous vous nommer dans l’étrange arche de Noé de l’insulte. Tous, par le nom de votre espèce, celui que nous vous avons donné. Bête. »

C’est vers la fin du livre de Jane Sautière qu’on lit ces lignes. Un livre fait de textes relativement courts qui nous font prendre conscience peu à peu de l’importance des animaux dans notre vie. Bien sûr, ces animaux domestiques qui sont trop souvent considérés comme des jouets, des objets. Mais aussi les autres, nos proches voisins, qui nous rappellent notre propre animalité, notre préhistoire. On pourrait faire la liste des animaux qu’on a connus, côtoyés, peut-être même tués, mangés. Qu’on a vus naître, qu’on a perdus, qui restent dans nos mémoires. Ils racontent quelque chose de nous, de notre société, comme l’auteure, par exemple, cherchant son chat dans le Parc de La Villette. 

« Qui peut regarder sans révolte le monde industriel de l’élevage et de la mort (…) Ce monde industriel nous aura donc privés de tout horizon, écrit Jane Sautière, et de tout espace du désir, nous-mêmes gavés comme les oies dont nous consommons le foie cirrhosé, nous-mêmes aliénés à nos établis, nous-mêmes chevillards et bétail ensemble, dans le même espace triste de l'avancée vers la bouchée superflue, la domination des autres, bêtes et hommes, dont nous sommes autant les victimes que les bourreaux. Un désespoir politique, finalement. »

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16 juin 2018

Les titres des portraits

Près de 80 photos ont été affichées sur les murs de la ville, je vous l'écrivais hier ici. Chaque photo montrait une personne avec un (ou plusieurs) livre(s). En voici la liste des titres :

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Aujourd'hui, je vous suggère d'écrire un texte qui raconte une histoire courte intégrant au moins cinq titres de la liste. Il ne s'agit pas de raconter les livres eux-mêmes mais bien d'en utiliser les mots des titres.

Exemple :
Pour avoir un corps, le kangourou roux qui mange des petits choux a voulu se confronter au clan du requin. Féroce, le requin qui chasse la nuit l'a surpris dans son sommeil et lui a proposé de venir avec lui en lui promettant qu'à la fin on mangera des réglisses.

C'est à vous maintenant. Composez votre histoire courte et postez-la dans les commentaires ci-dessous. Merci.

 

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15 juin 2018

Inside/Out Projet JR des librairies

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C'était à la fin du mois de mai, dans les rues d'Alfortville (94). Il y en eut dans d'autres villes à peu près en même temps. Des photos d'anonymes, habitants de la ville, sont apparues sur les murs du Sud au Nord. Qu'avaient-elles de particulier, ces photos ? Elles étaient en noir et blanc, d'un grand format. Chaque personne, enfant, adulte plus ou moins jeune, plus ou moins vieux, chacun portait un livre. "Pour qui faites-vous ça ?" demande un passant à ceux qui collent ces affiches signées JR. "Pour vous", lui répond un des colleurs. "Qui sont ces gens ?" - "Des habitants de la ville, peut-être vos voisins" - "Ça fait 42 ans que j'habite cette ville et je n'ai jamais vu ça !" - "Et ça vous plaît ?" - "Oh oui !" - "C'est pour ça qu'on le fait."

Et aussi pour dire qu'un livre peut être lu partout, qu'on peut tout lire, que ça nous lie.

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cliquer sur les photos pour les agrandir

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14 juin 2018

Le Bleu du temps, de Hubert Haddad

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Un quartier en démolition en bordure de Londres. Au dernier étage d’un immeuble squatté par des gens qui ne semblent y habiter que pour faire le décor, vit un peintre, installé là sous un pseudonyme, comme si sa véritable identité était restée à Paris. Paris où vient de mourir son meilleur ami. Un suicide. La mort hante ce livre. Il faudrait s’en méfier dès qu’on ouvre la première page : le tunnel qu’il faut franchir pour atteindre l’immeuble, le policier qui interrogera bientôt les habitants à propos d’un meurtre qui y a été commis. Une jeune femme assassinée. Dans cette ambiance glauque, le peintre revient des funérailles de son ami quand deux évènements vont se produire : une jeune femme qu’il trouve un soir couchée presque sans vie devant sa porte et une exposition de ses oeuvres à New-York. 

En lisant ce livre, plusieurs autres oeuvres me sont revenues à l’esprit sans que l’on puisse en attribuer l’intention à l’auteur : le livre de Christopher Moore, Sacré Bleu, parce qu’il est construit sur une intrigue policière et se déroule dans un milieu de peintres mais rien de plus ; l’autre oeuvre est un film (Une pure formalité) dont le scénario a été écrit par Pascal Quignard, où le personnage principal (interprété par Gérard Depardieu) doit répondre de ses actes devant un inspecteur (interprété par Roman Polanski).

Le policier enquêteur, ici, a un comportement assez proche de cet inspecteur. Il ne semble pas chercher un coupable puisque tous le sont, y compris lui-même. Il semble seulement vouloir protéger la réalité, dont la mort fait partie. Tandis que l’artiste, qui a fui la scène parisienne en même temps qu’il a abandonné la peinture figurative, est obsédé par sa quête de la couleur pure, presque translucide. La jeune femme qui vient troubler cette quête en lui demandant de réaliser son portrait occupera désormais tout son être, sa pensée, son désir. 

Le livre même mène un combat contre et avec la mort, lutte puissante, érotique, désespérée, dont la folie est annoncée par l’exergue, que Hubert Haddad emprunte à René Daumal : « Le Mystère est réversible : crains la folie. »

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13 juin 2018

Visible Invisible, aux Écuries du Domaine départemental de Sceaux (92)

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C'est du dessin au crayon sur feuille blanche. Et nous y trouvons cependant une grande diversité. Les photos ci-dessous n'en donnent qu'un aperçu. L'exposition est organisée par un collectif scéen nommé Bloc-House et leurs invités chinois : Mitou Alalinarde, Christophe Bogdan, Jérôme Bouchez, Françoise Delecroix, François Gibault, Tao Hai, Arnaud Laval, Lin Lei, Eliza Magri, Altone Mishino, Claudine Sabatier et Dashan Yang.

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12 juin 2018

Espace naturel sensible

Autour du bois de Fourcherolles, le long de l'Yvette, sur la rive palaisienne, s'étend un espace ainsi labellisé. Pour partir des Guinguettes 2018, en voici quelques images.

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11 juin 2018

La décoration des Guinguettes de l'Yvette 2018

Des dames Yvette réalisées par les centres de loisirs, les maisons de quartier, le centre social, la MJC, le collège et les services techniques de la Ville de Palaiseau, des panneaux tricotés par une trentaine de tricoteuses, des boules accrochées dans les arbres, le tout impulsé et coordonné par Valérie et Danièle : une décoration originale et unique.

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