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31 août 2016

Musée Picasso, à Paris

Dans l'exposition au Musée de l'Orangerie présentant Apollinaire, il y avait une salle Picasso.
Dans l'exposition du Centre Pompidou présentant Paul Klee, il y avait une salle Picasso.
Pour présenter les oeuvres de Miquel Barcelo, une salle à la BNF ne suffisant pas, c'est le Musée Picasso qui présente la plus grande partie de cette exposition dans son sous-sol.
L'occasion d'y aller, et de montrer ici quelques aspects de ce bâtiment. Les oeuvres de Miquel Barcelo et de Pablo Picasso suivront dans les prochains jours.

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Et, depuis une fenêtre sous les combles, ces vues sur Paris.

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30 août 2016

Sacré Bleu, de Christopher Moore

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Le bleu est la couleur préférée des régions qu’il est convenu de désigner comme l’occident. Mais pas depuis toujours. La triade blanc-rouge-noir l’a précédé. Et c’est au XIIIe siècle qu'il fut décidé que le manteau de la Vierge Marie serait bleu. C’est peut-être ce qui fait dire à Christopher Moore, dans son « Prélude en bleu », que le bleu est une femme.

L’auteur situe son histoire à la fin du XIXe siècle. Il précise que, dans son récit, rien n’est authentique mais il l’inscrit cependant à une époque où la peinture change, où les peintres se mettent à peindre la réalité : des meules de foin, des trains à la gare Saint-Lazare, des prostituées ou des danseuses au Moulin Rouge, ces « putains de déesses ». On évacue le sacré, mais la couleur prend sa place. Et c’est dans la vie parisienne de cette période, qui commence à peu près avec la guerre de 1870 et le siège de Paris, que se déroule l’aventure de ce bleu. La misère qui fait qu’on y mange du rat, la révolte de la Commune et sa répression, et la construction du Sacré-Coeur… Tout ou presque se passe dans le quartier de Montmartre, ses ruelles, ses cafés, et une boulangerie, après que Haussmann a transformé Paris. On y croise des chevaux et des piétons. On découvre le demi-monde. On mène l’enquête sur la mort de Vincent Van Gogh, puis de son frère Théo, ici présentés comme des assassinats perpétrés par un personnage dénommé « L’Homme-aux-Couleurs », aidé dans ses basses oeuvres par une mystérieuse femme. 

Et c’est au milieu des impressionnistes, et plus souvent avec « le comte Henri-Marie-Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa », et de leurs audaces artistiques et autres que nous allons évoluer tout au long de ce livre qui va également nous entraîner bien loin dans le passé, chez les Pictes qui combattaient César, et même au-delà, à la source du bleu, dans les grottes de la préhistoire. Car le bleu a ce pouvoir… Mais il ne faut pas en dire trop : ce livre, qui, une fois ou deux, m’a donné l’impression d’un roman d’aventure pour grands adolescents, pose cependant, sans en avoir l’air, des questions relatives à la création artistique, à l’inspiration, à la place des femmes dans l’art. Et sa construction habile nous tient en haleine jusqu’au bout de ses 500 pages (accompagnées de reproductions des tableaux que le texte évoque, non sans humour).

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29 août 2016

Le grand orchestre des animaux, à la Fondation Cartier pour l'art contemporain, à Paris

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Il y a les murets et les sièges en briques rouges disposés en arrondi comme dans une salle de concert. Tout est disposé de la sorte : la fresque représentant des animaux autour d’une mare et dont une vidéo présente la manière dont elle a été ici et là brûlée avec de la poudre à canon (plus tard, nous irons rue Campagne Première où a vécu Yves Klein dont je garde le souvenir de toiles brûlées), les écrans montrant les parades nuptiales des oiseaux, les portraits d’animaux peints ou photographiés, autant de lignes courbes captant la lumière, invitant à la pause.

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Et il y a le sous-sol et la grande salle obscure où, sur trois murs, défilent des paysages sonores (à chaque paysage sa couleur). De la vie des animaux, on ne connaît pas grand chose, des relations qu’ils entretiennent, de leur présence dans la nature. Certains films animaliers nous en montrent des scènes de vie et de mort, en y ajoutant artificiellement des musiques. On trouve aussi des enregistrements de cris et de chants, séparés les uns des autres pour que nous puissions les identifier (comme dans le ciel de Saoû, par exemple - photo ci-dessous -). Mais rarement les interactions sonores nous sont ainsi présentées, leur organisation en strates (de l’aigu au grave), les dialogues qui s’instaurent : ici entre deux meutes de loups, là un oiseau se mettant à crier de plus en plus fort à l’approche d’éléphants, etc. Fermons les yeux : nous imaginons la plaine, l’océan, la forêt. Et tout chante. L’homme qui enregistre se tait : son silence est la condition pour que nous soyons attentifs au grand orchestre des animaux (en cliquant sur la photo de la grande fresque de Cai Guo-Qiang, vous pourrez écouter quelques-uns de ces paysages sonores).

L'exposition est à voir et à écouter jusqu'au 8 janvier 2017.

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28 août 2016

Rue des cinq diamants, à Paris

Miss.Tic, entre autres, y semble chez elle.

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27 août 2016

Sept lettres avec do

Dans le livre, La carte postale, de Jacques Derrida, je lis ceci : « Tu te documentes, tu fais un dossier des mots en do, ils sont tous à l'appel, pas un ne manque. » Derrida glisse dans cette phrase trois mots en do : « documentes », « dossier » et « do ».

Dans ce même livre, l'auteur insiste sur le chiffre 7, comme les sept jours de la semaine, mais aussi comme le nombre de lettres (différentes) qui composent son prénom, et comme le nombre de lettres (consonnes doublées) composant son nom.

Je vous propose d'utiliser ces deux données : des mots contenant do et composés de sept lettres ; vous écrirez une phrase contenant trois de ces mots, phrase que vous posterez dans les commentaires ci-dessous. Merci.

Exemple :
Endormi, il entendit cette guitare dite cordoba que vous adoriez.

Pour vous faciliter la tâche, je me suis documenté, j'ai fait un dossier dont je joins ci-après les données :

ABDOMEN ACIDOSE ADONIDE ADONIEN ADONIES ADONNAI 

ADONNAS ADONNAT ADONNEE ADONNER ADONNES ADONNEZ 

ADOPTAI ADOPTAS ADOPTAT ADOPTEE ADOPTER ADOPTES 

ADOPTEZ ADOPTIF ADORAIS ADORAIT ADORANT ADOREES 

ADORENT ADORERA ADORIEZ ADORNAI ADORNAS ADORNAT 

ADORNEE ADORNER ADORNES ADORNEZ ADORONS ADOSSAI 

ADOSSAS ADOSSAT ADOSSEE ADOSSER ADOSSES ADOSSEZ 

ALBEDOS ALDOSES ANDOSOL APODOSE BANDOLS BARDOTS 

BEDONNA BEDONNE BIDOCHE BIDONNA BIDONNE CALENDO 

CONDOMS CONDORS CORDOBA CRADOTS CRUZADO DEDORAI 

DEDORAS DEDORAT DEDOREE DEDORER DEDORES DEDOREZ 

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DOCILES DOCKERS DOCTEUR DODINAI DODINAS DODINAT 

DODINEE DODINER DODINES DODINEZ DOGUINE DOGUINS 

DOLAGES DOLAMES DOLASSE DOLATES DOLEAUX DOLENTE 

DOLENTS DOLERAI DOLERAS DOLEREZ DOLINES DOLIONS 

DOLIQUE DOLLARS DOLMANS DOLMENS DOLOIRE DOLOISE 

DOLOMIE DOLOSIF DOMAINE DOMIENS DOMINAI DOMINAS 

DOMINAT DOMINEE DOMINER DOMINES DOMINEZ DOMINOS 

DOMISME DOMMAGE DONNAIS DONNAIT DONNANT DONNEES 

DONNENT DONNERA DONNEUR DONNIEZ DONNONS DOPAGES 

DOPAMES DOPANTE DOPANTS DOPASSE DOPATES DOPERAI 

DOPERAS DOPEREZ DOPEURS DOPEUSE DOPIONS DOPPLER 

DORADES DORAGES DORAMES DORASSE DORATES DORERAI 

DORERAS DOREREZ DOREURS DOREUSE DORIENS DORIONS 

DORIQUE DORLOTA DORLOTE DORMAIS DORMAIT DORMANT 

DORMENT DORMEUR DORMIES DORMIEZ DORMIRA DORMONS 

DORONIC DORSALE DORSAUX DORTOIR DORURES DOSABLE 

DOSAGES DOSAMES DOSASSE DOSATES DOSERAI DOSERAS 

DOSEREZ DOSETTE DOSEURS DOSEUSE DOSIONS DOSSARD 

DOSSIER DOTALES DOTAMES DOTASSE DOTATES DOTERAI 

DOTERAS DOTEREZ DOTIONS ENDOGEE ENDOGES ENDORME 

ENDORMI ENDOSSA ENDOSSE EPIDOTE ESCUDOS FIADONE 

GONDOLA GONDOLE HADDOCK HEREDOS HOTDOGS INDOLES 

ISODOME LIBIDOS LINDORS LIVEDOS LORDOSE MADONES 

MANDOLE MANDORE MATADOR MENDOLE MIKADOS MIRADOR 

MORDORA MORDORE NEGONDO NEGUNDO ODONATE ODORANT 

ODORATS ODORISA ODORISE ORDONNA ORDONNE PADDOCK 

PANDORE PARADOS PERIDOT PICADOR PREADOS PSEUDOS 

RADOMES RADOTAI RADOTAS RADOTAT RADOTEE RADOTER 

RADOTES RADOTEZ RAGDOLL RAPIDOS REDONNA REDONNE 

REDORAI REDORAS REDORAT REDOREE REDORER REDORES 

REDOREZ REDORME REDORMI RENDORS RENDORT SECUNDO 

SKYDOME SODOMIE SUDOKUS SUDORAL SURDORA SURDORE 

SURDOSA SURDOSE TADORNE TCHADOR TORPEDO UNIDOSE

 

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26 août 2016

La carte postale, de Jacques Derrida - à propos du sept

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Quelques mots encore à propos de La carte postale. Derrida y joue, non seulement aux cartes, non seulement avec les mots, mais aussi avec les chiffres, et en particulier le chiffre sept. 

Il arrive en douce (dans le livre imprimé en 2014) avec le numéro de la page du premier titre « ENVOIS » : il faut se rendre à la « Table » pour prendre connaissance de ce chiffre que l’usage efface sous le titre : 7. 

Puis, l’auteur nous indique qu’il a supprimé 52 passages en les brûlant et que ces passages sont marqués par « un blanc de 52 signes » ; même s’il prétend avoir oublié la signification de ce 52, on constate aisément qu’en additionnant les deux chiffres du nombre, on obtient 7. 

Plus loin, page 32, on peut lire : « J’accepte, ce sera désormais ma signature (…) entends bien ce mot en toutes lettres, c’est mon nom, que j’accepte, et tu pourras compter, y compter comme sur les clartés capitales (…) » Comptons : Jacques, ça fait sept lettres (Derrida aussi même si les consonnes y sont doublées). J’accepte, ça peut aussi s’écrire Jacques, sept…    

Retour du chiffre sept avec le décès de Sophie, la fille de Freud, « l’enfant du dimanche », qui meurt après sept ans de mariage : « cette monstruosité : que des enfants puissent mourir avant les parents » (page 337).

Il y a encore le septième chapitre du livre de Freud Au-delà du principe de plaisir : « Que reste-t-il encore à ajouter ? Rien peut-être, sinon un septième chapitre, au terme d’une semaine épuisante, notre chapitre « du dimanche » - ou, si vous préférez, du samedi. Qu’à certains égards ce septième chapitre n’ajoute rien, voilà qui pourrait sceller la spéculation sur le chiffre. » (page 396)

Et ça continue avec une quatrième partie intitulée « SEPT : POST-SCRIPTUM ».

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25 août 2016

Anthologie de poésie haïtienne contemporaine - août 2016

James Noël propose une anthologie de poésie haïtienne contemporaine, « un brassage de tempéraments passionnants qui rassemble quatre générations ouvertes et poreuses aux grands flux de l’histoire, de l’amour, du pays, du jeu, de la colère, du monde, du sexe, de l’exil, de la mer, de la joie »… C'est notre rendez-vous mensuel, accompagné de documents extraits du n°3 de la revue Intranqu'illités (Maître d'oeuvre : James Noël - Direction artistique : Pascale Monnin, Barbara Cardone)

trousdememoire

Poème de ma mère (extrait)

la vie avait jeté des paillettes
dans ses yeux
elle confondait dès lors le oui-manga et l’aigle
l’accolade distraite du pèlerin
aux fruits doux
qui auraient pu mûrir
lentement
longuement
dans les jardins
abrités par ses jupons d’antan

(…)

Marie-Célie Agnant (in Terre de femmes 150 ans de poésie féminine en Haïti - éd. Bruno Doucey)

Bruce Clarke - Trous de mémoire - Le Collectif des Hommes debout

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24 août 2016

La carte postale, de Jacques Derrida

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Quand j’ai commandé ce livre à la librairie dans la ville où j'habite, je projetais de ne lire que les « Envois », première partie du volume faite d’une correspondance, incomplète parce que partiellement brûlée, de l’auteur avec « (s)on amour »… Mais, malgré (ou à cause de) la complexité de cette première moitié, j’ai continué, prenant plaisir à la lecture, dans la seconde partie, des conférences annoncées dans la première. Il s’agit ici de plus qu’une correspondance amoureuse ; c’est à la fois un dialogue entre philosophie et psychanalyse, si toutefois le dialogue est possible, une réflexion sur les rapports (est-ce que ce mot convient ? ne vaudrait-il pas mieux écrire relation ?) entre vérité, réalité et fiction, un essai sur la naissance et la diffusion de l’écriture, une série de jeux de cartes où la divination rencontre la quête, l’enquête même, l’auteur avouant à plusieurs reprises avoir dissimulé le vécu sous l’évidence de sorte que le lecteur perde tout repère.

Tout ce livre semble tourner autour de La lettre volée d’Edgar Poe, et de ses interprétations. Lacan conclut à ce propos, pour sa part, qu’« une lettre arrive toujours à destination », ce que conteste Derrida, démontrant dans cette « dernière correspondance » qui ouvre le livre qu’une lettre peut ne pas arriver à destination. C’est l’occasion pour lui d’examiner le rôle de la poste dans nos échanges : il écrit avant qu’Internet envahisse nos vies, mais il pressent que tout ce que l’écriture a mis en oeuvre dans les relations humaines, et dans la littérature, va changer, voire disparaître. Ce n’est pourtant pas la fin de l’histoire : le livre lui-même semble ne pas s’achever, cette réédition inscrit, après la « Table », ce qui fut la quatrième de couverture lors de la première édition, comme s’il nous fallait reprendre la lecture depuis Socrate (mais a-t-il écrit ?) jusqu’à Freud et au-delà, comme nous y invitent les initiales « J.D. ».

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23 août 2016

Alain Mongrenier expose à Eu (76)

dans la Chapelle du Collège des Jésuites, jusqu'au 11 septembre 2016

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22 août 2016

Le Tréport (76), début août 2016

On m'a affirmé qu'il règne ici un micro-climat... 

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Duo pour un chat
Exposition jusqu'au 28 août
Atelier Mon petit paradis

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