main tenant

28 juillet 2016

Symphonie fantastique en ouverture de Paris Quartier d'Été 2016

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Parc de la Butte du Chapeau Rouge, le 14 juillet, Paris Quartier d’Été entamait son festival. Selon les organisateurs, plus de mille personnes étaient venues en cette fin d’après-midi écouter une Symphonie fantastique de Berlioz reprise et reprisée par Arthur Lavandier. Un orchestre de chambre, Le Balcon, est sur la scène, cordes, vents, percussions. Peu à peu, mouvement après mouvement, tout va se déchaîner. On ne reconnaîtra pas toujours les notes de Berlioz mais on le retrouvera toujours. La banlieue de l’autre côté du périphérique semble attendre que cette musique l’atteigne. Les jets d’eau se plient aux mesures portées par le chef d’orchestre. Et la musique déborde de la scène, envahit enfin l’espace, de partout viennent des musiciens : marche funèbre, danse macabre, ponctuées par les cloches alpines, et Berlioz triomphant.

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27 juillet 2016

Soirée d'hommage à Yves Bonnefoy

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C’était le 12 juillet, à La Guillotine, à Montreuil (93). Charles Gonzalès avait organisé une soirée d’hommage à Yves Bonnefoy, décédé récemment. Les bancs étaient tous occupés, des chaises ont été ajoutées. Trois femmes (Sophie Bourel, Elodie Chanut, Monique Dorsel) et un homme (Charles Gonzalès) ont lu des textes du poète. Deux musiciens (Luis Gustavo Carvalho au piano et Franck Sforza au saxophone) ont ponctué ces lectures. 

L’enfance, la maison natale, les chemins parcourus, la barque du nautonier, voilà des mots que nous avons entendus, trop peu sans doute, mais assez pour avoir envie de relire Du mouvement et de l’immobilité de Douve, ici lu par Monique Dorsel, et d’autres textes comme ceux des Planches courbes. Et encore, par le choix que les lectrices et le lecteur ont fait d’offrir quelques poèmes sur la beauté, un d’Yves Bonnefoy, un de Charles Baudelaire, un autre d’Arthur Rimbaud, un fil était tendu entre les siècles. Et pour conclure, ce fut Shakespeare, traduit par Yves Bonnefoy, parce que le théâtre, nous a dit Charles Gonzalès, est un long poème dramatique. 

Et le chemin s’inscrit à nouveau sous mon pas : « Un chemin ? Qu’est-ce qu’un chemin, et pour quoi ? Le prendre sur la droite, et disparaître, avec lui ? Mais à quoi bon disparaître ? Le ciel est si vaste et si immobile, dans la chaleur. Le monde est tellement plus vaste quand on le regarde à travers la découpe d’une porte. » Et la musique de la rue vient y prendre place, à moins qu’on l’ait rêvée, bouche bée.

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26 juillet 2016

Nicolas Grenier à la Rencontre poétique chez Tiasci - Paalam en juillet 2016

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De la science à la poésie, il n’y a pas beaucoup de pas, et ceux qu’y place Nicolas Grenier sont des pas japonais. Avec précision. C’est avec des haïkus, comptés en rapport avec les éléments qu’ils décrivent, sans majuscules pour ouvrir les vers, que le poète nous mène de Kourou vers la comète 67P. Nous suivons à la fois le trajet, on pourrait dire pas à pas, et les objets qui le parcourent. Mot après mot, entre l’infiniment petit et l’infiniment grand, c’est la place de l’homme dans l’univers qu’explorent Rosetta, Philae, par le truchement de textes rythmés selon cette règle exigeante : 5 syllabes - 7 syllabes - 5 syllabes. Cent soixante seize fois. La lecture est d’abord surprenante, puis nous partons dans cette aventure : « Ariane file » « dans la nuit des temps », et nous surprenons une musique inouïe jusqu’alors, « bruit de fond dans l’univers ». Au bout de cette quête, c’est la mort qui vient : il n’y a pas de paradis. C'est une mission qui se termine. On a envie de remercier justement pour le voyage de Rosetta (suivi de Philae).

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25 juillet 2016

Osons faire humanité ensemble !

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Cette envie a été exprimée par les jeunes, ambassadeurs des MJC de France et de structures d’autres pays, à Strasbourg, en octobre 2015, à l’occasion de la Convention organisée par la Confédération des MJC de France.

Un slogan de plus, diront certains. Mais pas celles et ceux qui ont élaboré ce projet et l’ont porté et le portent encore à travers les cahots de la vie que nous connaissons aujourd’hui, et ses violences et les attentats de ces dernières années. C’est un défi.

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C’est peut-être d’abord cette question de la démocratie qui importe à leurs yeux : « faire ensemble », avec nos différences, avec nos désirs de construire un monde solidaire et juste. « Faire humanité », c’est aussi mettre l’humain au coeur des préoccupations et pas seulement la rentabilité économique, c’est développer des relations dans les quartiers, et au-delà, jusque dans ce village de l’Essonne où la rencontre fut riche en émotions avec des habitants et les élus du Conseil municipal. Ce ne serait qu’un voeu pieux si on en restait là. Dans la phrase forgée par les jeunes à Strasbourg, il y a ce verbe à la première personne du pluriel : « Osons ». Dépassons nos peurs, ne nous laissons pas enfermer par les discours porteurs de haine. Nous, c’est-à-dire jeunes de tous quartiers, de toutes villes, de partout, mais aussi toutes générations. Faisons-nous confiance.

Voilà ce qu’on pouvait entendre dans ce rassemblement de jeunes d’une dizaine de MJC de la Région Île-de-France et de jeunes Allemands, en juillet. Voilà aussi de quoi était pleine la minute de silence en hommage aux victimes du 14 juillet sur la Promenade des Anglais. Et chacune, chacun des participants à cette rencontre est reparti avec cette force qui naît des aventures collectives, des choses simples qui font grandir, et de l’intelligence du partage.

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C'était à Gometz-le-Chatel, en Essonne. J'y étais le 16 juillet 2016. 

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24 juillet 2016

Anthologie de poésie haïtienne contemporaine - août 2016

James Noël propose une anthologie de poésie haïtienne contemporaine, « un brassage de tempéraments passionnants qui rassemble quatre générations ouvertes et poreuses aux grands flux de l’histoire, de l’amour, du pays, du jeu, de la colère, du monde, du sexe, de l’exil, de la mer, de la joie »… C'est notre rendez-vous mensuel, accompagné de documents extraits du n°3 de la revue Intranqu'illités (Maître d'oeuvre : James Noël - Direction artistique : Pascale Monnin, Barbara Cardone)

graffiti

On m’a appris
à errer
pour visiter
le néant

dévisager
toutes les villes
sages de l’enfer

Bagdad
Hiroshima
Nagasaki

c’est avec des sourires
qu’on invente
les villes
Et avec des pleurs
qu’elles disparaissent

Frantz Jean-Baptiste

 

(photo de Sylvia Lacarrière, Graffiti sur un mur de Karpassia, lieu de rencontre des parents de disparus)

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23 juillet 2016

Far-amine

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Dans un chapitre du livre intitulé Le Fil de la vie, les auteurs proposent de regarder le nombre de fois où le mot information apparaît, et le nombre de fois où « infor »  est dissocié de « mation ». Ayant passé quelques jours dans le festival organisé par la Scène Faramine, je reprends l’idée des auteurs du livre cité ci-dessus. Dissocions « far » et « amine », et composons une phrase dont le premier mot commencera par « Far » et dont le dernier mot finira par « amine » (attention : il n’y a pas d’accent !).

Exemple :

Fardé, il prétend que son maquillage l’aide à produire de la dopamine.

C’est à vous main tenant. Postez vos phrases faramineuses dans les commentaires ci-dessous. Merci.

Si vous voulez en savoir plus sur le festival, cliquez sur le logo figurant en ouverture de cet article. Si vous voulez vous y rendre, sachez que la 6e édition a commencé le 21 juillet et se termine ce 23 juillet 2016. Mais il y a d'autres rendez-vous cet été. C’est à Précy-le-Moult, près de Vézelay.

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22 juillet 2016

Le Fil de la vie - La face immatérielle du vivant, de J-L. Dessalles, C. Gaucherel, P-H. Gouyon

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C’est au troisième chapitre de ce livre qu’est définie l’information, qui doit avoir un émetteur et un récepteur. S’il n’y a pas de récepteur capable de comprendre, l’information n’est que bruit. Mais les trois auteurs de ce livre ne prétendent pas que la nature porte un message écrit d’avance. Comme Darwin, ils pensent qu’il n’y a pas de programme pré-établi. Leur thèse part du fait que les êtres matériels disparaissent mais qu’on trouve dans ceux qui leur succèdent des éléments immatériels venus du passé, qu’ils comparent aux langages. Sexualité, prédation, communication ne seraient qu’au service d’un message élaboré au fur et à mesure et adressé au futur. Je ne saurais donner un exemple sans réduire le propos des auteurs. Ce sont des pistes de réflexion à partir de cette idée : « la lutte pour l’existence n’est pas celle des êtres, mais des messages qui passent à travers eux et dont ils sont les hôtes éphémères ». Il ne s’agit pas d’individus mais d’espèces, voire d’écosystèmes. On rencontre des loups et des paysages. Des codons d’ADN et des termitières. La Terre même y est considérée comme un être vivant. Et la complexité où s’aventure la vie n’est peut-être qu’une des possibilités de l’avenir. Et le titre révèle un parti-pris : la vie n’est pas construite comme un arbre généalogique mais plutôt comme un écheveau dont le fil sert à former les trames de toiles…

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21 juillet 2016

Nevers, la ville

Nevers, ce sont aussi des bâtiments, des rues, une ville, qui se laissent photographier année après année...

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20 juillet 2016

Les Zaccros d'ma rue 2016, à Nevers (58) - 6

Les Zaccros, c'est encore d'autres spectacles : Rue Jean Jaurès par la CIA, Créton Art (Bois ta lettre), Obstinées par le Cirque Burrasca, et beaucoup d'autres. Et les Z'enfantillages dans le Parc Salengro.

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Et le Théâtre Group avec son Stand 2000

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19 juillet 2016

Les Zaccros d'ma rue 2016, à Nevers (58) - 5

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La lumière de nos rêves, par Qualité Street

C’est à une drôle d’aventure que nous invite ce « bienêtrologue », qui reprend les affirmations entendues ici et là d’un retour à la vie après une courte mort : on sort de son corps, on voit sa vie défiler, on s’engage dans un tunnel et on voit la lumière. Mais cette expérience ne fait qu’un instant du spectacle. Gildas Puget raconte trois personnages qui n’étaient sans doute pas faits pour se rencontrer. C’est cette rencontre improbable qu’il incarne, tantôt alcoolique (« l’alcool est un problème à… »), tantôt étudiant prétendument révolutionnaire (d’hier ou d’aujourd’hui), tantôt vieille femme (« le racisme est un problème… »), trois âges et trois conditions sociales, en quelque sorte une image de l’humanité. Et notre « bienêtrologue » de discourir sur les religions (« qui ne sont pas un problème mais les religieux… ») et de nous embarquer avec talent au seuil de la mort. Le propos semble léger, au début, voire artificiel comme son décor en bois clair, comme son costume et comme la couleur taupe dont un des personnages propose de repeindre la maison de la vieille, et il nous entraîne cependant d’un rire presque insouciant, qui ne dérange pas ceux qui répondent aux appels de leur portable, jusqu’à l’émotion d’une inquiétude humaine, trop humaine…

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