main tenant

21 février 2018

L'apparition - Hadewijch - Les Combattants

l-apparition

Retour sur le film de Xavier Giannoli. S’il parvient à approcher la question de la foi, sans avoir besoin de justifier l’existence d’un dieu, par certains aspects il me fait penser à d’autres films.

Celui de Bruno Dumont, Hadewijch dont l’héroïne (Julie Sokolowski - photo ci-dessous à droite) n’a pas de visions mais est obsédée par un Christ au tombeau vers lequel elle monte en courant à travers une forêt. Sa foi est liée à la virginité puisqu’elle veut demeurer vierge pour le Christ qu’elle aime.

19183490

On trouve de tels propos dans les paroles d’Anna (Galatea Bellugi - photo ci-dessus à gauchebien qu’on comprenne assez vite que le désir qu’elle exprime dans une prière vaut plutôt pour Jacques, le journaliste, que pour un pur esprit, sans toutefois que ce désir l’amène à une quête sensuelle. Elle traverse aussi une forêt pour atteindre, sur les hauteurs, une chapelle isolée, et fermée. 

1-arnaud-et-madeleine-sont-les-combattants-du-film-de_3086593

Autre film auquel je pense, bien qu’il paraisse très éloigné de celui de Xavier Giannoli : Les Combattants, de Thomas Cailley. C’est sous l’angle du désir d’engagement des jeunes que ces deux films me semblent proches, même si l’engagement n’a pas les mêmes buts. La mort d’un père ou le passage de familles d’accueil en foyers, cela fait des jeunes en quête de repères. Dans le film de Xavier Giannoli, c’est, plus que dans celui de Thomas Cailley, la pauvreté qui crée une forme de solidarité, une amitié sans faille, un engagement contre « la mondialisation de l’indifférence ». Les Combattants (Adèle Haenel et Kevin Azaïs - photo ci-contre à gauche) sont des guetteurs, qui restent « à l’affût, sur leurs gardes ». Les jeunes gens de L’apparition décident d’agir pour les autres.

Posté par onarretetout à 08:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


20 février 2018

Dominique Quelen, à la rencontre poétique chez Tiasci - Paalam, en février 2018

IMG_3657

« Pas d’oiseau dans la neige ». Les mots disent-ils l’image ? S’agit-il des pas d’un oiseau dans la neige ? Le sens du dessin qu’y laissent les trois doigts est alors le contraire du sens de leur marche. Ou s’agit-il de constater qu’il n’y a pas d’oiseau dans la neige ?

La réalité du poète est faite de mots. Car il cherche à exprimer l’indicible.

Dominique Quelen parle de Loque, recueil qu’il a écrit quand il « était une loque », dit-il. Précisant qu’une loque, dans le Nord, c’est aussi une serpillière. Et que ce mot se retrouve dans « éloquence ». Les contraintes qu’il s’est données pour écrire, tant de lignes quotidiennes, s’interrompant quand sa mesure était atteinte, même s’il était au milieu d’une phrase, d’un mot, reprenant son texte le lendemain, entraîné par le mot où il s’était arrêté la veille. Sans cette règle qu’il s’était choisie, les mots ne seraient sans doute pas venus. 

« Même pas peur » dit un autre texte, qu’il lit debout. Même pas peur, affirme-t-il, comme pour tenir la peur à distance, y compris la peur intime, familiale, grâce aux mots, écrits pour être proférés en public.

Pour une trilogie dont il vient de publier le troisième livre (Basses contraintes, Avers et Revers), il dit avoir mis en pratique les vers justifiés, un procédé inventé par Lucien Suel (suivre le lien dans la colonne de droite), puis présenté les textes ainsi écrits sous forme de prose. L’indicible peut donc trouver son expression à condition de forcer un peu le langage, la contrainte étant cette liberté qu’il s’est donnée. Et l’obligeant à jongler avec des mots parfois pas plus gros que des balles et avec une ponctuation réduite. Tranchant souvent dans les phrases. 

Pour composer les livrets d’opéra, il utilise également des procédés proches des compositeurs de musiques avec lesquels il travaille. Les mots, les notes, se travaillent de la même manière. Avec Aurélien Dumont, en particulier, dont il fait écouter ce soir Thét®is, mélange d’une cantate de Rameau (Thétis) et de la musique d’un jeu vidéo (Tétris) incluant une réécriture (dont la lettre « r » est absente) du texte original et anonyme de la cantate.

Dominique Quelen taille dans le langage comme dans la chair. Écrivant ces mots, je pense aujourd’hui à ces oeuvres de Lionel Sabatté, que j'avais vues à Vitry-sur-Seine, réalisées à partir de poussières ou de pièces de 1 centime. Et à cette phrase que Christa Wolf met dans la bouche de Heinrich von Kleist : « Si je voulais partager le monde en deux, il me faudrait porter la hache en moi-même, couper en deux mon moi intime, et tendre ces deux moitiés au public dégoûté pour qu’il ait des motifs de faire la grimace : Tout cela n’est pas propre. Oui, ce que j’ai à exhiber est sale. Ce n’est pas fait pour qu’on y morde et qu’on l’avale. »

Posté par onarretetout à 08:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

19 février 2018

L'apparition, film de Xavier Giannoli

l-apparition

« L’Eglise préférera toujours passer à côté d’un véritable phénomène plutôt que de reconnaître une imposture ». Une jeune fille, Anna (Galatea Bellugi), dit avoir vu la Vierge Marie. Les pèlerins affluent. Le Vatican invite un journaliste (Vincent Lindon), reporter de guerre, traumatisé par la mort d’un de ses amis, à participer à une commission d’enquête qui doit décider de la reconnaissance de cette « apparition ».

Xavier Giannoli multiplie les signes : le journaliste, au début du film, est enfermé chez lui, colle des cartons à toutes ses fenêtres. Il n’apparaît même pas à la cérémonie d’hommage à son ami. Le cinéaste fait dire, à un moment du film, que c’est en réalité Anna qui a choisi cet homme, qui n’est pas comme les autres, à qui elle racontera plus tard l’histoire amusante d’une enveloppe sur laquelle est écrit « Ne pas ouvrir ». Et le réalisateur ouvre les pistes. Tous ses personnages sont sincères et il ne met pas en doute cette sincérité. Il parvient à maintenir le mystère jusqu’au bout. Et quel meilleur moyen que de placer celui qui veut des preuves au coeur de l’enquête ? Car les preuves ne dissipent pas le mystère. 

Comme dans d’autres cas d’apparition, la « voyante » vient d’un milieu pauvre : de famille d’accueil en foyer, a-t-elle un autre choix que celui-ci, « le CAP coiffure ou la sainteté » ? Comme dans d’autres cas aussi, ce sont peut-être les autres qui disent qu’il s’agit de la Vierge Marie, la « voyante » parlant d’abord d’une lumière sur les pierres. Et « la foi est un choix libre et éclairé », dira la psychanalyste qui participe à la commission.

De ce film magnifique, il ne faut pas trop révéler ici les derniers chapitres sinon qu’ils soulignent ce que dit le curé du village dans un sermon, dénonçant « la mondialisation de l’indifférence ».

Et la dernière image me rappelle la fin d’un livre de Laurent Gaudé, Écoutez nos défaites, où un objet est rapporté à l’endroit d’où il avait été retiré : le mystère qui nous traverse est rendu à son origine.

Posté par onarretetout à 08:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

18 février 2018

POÉTIQUE : REMARQUES, de Jacques Roubaud - février 2018

« Ce volume rassemble un demi-siècle de réflexions dans une forme particulière de prose que j’appelle remarques. », écrit Jacques Roubaud. Il ajoute qu’il se compose de 15 sections de 317 remarques chacune. Je pensais d’abord citer quelques remarques chaque mois de l’année 2017, mais j’ai choisi de les présenter par section ; il y en a 15, cela dépasse l’année. Ou bien, nous dirons qu’une année Roubaud vaut plus que douze mois. Vous trouverez, dans chacun des trois mois suivants (février, mars, avril 2018), quelques-unes des remarques de Jacques Roubaud dans ce blog, précédées du numéro qu’elles ont dans le livre.

duchamp-tombe

3895. Le rêve du toujours-à-faire a pour réveil le préférer-ne-pas (bartlebien).

3896. L’énigme, selon Aristote, est « conjonction des opposés ». Le mystère défait ce lien, le met en doute. La devinette, le puzzle, le nient.

3900. Sur la tombe de Duchamp : « D’ailleurs, c’est toujours les autres qui meurent. » Le mot important est « d’ailleurs ».

3932. (…) l’instant, le maintenant est un point où l’éternité pince l’éphémère pur.

3934. Temps et rêve — Le point du rêve est celui du « maintenant » de l’éveil.

3936. « Je cherche en même temps l’éternel et l’éphémère » (Perec) : je rêve.

4059. Me coucher de bonne heure ou ne pas me coucher de bonne heure, telle fut, longtemps, la question.

Posté par onarretetout à 08:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

17 février 2018

Un petit soldat de plomb

Il y a une semaine, je vous ai invités à écrire des phrases où les mots de plus de trois lettres contenaient une ou plusieurs des lettres  j, k et v, consonnes qu’il faut toujours prononcer en français. Les autres consonnes peuvent être muettes.

1007465_medium

Exemples (cités par les auteurs de La faute de l’orthographe) :
le b de plomb
le c de tabac
le d de profond
le f de cerf
le g de doigt
le h de hélicoptère
le l de gentil
le m de condamné
le n de colonne (un des deux n au choix)
le p de baptême
le q de jacquard
le r de monsieur
le s de près
le t de prêt
le w de bungalow
le x de chevaux
le z de nez

Il y a d’autres cas où ces consonnes sont muettes. Mais il y a aussi des cas où une consonne muette devient sonore selon la lettre qui la suit (il en va ainsi des s des pluriels quand ils sont suivis d’une voyelle).

Cette semaine, vous êtes invités à écrire une phrase dont trois mots, au moins, contiendront une consonne muette.

Exemple :
Un petit soldat de plomb est tombé de tout son long près de Bordeaux. 
(L'image ci-dessus est celle de la couverture d'un livre présenté sur le site de la Librairie Mollat de Bordeaux, site qui précise que ce livre n'est plus disponible)

C’est à vous main tenant. Postez vos phrases dans les commentaires ci-dessous. Merci.

Posté par onarretetout à 07:35 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,


16 février 2018

Du désir d'horizons, chorégraphie de Salia Sanou

Du-désir-dhorizons_BD_FR

Arriver ici, dans un camp. Que faire de son corps ? De sa parole même ? Enfermé. Sans avoir où aller. N’étant pas d’ici. Ayant dû fuir. Tomber. Se relever. De quelque côté que l’on se tourne, de quelque façon que l’on bouge, on n’en sort pas. On voudrait en sortir. De la solitude. Trouver les mots, les gestes, les pas. Rencontrer. Les danseurs nous regardent. Les lits se dressent en forteresse (image trouvée sur le site de la Compagnie Mouvements perpétuels, de Salia Sanou). Il n’y a pas de nature dans ce lieu de nulle part où vivent pourtant des millions de femmes et d’hommes. Si le chorégraphe pose ce décor, les mots qu’il a choisis pour accompagner la danse, mots qui naissent dans le public et gagnent le plateau, ce sont ceux de Nancy Huston, extraits de Limbes/Limbo, texte qu’elle a écrit en hommage à Samuel Becket (Cap au pire). Et ce sont les mots de tous les exilés, de celles et de ceux qui ne sont jamais chez eux, dans leur langue. Salia Sanou trouve dans les corps l’expression du désir d’ailleurs. La scène finale, où les couples tournent sur des mobylettes, nous fait partager la joie du départ. Et les danseurs nous regardent.

J'ai vu ce spectacle au !POC! d'Alfortville (94)

Posté par onarretetout à 08:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

15 février 2018

Au commencement du septième jour, de Luc Lang - extrait

IMG_3502

Thomas conçoit des matériels électroniques qui offrent, dit-il, « à chacun la possibilité de s’auto-évaluer, de prouver ses compétences en temps réel »… Jean, son frère, berger à la tête d’un troupeau de 180 bêtes dit qu’il « conçoit des mouchards portables ». Quand Thomas propose à Jean d’équiper ses bêtes de puces qui permettraient de suivre chaque animal sur des écrans, Jean lui rétorque (p. 361-362 de l'édition Folio) :

« Vous êtes en train de nous chasser du monde. On ne foule plus le sol, on se déplace dans des écrans. À qui ça profite ? C’est quoi le mobile ? Contrôler le bétail, les semences, contrôler les bergers, les éleveurs, que tout soit reversé dans la transparence électrique de vos fichiers-prisons, vous nous déliez de tout lien, vous nous isolez, vous nous séparez, vous nous séparez même de nos bêtes, vous nous organisez en échanges et en dialogues numériques de données. Vous voulez nous consigner massivement, planétairement dans un isolement pire que celui des premiers humains sur la terre, privés de technique et de langage, c’est votre apocalypse !  Elle est silencieuse et personnellement dédiée, que chacun soit seul et demeure désespéré dans sa réclusion numérique, perdu dans un monde où les liens entre tous les vivants, humains et animaux, ne transiteront plus que par des flux électroniques organisés, formatés, mis à jour depuis le cloud computing qui décidera des admissions et des exclusions, des rachats et des absolutions. Ah j’oubliais, vous allez foutre des marqueurs sur tout principe vivant, sur chaque graine, chaque semence animale ou végétale, qu’on ne puisse plus réensemencer d’une année sur l’autre sans votre autorisation grassement rétribuée (…)
Sachez seulement qu’on se laissera pas faire, qu’on saura inventer des liens imprévisibles, inaliénables, c’est le propre de l’humain : faire lien, tisser des histoires… »

J'ai trouvé le dessin de Samson, ci-dessus, dans une entreprise au moment où je lisais le livre de Luc Lang. Le rapprochement s'est fait spontanément.

Posté par onarretetout à 08:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

14 février 2018

Au commencement du septième jour, de Luc Lang

51mDvttCbCL

Camille, sa femme, mère de leurs deux enfants, a été accidentée sur une route où elle n’aurait pas dû se trouver, à 3 heures du matin. Et Thomas, dont le métier consiste à créer des outils informatiques pour « tracer » (comme on dit aujourd’hui) les produits et, surtout, les gens, cherche à comprendre. Il va, petit à petit, remettre en cause la vie qu’il mène. Non pas devenir meilleur mais entendre ce qu’il n’a pas écouté jusque là. Et, à son corps défendant au début, découvrir des valeurs qu’il n’imaginait pas. Il traverse des paysages, en voiture vers Rouen, à pied dans la montagne, en taxi-brousse en Afrique. Ne lâche pas son téléphone. 

C’est une écriture dense, qui m’a happé dans la première partie, maintenu sur mes gardes dans la deuxième, failli me perdre dans la troisième mais retrouvé finalement. C’est peut-être dû aux paysages justement, ou aux références bibliques (le titre lui-même, puis l’apocalypse puis le déluge…). C’est, en tout cas, un récit puissant, qui garde ses secrets, qui sait ne pas tout dire. Thomas n’est ni sympathique, ni antipathique. Son métier en fait une sorte d’archétype de la réussite contemporaine. C’est ce qui lui arrive qui compte et il en faut beaucoup pour le faire bouger dans ses convictions. Plusieurs morts, une fratrie éclatée qu’il devra, lui, le dernier venu, reconstruire.

Posté par onarretetout à 08:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

13 février 2018

La Douleur, film d'Emmanuel Finkiel

LA DOULEUR 2 PHOTO5

Le texte de Marguerite Duras est là, lu par Mélanie Thierry en voix off, se surimprimant aux images : la ville qui devient floue, par exemple, ou, au contraire, l’image de la Place de la Concorde vide et Marguerite qui la traverse à vélo. Il y a Paris, dont il suffit qu’on voie des toits, une rue, Paris occupé : des lieux que les Allemands vont bientôt quitter mais où ils imposent encore leur superbe, des files d’attente, des cafés où se retrouve une société qui vit au marché noir (on tape au carreau pour être accepté). Et l’attente, longue, insupportable, qui fait de Marguerite une « cinglée », mais aussi une résistante qui comprend ce qui est en train de se passer, bien qu’on ne parle pas encore des Juifs et des chambres à gaz. Madame Katz, que Marguerite héberge, lui en fera la révélation. Une résistante prise dans un jeu dangereux de séduction avec un agent de la Gestapo qui rêve d’ouvrir une « librairie d’art » et tente d’obtenir d’elle des renseignements. Morland, le chef du réseau, lui demande de continuer à voir ce tortionnaire pour savoir ce qui advient des camarades. C’est aussi Morland qui lui annoncera que Robert est à Dachau.

Le réalisateur a imbriqué deux textes publiés ensemble par Marguerite Duras : La Douleur et Monsieur X. dit ici Pierre Rabier. Ces deux textes qui donnent une vision assez nette de cette époque n’avaient pas la même perspective pour l’auteure. Le premier disait la douleur de l’attente, le second la peur quotidienne. Dans le film, ces deux éléments se mêlent et, laissant au livre les aspects que l’image ne peut montrer (le corps de Robert, la condamnation de Rabier), le réalisateur semble révéler au spectateur le poids de l’absence qui jamais n’a de fin.

product_9782070387045_195x320

Posté par onarretetout à 08:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

12 février 2018

Sylvie Fanchon au MacVal de Vitry-sur-Seine (94)

fullsizeoutput_3049

Il y a quelques jours, dans ce blog, je présentais le mur de Jean-Christophe Norman, exposé au MacVal de Vitry-sur-Seine (94). C’est dans ce même lieu qu’on peut voir un autre mur, traité de manière radicalement différente. Pas de texte manuscrit, pas de texte abondant, débordant la vue, de grandes hachures qui ne se croisent pas mais se limitent les unes les autres et deux mots, seulement deux mots, dont les initiales sont celles du prénom et du nom de l’artiste qui a conçu cette oeuvre : Sylvie Fanchon, SF. Ici, pour visiter l’exposition permanente ou les expositions temporaires, les visiteurs passent devant ce mur au bout duquel est écrit en lettres majuscule : SAGESFEMMES. C’est un pluriel. Les deux mots sont écrits sans séparation, n’en forment qu’un. Métier (accoucheuses) ou qualité (sagesse), chacun.e peut l’interpréter. Toujours est-il que ces mots forment à l’entrée du vestibule un pilier. 

Posté par onarretetout à 07:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,