main tenant

01 août 2014

Matin de l’arbre levant, d’Evelyne Morin

matindelarbrelevant

La mort est une compagne pour Evelyne Morin, elle apparaît dans la mandorle de son miroir. A la fois l’être et l’autre. Il y a toujours des surfaces à franchir, les eaux des fleuves, la mer où le ciel va « remporter l’exil / dans les cales / des navires ». Il y a toujours à creuser sous la surface, « sous la terre ». Et le sang, rouge « qui coule dans tes mots », et noir, « parole immobile sur la page ». L’éclat blanc de la neige n’est-il donc que la « glace pulvérisée » ou le noir « dérivant (…) / vers l’issue de la douleur » ?

Posté par onarretetout à 07:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


31 juillet 2014

Parc de Belleville, à Paris

Quelques photos prises au milieu du mois de juillet.

DSCN7782

DSCN7774 DSCN7788 DSCN7784

DSCN7785

 

Sur ce chemin, un enfant disait à son père qu'il avait vu un limaçon avec de grandes oreilles. J'ai promis de les prévenir quand j'en verrai un, puisqu'on peut voir une fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête...

Posté par onarretetout à 07:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

30 juillet 2014

Makana

DSCN7781

Je n’avais pas entendu parler de cet artiste, pourtant connu aux Etats-Unis pour avoir composé (et chanté jusqu’à la Maison Blanche) We are the Many, devenu en 2011 la chanson du mouvement Occupy Wall Street. Et il y a du Bob Dylan dans cet air. Mais Makana est aussi un joueur de slack key guitar, une technique particulière hawaïenne de désaccorder - accorder les cordes de la guitare. On pourrait croire, si nous n’avions pas l’artiste devant nos yeux, qu’il joue de deux instruments à la fois. Il m’est même arrivé d’entendre une seconde voix quand il chantait. Cette technique et la grande virtuosité de Makana ouvre les frontières musicales puisqu’il atteint des rythmes et des sons indiens que ne renierait pas Ravi Shankar. 

J'ai vu ce spectacle au Parc de Belleville, dans le cadre de Paris Quartier d'Eté.

Posté par onarretetout à 07:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

29 juillet 2014

La Communauté désavouée, de Jean-Luc Nancy

lacommunautedesavouee

C’est dans ce livre, La Communauté désoeuvrée, que j’ai lu, pour la première fois, Jean-Luc Nancy, et par une interprétation du titre dont j’ai vite compris qu’elle était erronée : j’avais pris « désoeuvrée » pour un qualificatif du chômage dans lequel j’étais alors entré, et où je suis resté quelques années. Et ce livre m’a accompagné depuis par une approche de la communauté que j’ai déjà évoquée ici.

Je n’avais pas été attentif à la publication du livre de Maurice Blanchot, La Communauté inavouable, antérieure à ma découverte de Jean-Luc Nancy, et qui répondait à celui-ci. C’est de ce dialogue qu’il est question dans l’ouvrage que je viens de lire : une plongée dans la communauté philosophique par-delà les années et par-delà même la vie et la mort, le décès n’arrêtant pas le dialogue (« Nous ne pouvons qu’aller plus loin »).

Nous traversons le XXe siècle de Georges Bataille à Marguerite Duras, rencontrons Emmanuel Levinas et Philippe Lacoue-Labarthe, l’impulsion étant donnée, semble-t-il, par une proposition de Jean-Christophe Bailly : « La communauté, le nombre ».

Nous suivons la lecture que fait Jean-Luc Nancy du livre de Maurice Blanchot et explorons cette notion de communauté qui renvoie au politique, mais aussi à l’amitié, et à la « communauté des amants ». Cette notion trouve-t-elle ses fondements dans un mythe, chrétien ou antérieur au Christ puisqu’il est fait référence à une Aphrodite, une figure féminine ? Ou n’a-t-elle aucune fondation commune ? Se déploie-t-elle dans la démocratie ou l’aristocratie ? Obéit-elle au coeur ou à la loi ?

Je sors de ce livre aujourd’hui avec des questions qui vont me pousser plus avant encore dans « le mouvement infini qu’est la rencontre elle-même ».

Posté par onarretetout à 08:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

28 juillet 2014

Les Zaccros d'ma rue 2014, à Nevers (10)

Une dernière promenade à Nevers avant de penser déjà à y revenir l’année prochaine.

DSCN7698 DSCN7708 DSCN7754

DSCN7675

Cliquer sur les photos pour les agrandir.

 

Posté par onarretetout à 08:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,



27 juillet 2014

Les Zaccros d'ma rue 2014, à Nevers (9)

DSCN7760

Le Festival des Zaccros a déjoué les mauvaises prévisions météorologiques jusqu’à dimanche. Hélas, la pluie, avec laquelle on ne discute pas, a perturbé la Grande Parade des Zendimanchés. Hélas, parce que ce sont les usagers des Centres Sociaux, Instituts Médico-Educatifs et Foyers d’Accueil qui ont poursuivi le travail remarquable engagé depuis cinq ans pour réaliser ce moment festif et populaire dans la ville. Cette année, tandis que les rues de Nevers étaient habillées de tissus colorés et variés, réalisés par les habitants et accrochés pour tout l’été avec les services municipaux, cinq géants de carton articulés devaient déambuler au départ de cinq quartiers et se retrouver devant le Palais Ducal. Un seul est sorti pour témoigner de tout ce travail, les autres étant exposés sous le chapiteau de la Guinguette Café-Charbon. Nous les verrons tous au soleil, une autre fois.

DSCN7765

DSCN7763 DSCN7766

DSCN7692

Cliquer sur les photos pour les agrandir.

Posté par onarretetout à 08:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

26 juillet 2014

Portrait chinois

Vous connaissez ce jeu dont j’ignore pourquoi on le qualifie de chinois. C’est un portrait par analogies. On pose les questions sous la forme suivante : « Si c’était (une fleur - un ustensile de cuisine - une ville - etc), que serait-ce ? » Je vais vous faire cinq propositions. Vous y répondrez. Puis, vous utiliserez les réponses pour écrire le début d’une histoire.

bonne-maman-confiture-fraises-370g

Voici les questions :

  • Si c’était un moyen de transport, que serait-ce ?
  • Si c’était la pièce d’une maison, que serait-ce ?
  • Si c’était un instrument de musique, que serait-ce ?
  • Si c’était une odeur, que serait-ce ?
  • Si c’était un vêtement, que serait-ce ?

A ces questions, voici mes réponses aujourd’hui :

  • TGV
  • Cuisine
  • Trombone
  • Fraises
  • Casquette

Et voici le récit que j’en tire : 

Il a rangé le pot de confiture de FRAISES dans le réfrigérateur de sa CUISINE, attrapé l’étui de son TROMBONE et mis la CASQUETTE qui le protègera du soleil. Dans deux heures il sera dans le TGV qui le conduira là où on l’attend pour son prochain concert.

C’est à vous main tenant. Essayez de faire les étapes l’une après l’autre, sans vous soucier a priori de la suivante. Et postez votre texte dans les commentaires ci-dessous. Merci.

Posté par onarretetout à 07:33 - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

25 juillet 2014

Les Zaccros d'ma rue 2014, à Nevers (8)

DSCN7746

Action d’espace - Les fils des hommes

Faut-il mettre des gants pour parler de la Guerre d’Algérie ? Eux, ils ont choisi d’en mettre. Pour porter ce lourd fardeau, un cube rouge (qui, je ne sais pourquoi, me fait penser au monolithe noir du film 2001, Odyssée de l’Espace), tombé ici dans les rues de la ville et que peut-être nous pourrons toucher, quand nous aurons appris ce qu’il véhicule. De l’intelligence ? De la mémoire ? Un homme parle, mais il porte la parole de beaucoup, la parole des fils de la Guerre d’Algérie, de Français, d’Algériens, fils d’appelés, fils de Harkis, fils de Pieds-noirs, fils d’activistes de l’OAS, fils de moudjahids, fils des hommes, de ces hommes qui se sont tus. On ne sait pas toujours qui parle mais cette mémoire nous est commune dans son silence même. A cause de quoi ? De la honte ? De la peur ? De l’ignorance ? Du secret ? Et le fait que les deux acteurs - danseurs s’appuient sur chacune et chacun des spectateurs nous rend solidaires dans la souffrance de ces mémoires mutilées, dans notre capacité à porter ensemble, avec nos divergences et nos différences, l’avenir puisque les fils sont là pour demain. Une profonde émotion vibre ce matin-là dans les rues de Nevers.
Ce spectacle a trouvé son origine dans le roman Des hommes, de Laurent Mauvignier.

Posté par onarretetout à 07:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

24 juillet 2014

Les Zaccros d'ma rue 2014, à Nevers (7)

Des clowns, des spectacles burlesques, ça ne manquait pas cette année aux Zaccros. Je vous ai déjà présenté Les Bleus de travail. Et j'ai évoqué le spectacle La Neige est un mystère. Il y avait aussi El Niño Del Retrete, une petite heure de rires : j’ai pensé à Léandre mais il y a plus de jonglage et les acrobaties de la poupée-enfant, vers la fin du spectacle, m’ont à la fois ému et réjoui. Les deux clowns Partis pour tout faire jouant à T’as ka dire, au milieu d’une rue étroite, nous entraînent dans des souvenirs qui m’ont laissé un sentiment de tristesse. Deux mots encore à propos des Têtes d’affiche : malgré quelques clichés un peu faciles, j’ai apprécié les prouesses athlético-musicales du trio. 

DSCN7705 DSCN7695 DSCN7718

Posté par onarretetout à 07:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

23 juillet 2014

Les Zaccros d'ma rue 2014, à Nevers (6)

DSCN7690

Prune - A livre ouvert

D’abord, il y a un conte, trouvé dans un livre où tout est noir et blanc, les autres couleurs, les peuples des couleurs, ayant été chassés. De cela, rien ne sort que des mots sans relief. Mais un garçon, chevelu et barbu, va renverser un tas de bouquins. Un seul ouvrage lui sera interdit, et bien sûr il n’aura de cesse de l’ouvrir… Les autres livres laissent échapper des sons : des rires, des soupirs, des éclats, des murmures, et les histoires qui vont avec. Certains endorment, d'autres réveillent. La conteuse et le garçon vont vouloir savoir et leur jeu sera fait d’acrobaties, de portés, de danse. Enfermés dans la tour, dans la cage, dans un livre clos, les mots et les couleurs reviendront enfin et avec eux la liberté, la curiosité, la joie de lire et de raconter. A livres ouverts, épanouis.

Posté par onarretetout à 07:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,



Fin »