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25 septembre 2017

Virades de l'espoir 2017

C'était hier, dernier dimanche de septembre. Comme les années précédentes, j'ai participé aux virades de l'espoir. Cette année, c'était avec les randonneurs de l'après-midi (12 kilomètres). Quelques photos autour du Parc de Sceaux (92).

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La mucoviscidose est une maladie rare et génétique qui touche principalement les voies respiratoires et le système digestif. En France, 2 millions de personnes sont porteuses saines du gène de la mucoviscidose et tous les 3 jours, un enfant naît atteint de la maladie.

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24 septembre 2017

À la recherche du sauvage idéal, de François-Xavier Fauvelle

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Quand j'ai approché l’histoire de Sarah Baartman, j’ai rencontré les recherches de François-Xavier Fauvelle. Il publie ces jours-ci un livre qui prend pour sujet les Khoekhoe, un peuple dont il ne reste quasiment rien aujourd’hui (« En 1713 une épidémie de variole emporte la plus grande partie de la population khoekhoe de la région du Cap, étendue à quelque cent cinquante kilomètres dans l’arrière-pays. »). Alors, pour mener son étude, l’auteur va chercher du côté des écrits, ceux du XXe siècle, de J M Coetzee (En attendant les barbares), de Dino Buzzati (Le désert des Tartares), de Julien Gracq (Le Rivage des Syrtes). Car engager des recherches sur les Khoekhoe, c’est engager des recherches entre ici et ailleurs, entre nous et les autres. La question qui se posait aux scientifiques européens, fin XVIIIe - début XIXe siècles, était celle du polygénisme (il existe des races issues de couples différents) ou du monogénisme (toutes les races sont issues d’un seul couple, Adam et Eve). Georges Cuvier examinant Sarah Baartman conclut qu’elle est bien issue de ce couple unique mais il place les Hottentots (comme on nommait alors les Khoekhoe) « au plus bas de l’échelle constituée par l’espèce humaine ». 

Puis, racontant les funérailles de Sarah Baartman le 9 août 2002, F-X. Fauvelle s’interroge sur ces traditions dont il serait sans doute bien difficile de préciser sur quoi elles reposent dans une Afrique du Sud qui sort de l’apartheid et qui se découvre des ancêtres dont plusieurs groupes se revendiquent héritiers. « Aujourd’hui, chacun est tenté de revisiter son ascendance et de piocher une meilleure carte parmi les figures de ses origines ». 

L’image des Khoekhoe est passée au fil des siècles par des récits qui s’emboitent les uns dans les autres, des gravures censées représenter la réalité et souvent ne représentant que les récits souvent invérifiés. il le démontre notamment par un récit qui accompagne une gravure ayant servi de frontispice à la première édition du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes de Jean-Jacques Rousseau (publié en 1755), ouvrage qui parle du « bon sauvage » : le récit (un enfant ayant été éduqué par des chrétiens retourne « chez les siens » rejetant tout ce qu’il a appris hors de sa famille), prétendu reçu de source sûre est présent dans plusieurs compte-rendus de voyage, à chaque fois revendiquant sa véracité. On construit ainsi l’image de l’autre. Aujourd’hui, on appellerait cela des fake… 

À la fin de son livre, François-Xavier Fauvelle exhume un « impossible carnet de terrain » dans lequel il tente de retrouver les Khoekhoe en 1670 (cent ans environ avant la naissance de Sarah Baartman) dans un kraal, un campement où s’organisait la vie de ces gens à qui on voudrait poser mille questions.

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23 septembre 2017

Trop d'eau

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Il y a quelques jours, j'ai trouvé sur ma porte le message ci-contre, en lettres rouges. Il y avait en effet une fuite chez moi et l'eau avait été coupée pour éviter que les dégâts à l'étage inférieur ne soient trop graves. Depuis, la fuite a été identifiée et un plombier a réparé ce qui devait l'être.

Mais regardez le message qui m'était adressé. Un mot contient la lettre "o" sur la première ligne, c'est le verbe "couper". Un peu plus loin, on rencontre le son "o" (écrit "eau"). On retrouve un "o" sur la troisième ligne. Puis, à la fin du texte, peut-être pour éviter que cela s'aggrave, le son "o" est banni et c'est seulement "RDC" qui est écrit.

Je vous propose d'écrire un texte de quatre phrases. Dans la première, les mots de plus de trois lettres devront contenir au moins un "o". Dans la deuxième, vous pourrez placer le son "o", quelle que soit son orthographe mais sans la lettre "o", autant de fois que vous le souhaiterez. Dans la troisième phrase, vous vous interdirez la voyelle "o" et le son "o" quelle que soit son orthographe. La quatrième phrase sera faite comme la première, au moins un "o" dans chaque mot de plus de trois lettres.

Exemple :
Je souhaitais composer un ouvrage de trois millions de mots. Au château je n'aurais pas minaudé et j'aurais été auteur. Mais patatras, la muraille a chu brusquement. Et pas un mot n'est sorti des décombres.

C'est à vous main tenant. Sachez maîtriser les "o" et les "eaux" dans les quatre phrases que vous posterez dans les commentaires ci-dessous. Merci

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22 septembre 2017

Le Musée de l'Homme, à Paris

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De ma visite au Musée de l’Homme, les 16 et 17 septembre, je retiens également la Galerie de l’Homme dont il est impossible de rendre compte ici dans sa totalité. On sent bien que la recherche en anthropologie, en ethnologie, en paléontologie, est toujours en mouvement, que rien de ce qui est montré n’entraîne une conclusion définitive. « Dans cinquante ans, disait en substance le directeur du Musée, qu’en sera-t-il de ce que nous disons aujourd’hui ? Il n’y a pas si longtemps, nous n’avions pas les informations que nous donnent aujourd’hui les connaissances issues des recherches sur l’ADN… » Cette humilité dans le travail scientifique donne à la visite plus d’intérêt et à celles et ceux qui visitent plus de curiosité.

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Et on y retrouve des bipèdes à plumes, de l'artiste François Pompon et cet être « à deux pieds sans plumes » dont parle, ailleurs, Manuela Draeger.

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21 septembre 2017

Empreintes au Musée de l'Homme

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Le Musée de l’Homme s’affirme comme le lieu de la rencontre et du débat. Il « devient passerelle, lieu où les mondes se rejoignent, où les peuples se donnent la main, prennent la parole, à rebours de l’image surannée d’ethnies lointaines et enfermées sur elles-mêmes ». C’est dans cette démarche qu’on peut voir une parure traditionnelle offerte par le chef papou Mundiya Kepanga, « témoin des relations de la société Huli avec son environnement naturel », une pirogue, porteuse du message du peuple kichwa d’Amazonie équatorienne « en faveur de la souveraineté de la vie et de sa persistance » et voir des oeuvres de l’artiste brésilien Frans Krajcberg, « artiste en résistance ». 

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On peut voir la parure et les paroles du chef papou Mundiya Kepanga dès la galerie d'accueil du Musée. La Tour Eiffel semble naviguer sur la pirogue du peuple kichwa. Partout dans le Musée (de la galerie d'accueil à la galerie de l'Homme et au Balcon des Sciences), on rencontre les oeuvres végétales de Frans Krajcberg.

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20 septembre 2017

Guy Goffette, à la rencontre poétique Tiasci Paalam, en septembre 2017

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C’est avec un poème publié dans La vie promise que Guy Goffette commence sa lecture. C’est un poème qui lui a demandé beaucoup de temps et qui, après plusieurs tentatives, lui est venu presque d’un coup après avoir mûri dans sa tête, après l’avoir accompagné dans ses pas quotidiens, après avoir travaillé presque à son insu en lui-même : « Vivre est autre chose ».

Moi aussi je me disais : vivre est autre chose…

Et lui reviennent alors des souvenirs, ceux du temps où il était instituteur et directeur d’école, ceux du temps de sa propre enfance et de son père, ouvrier (« Plus il est mort, plus il grandit en moi », dit-il), souvenirs d’une vie campagnarde, et de son grand-père qui cultivait le silence avant de parler. Comme lui-même, au fond, auteur de peu de recueils de poésie et de romans, pratiquant l’amitié, la fréquentation des poètes qu’il salue dans ses textes, marchant avec eux, dialoguant avec eux. 

Ce qu’il dit de son écriture pourrait faire croire qu’elle est spontanée. Mais ce serait oublier la fantaisie qu’il donne à ses vers. Comme, par exemple, son rapport avec le sonnet (« un poète au sonnet », dit-il) : ce sont des poèmes de treize vers disposés en trois quatrains plus un vers pour conclure. Écrivant ceci, je pense à Jacques Roubaud, cité ailleurs dans ce blog : « Sur un sonnet pèsent tous les sonnets » et « Un sonnet a les proportions d’une page ». Il faudrait que j’en parle avec Guy Goffette. 

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19 septembre 2017

NOUS et les AUTRES, des préjugés au racisme

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Les visiteurs du Musée de l’Homme, à Paris, après sa rénovation, découvrent de nombreuses pistes de réflexion. Notamment, en ce moment, grâce à l’exposition NOUS et les AUTRES, des préjugés au racisme.

D’abord, la typographie de l’affiche elle-même permet de lire NOUS et les AUTRES de telle sorte qu’on y lit aussi NOUS AUTRES. Et c’est bien la première affirmation qui me vient à l’esprit : mon identité ne se définit pas contre les autres, et, chez les autres, je trouve aussi de mon identité. Térence, « cet esclave africain qui devint le plus talentueux des dramaturges hellénisés de la littérature latine » (selon l’historien Arnaldo Momigliano), auteur de plusieurs pièces de théâtre antérieures à -150 ans avant notre calendrier, écrivait déjà : « Homo sum ; humani nihil a me alienum puto. » (Je suis homme ; je pense que rien de ce qui est humain ne m’est étranger)

Pourtant on trouve, bien après Térence, des façons de réduire les autres à des particularités morales, physiques ou intellectuelles, à leurs aspects, leurs origines, leurs religions. On classe, on ordonne, on décide de la supériorité des uns, de l’infériorité des autres.

À travers des textes de référence, des questions, des définitions, des images, cette exposition nous propose de décrypter les causes et les objectifs des pensées racistes dans nos sociétés.

On y entre comme dans une salle d’embarquement d’aéroport, à la découverte de l’autre, on en sort par une terrasse de café et dans les rues de l’égalité : par le dialogue ouvert.

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18 septembre 2017

George Segal à la Galerie Templon, à Paris

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Rue Beaubourg, au fond d'une cour et au fond d'une impasse, la Galerie Templon présente des oeuvres de George Segal. Des personnages faits de bandes de plâtre, dans des attitudes quotidiennes ou faisant référence à des oeuvres de l'histoire de l'art. On ne pense pas qu'ils vont se mettre à bouger mais que leurs gestes ont été figés tandis que les visiteurs passent. Et les oeuvres couleur anthracite coïncidaient, le jour de ma visite, avec ma lecture du livre de Lutz Bassmann, me projetant dans son monde de très faible lumière.

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17 septembre 2017

On t'appelle Vénus, au Musée de l'Homme, à Paris

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Chantal Loïal est au Musée de l'Homme avec son solo "On t'appelle Vénus", ce samedi 16 et ce dimanche 17 septembre. 

J'ai assisté hier à cette représentation émouvante dans ce lieu où ont été exposés, jusqu'en 1974, le moulage et les bocaux contenant sexe et cerveau de Sarah Baartman. Dans la nouvelle présentation du Musée, un hommage est rendu à cette jeune femme, morte au début du XIXe siècle dans un rappel historique : "De la Vénus hottentote à la restitution de Sawtche".

J'y retourne aujourd'hui, dimanche. À l'occasion des Journées du Patrimoine, l'entrée au Musée et l'accès au spectacle sont gratuits.

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16 septembre 2017

Sur une corde dans un conte

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Il y a quelques jours, je vous présentais un livre de Franck Pavloff, La nuit des enfants qui dansent. « Un garçon mince, délié, défie le vide à vingt mètres du sol ». Son prénom, Zâl. Il veut rejoindre le Simorg, roi des oiseaux dans le poème persan intitulé Le langage des oiseaux, parfois La conférence des oiseaux. Sur une coRDe, Zâl entre dans un coNTe. 

Dans cette phrase que je viens d’écrire, le mot corde devient conte par le changement de seulement deux lettres : RD se transforme en NT. D’autres mots permettent ce changement :

boRDé - boNTé
caRDon - caNTon
buvaRD - buvaNT
chaRDons - chaNTons
brocaRDe - brocaNTe
gaRDe - gaNTe

Il y en a d’autres encore. Je vous propose de choisir une paire de ces mots et de les mettre dans une phrase.

Exemple : nous chaNTons en cueillant des chaRDons.

C’est à vous main tenant. Postez vos phrases ainsi composées dans les commentaires ci-dessous. Merci.

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