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22 juin 2017

Derain Balthus Giacometti, une amitié artistique - au Musée d'Art Moderne, à Paris

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Quelquefois, les expositions collectives inventent des liens entre les artistes pour justifier leur rapprochement. Cette exposition au Musée d’Art Moderne s’appuie au contraire sur une amitié dont on peut suivre les traces réelles. Et les toiles exposées, plus qu’en montrer les similitudes, expriment les originalités de chacun des trois. Et c’est toujours intéressant de replacer ainsi les oeuvres dans leur contexte historique. Cela montre à la fois les références communes et la créativité de chacun. Ainsi, Giacometti n’est pas arrivé dans le monde de l’art par hasard. Balthus peint un portrait de Derain qui semble être surtout un portrait de Balthus. Derain peint, par exemple Geneviève à la pomme qui pourrait être une femme peinte par Balthus. Mais, au-delà de ces ressemblances (rares), ce sont les personnalités qui s’expriment, comme dans les natures mortes, Giacometti posant une pomme isolée sur un buffet, Derain réalisant une composition presque classique avec fruits, récipients et instruments de musique, Balthus plantant un couteau dans du pain et cassant le col d’une carafe avec un marteau. Plusieurs thèmes sont ainsi abordés dans cette exposition qui dit beaucoup de l’art de la première moitié du XXe siècle. Les oeuvres de Giacometti sont certainement celles qui me touchent le plus et, en particulier le jour de ma visite, le bronze intitulé L’objet invisible.

On peut visiter cette exposition jusqu’au 26 octobre 2017. Les photos y sont interdites.

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21 juin 2017

Last Work, de Ohad Naharin (Batsheva Dance Company) au Théâtre de Chaillot

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C’est le film Mr Gaga qui nous a donné l’envie de voir ce spectacle. Nous attendions sans doute les mouvements d’ensemble puissants et précis, et tout commence avec des déplacements individuels, isolés, lents et presque au ras du sol, tandis qu’une femme en robe bleue court en fond de scène. Elle courra pendant tout le spectacle. Que fuit-elle ? Est-elle indifférente à ce qui se passe sur le plateau : rencontres, attroupements, tentatives de couples devant d’étranges personnages vêtus de robe noire et menaçants, tirs d’arme, libertés restreintes. Elle-même sera prise au piège de cette société qui ne la laissera pas s’évader. Si on ne peut pas fuir, on sera donc condamné à finir à genoux, les mains sur la tête. Last Work explore la fin d’un monde. L’énergie des danseurs, seuls ou en groupe, permet d’espérer un avenir malgré les périls qui surgissent autant dans la vie sociale que dans les relations amoureuses. La dernière image — ainsi que le titre — permet d’en douter, à moins qu’elle suggère la nécessité d’éviter le sur-place.
(photo Gadi Dagon)

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20 juin 2017

Bernardo Schiavetta à la Rencontre poétique de juin 2017 chez Tiasci-Paalam

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Abracadabra, formule magique intraduisible, nous introduit à la poésie de Bruno Gonzalvi, hétéronyme de Bernardo Schiavetta, dont nous retiendrons son goût pour la forme, et plus particulièrement ce soir-là, celle du miroir. Evidemment, nous ne sommes pas loin de la contrainte oulipienne et de cette règle : « un texte écrit suivant une contrainte parle de cette contrainte ». Mais ce qui est étonnant et captive l’auditoire, c’est l’apparition, à partir des formes même et des mots qu’elles utilisent, d’un personnage, non pas un double de l’auteur, mais bien un personnage auquel l’auteur va construire peu à peu une biographie. Les textes présentés sont le résultat de ce travail sur la forme nourri de la grande érudition de ce Bruno Gonzalvi. La biographie de l’hétéronyme Bruno Gonzalvi traverse le XXe siècle, les mouvements littéraires (Dada, le surréalisme…), en particulier ceux de l’Europe (il cite Paul Valéry parmi les auteurs français). Mais il prend aussi sa matière dans des textes plus anciens : Shakespeare, Dante, etc.

Nous avons donc devant nous Bernardo Schiavetta, qui, d’une certaine manière, fait taire son « moi » pour faire émerger un « moi » plus profond traversé par les mots d’autres auteurs, porté par des rythmes accueillants et, dans l’histoire qu’il nous raconte ce soir, une langue qui n’est pas sa langue maternelle. Les procédés révélés ici d’écriture en miroir témoignent de cette démarche. Dans le dialogue qui s’installe avec les auditeurs, Bernardo Schiavetta, par ailleurs psychiatre, réfute toute idée de schizophrénie, parle plutôt de fictionnalisation et fait référence à Jung.

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La poésie n’est pas seulement l’expression d’un sens, de sensations, de sentiments qu’un poète s’évertuerait à mettre sur papier. L’Encyclopédie Larousse, à l’article Poésie, indique : L'étymologie du mot « poésie » est déjà une interprétation du fait poétique : poiêsis pour les Grecs signifie « création », du verbe poiein (« faire », « créer »). Le poète, qui s'est appelé d'abord l'« aède », le chanteur, est considéré comme le créateur, l'artiste par excellence, car il invente en même temps le langage, avec ses figures et son rythme, et l'objet du langage, que doit conserver l'architecture du poème.

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19 juin 2017

Miroir(s), une création de Bernadette Gruson

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Alice passe de l’autre côté du miroir, comme si un autre monde existait quand on franchit ce seuil. Pierre Bonnard a peint des autoportraits dans le miroir d’une salle de bains, vers la fin de sa vie. Qu’est-ce qui apparaît quand on se regarde dans ces vitres de formes diverses ? Qu’est-ce qui réfléchit ? Une image de soi ? Un souvenir, comme un cinéaste dont j’ai oublié le nom voit y apparaître le visage de son père ? Soi-même comme un autre (pour reprendre un titre de Paul Ricoeur) ? Bernadette Gruson propose un dispositif où, du fond du miroir (qu’il soit mural, que ce soit celui d’une coiffeuse ou d’autre meuble intime), apparaît une oeuvre d’art, peinture ou sculpture, représentant un nu, masculin ou féminin. Dans le casque qui m’isole un instant face à ce miroir, des voix parlent du corps que je vois. Mon regard va suivre sur le corps devant moi les mots que j’entends. Ce ne sont pas des propos de spécialistes, mais des réactions de femmes et d’hommes découvrant les corps représentés. Elles disent, ces voix, le plaisir, l’étonnement, le désir, l’amusement. Elles suivent chaque détail de ces corps exposés comme si les modèles exprimaient leur intention propre alors qu’ils portent celle des artistes qui les ont mis en scène. Un dialogue surprenant et agréable s’instaure de cette façon entre plus que deux personnes, cette nymphe devant une grotte et le spectateur, ce colosse endormi et celle qui passe devant lui. La relation, par ce jeu de miroirs qui démultiplie les images (certaines oeuvres incluant elles-mêmes des surfaces réfléchissantes), ouvre l’espace et permet aux imaginaires d’entrer de l’autre côté du miroir, d’y rencontrer l’émotion de celui-ci, l’agacement de cette autre, le rire d’une troisième. Je suis assis avec ce jeune homme sur un rocher, je viens prendre part au déjeuner sur l’herbe… Et ces corps intouchés deviennent un peu le mien, et me touchent. 

J'ai vu cette installation au !POC! d'Alfortville (94) où elle est visible jusqu'au 26 juin 2017.

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18 juin 2017

À Rouen, début juin

Il m'était donné une heure avant le départ du train. J'ai fait un petit tour dans la ville.

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17 juin 2017

Les mots cachés des soirs de juin

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Dans un poème fameux, intitulé Roman, Arthur Rimbaud écrit :

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !

Savait-il que, bien des années plus tard, juin serait un mois d’élections ? Et d’abstention… On peut en effet trouver ce mot en piochant des lettres dans ce vers.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !

Savait-il que, des années plus tard, juin serait un mois de ramadan ? Donc de jeûne… On peut en effet trouver ce mot en piochant des lettres dans ce même vers.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !

Il savait sans doute qu’on peut aussi interpréter faussement des impressions en ce mois : dans ce même vers, on peut piocher des lettres pour former le mot « illusion ».

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !

Vous pouvez trouver, vous aussi, d’autres mots en piochant des lettres dans le vers d’Arthur Rimbaud, et, quand vous en aurez au moins trois, vous pourrez les placer dans une phrase.

Par exemple, avec « abstention », « jeûne », « illusion », je peux écrire : En ce mois de jeûne et d’abstention, je me libère de toute illusion.

C’est à vous main tenant. Composez une phrase à partir de mots cachés dans le vers de Rimbaud. Et postez la dans les commentaires ci-dessous. Merci.

En cliquant sur la photo, vous atteindrez le site de Poésie botanique où je l'ai trouvée.

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16 juin 2017

Guinguettes et Compagnies 2017 - (4)

Sous les coupoles de l'Atelier de la Voûte, autour des manèges, devant les spectacles, en attendant des frites, un peu partout sur le site, le public, nombreux et familial, s'est réjoui de ces deux jours de fête partagés.

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15 juin 2017

Guinguettes et Compagnies 2017 - (3)

Après quelques images du samedi, voici ce qu'on pouvait voir le dimanche. Ne pouvant être partout, des spectacles ont échappé à mon appareil-photo.

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Initiation à la pêche

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M. et Mme Bonheur

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Les Zanimos, Caffe sola

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Théâtre Group'

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Les géants de l'Atelier de la Voûte

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Le train des Guinguettes

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Johnny Montreuil

(à suivre)

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14 juin 2017

Guinguettes et Compagnies 2017 - (2)

Après vous avoir présenté quelques aspects de la déco, voici quelques images du samedi. La pluie a bien tenté de perturber le début de la soirée, mais n'a finalement pas empêché que tous les spectacles aient lieu. En voici quelques-uns.

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Cie des quat'saisons, l'arbre nomade

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Cie les Cracottes, M. et Mme Bonheur

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Le petit train des Guinguettes

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Pont népalais de l'activité Spéléo

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Les frères Carton, Le réveil des vilains

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Fabrication maison - Espace Ludothèques

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Cie cîrconflexe, Télé-friction

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Cie 3 secondes, Born to be wild

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Balto Parranda - Ulitza Orkestar - BKO quintet

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Cie Transe Express, Les tambours de feu

(à suivre)

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13 juin 2017

Guinguettes et Compagnies 2017 (1)

Chaque premier week-end de juin, revient le festival Guinguettes et Compagnies, sur les rives de l'Yvette, à Villebon-sur-Yvette et Palaiseau (91). Aujourd'hui et les jours suivants, vous trouverez sur ce blog des photos de cette 27e édition. Et d'abord, la déco.

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(à suivre)

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