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06 juillet 2015

Les douze travaux d'Hercule

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Un film d’animation a été réalisé par les élèves de 6ème D du Collège Chantemerle de Corbeil-Essonnes (91) en partenariat avec la MJC Fernand Léger. Encadrés par Mathieu Verhaverbeke, ils ont expérimenté les techniques de pâte à modeler, de papiers découpés, d'autres objets et de film image par image. Mais pour parvenir à raconter en 17 minutes les aventures d’Hercule (Héraclès), c’est toute la communauté éducative qui s’est engagée dans ce projet : littérature, histoire, géographie, mathématiques… Le texte est lu par les élèves, chaque personnage ayant sa partie, les autres tenant le rôle du choeur. On se souviendra que les douze travaux n’étaient pas faits pour valoriser la force brute d’Héraclès, mais pour le punir du grave crime qu’il avait commis un jour d’ivresse en tuant toute sa famille. Et que ce soit du fait de la jalousie d’une déesse, Héra, n’y change rien. À travers ses exploits, Héraclès a souvent libéré les lieux et les gens de monstres et de grands dangers, se libérant lui-même, à la fin, de la malédiction.

En cliquant sur l'image ci-dessus, vous atteindrez ce court-métrage.

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05 juillet 2015

La caravane des caravanes, à Fleury-Mérogis (91)

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Coïncidence, la veille de l’installation de cette manifestation à la Pointe Verte, à Fleury-Mérogis, on annonçait l’arrivée d’autres caravanes dans un autre secteur de la ville. Mais ici, à la Pointe Verte, pas besoin de casser une grille d’accès ni d’envisager une expulsion : les caravanes accueillent, le temps d’un week-end, le public venu participer à des spectacles particuliers (petite jauge, durée relativement courte, environ 30 minutes ou moins, et convivialité). Ainsi, j’ai pu découvrir (bien que je n’aie pas vu toutes les propositions) une histoire de Barbe Bleue par les Arts Nomades, m’intéresser aux objoires de la Compagnie Lodela, objets porteurs de mémoire, assister à un thriller musical du Caravaning Club, voir de l’extérieur l’initiation aux petites merveilles de Tralala Splatch, et écouter une des Épopées intimes en Compagnie Desfemmes. J’ai aussi bu un coup au bar de Babel-Gum et rencontré beaucoup de gens d’ici ou de là, un musicien du groupe De Kop Tut mir Vey qui s’est constitué dans cette ville, un des Frères Kazamaroffs, des amis d’Animakt, d’autres personnes que je ne connaissais pas, habitants de la ville ou voisins. Et Jean-Marc Frésil, qui venait de démissionner de son poste d’Adjoint à la Culture de cette Ville de Fleury-Mérogis, précisant : « À Fleury comme partout ailleurs le choix a été une approche comptable « la culture ça coûte cher ». La seule solution pour ne plus avoir de bombes ou de voitures qui brûlent en bas des immeubles, ou au fin fond de la Lozère, est l’Éducation… que ce soit sur les terrains de sports, dans un amphithéâtre ou autour d’un violon… Il faut, maintenant, que le « Politique » mette en œuvre les discours tenus à la tribune. »

En quelques heures, et autour de l’accueil d’un évènement festif, c’est ainsi toutes les préoccupations de la période qui nous réunissaient ici.

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Les Arts Nomades - Cie Lodela

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Tralala Splatch - Caravaning Club

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En Compagnie Desfemmes

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04 juillet 2015

Je sais qu'on est dans un épisode caniculaire

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Dans le livre d’Ito Naga intitulé Je sais, on trouve, en particulier, des petits récits découpés en deux ou trois fragments introduits chacun par ces deux mots « Je sais ». Je vous propose, ce samedi, de décrire une situation ou un évènement dont vous avez été le témoin, ou une action que vous avez faite. Essayez de l’écrire en trois propositions courtes. Puis écrivez ces propositions sous la forme utilisée par Ito Naga.

Exemple : 

Une situation ou un évènement ou une action : Ce matin, après m’être levé, je suis allé à la fenêtre. Il faisait déjà très chaud.

« Je sais » 

Je sais que, ce matin, je me suis levé.
Je sais que je suis allé à la fenêtre.
Je sais qu’il faisait déjà très chaud.

C’est à vous main tenant. Postez vos « Je sais » dans les commentaires ci-dessous. Merci.

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03 juillet 2015

Paroles et tonalités poétiques du Congo et d'ailleurs

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En marge du Marché de la Poésie, la Librairie-Galerie Congo, à Paris, proposait une soirée de lectures, le 16 juin.

Gabriel Mwéné Okoundji présentait les intervenants avec un ton à la fois amical et humble, parfois enjoué, en tout cas attentif. 

Antoine Houlou-Garcia, le plus jeune des poètes invités, né à Paris et grand connaisseur de la poésie et de la littérature francophone d’Afrique, a lu deux textes, s’accompagnant pour l’un d’une flûte et pour l’autre d’un chant ; il donnait à l’intimité de son propos une douce et discrète musicalité qui atteignait la sensibilité même des auditeurs.

Sauve-Gérard Ngoma-Malanda est venu nous faire partager sa Danse des silhouettes (c’est le titre de son second recueil). On aborde avec lui le fleuve et l’au-delà du fleuve. C’est à la fois le fleuve Congo et une sorte de Styx qui nous conduit au souvenir de la mère du poète qui nous touche par son émotion.

Avec Hamidou Sall, l’Afrique est plus qu’un continent, le Congo plus qu’un fleuve et la langue déborde, fille de Senghor passant par la Grèce et l’Europe centrale. Les flots ravivent la douleur et la voix du poète ouvre les estuaires dans des Rhapsodies fluviales (j’y reviendrai plus tard).

Patrick Quillier et Sergio Marais nous ont ensuite emportés dans un bruissement de source qui saisit l’oreille et ferait chavirer, voix distillée par les sons de cloches, percussions et multiples instruments touchés comme l’eau passe sur la rive ou sur les cailloux du lit.

Gabriel Mwéné Okoundji conclut cette lecture et je voudrais repartir avec ses mots dans mon esprit tant j’ai apprécié sa présence et le lien qu’il a tressé au cours de la soirée.

Tu me demandes :
– À quoi peut ressembler le visage du sage ?
Je te réponds :
– Sois toute chose sans chercher toujours le pourquoi.
Tu me demandes :
– Quel esprit, quel grand souffle composent son visage ?
Je te réponds :
– Le sage a le visage que ton rêve fait naître à la parole.

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02 juillet 2015

Le lac de Lozère à Palaiseau (91)

Il suffit de descendre à la station Lozère du RER B et de descendre la rue Alfred de Musset. Au Lac de Lozère, vous retrouverez l'Yvette et un chemin pour flâner.

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01 juillet 2015

Pépé, par le Vide-grenier Théâtre

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Ils se demandent, les enfants, pourquoi cet homme, visiblement âgé, ne parle pas, ne répond pas quand ils lui disent bonjour. Ils le regardent un peu inquiets, et on se dit qu’ils ne sont pas du même monde. Ou alors de mondes parallèles. Ils en ont peut-être rencontré, des qui portent leurs valises sans qu’on sache où ils vont, d’où ils viennent. Et qu’on n’écoute pas ou qui ne disent rien. Parce qu’ils portent sur leur dos toute une existence dont les traces s’effacent peu à peu. Même les prénoms ne sont plus en usage aujourd’hui. Si on s’approche, on peut s’asseoir devant les souvenirs de ce passé pourtant pas si lointains et écouter le récit d’une vie presque ordinaire, ayant traversé quelques années, une vie pas héroïque mais qui choisit à la fin l’aventure de la rue plutôt que la solitude enfermée. De cette vie dans la rue on ne saura pas grand chose, un miroir brisé, un téléphone pour écouter la mer. Ce qu’on retiendra, c’est une rencontre. C’est une vie à valises ouvertes.

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J'ai vu cette installation à l'occasion de la Fête du quartier Lozère, à Palaiseau (91) organisée par la Maison de Quartier Jacques Audiberti.

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30 juin 2015

Je sais, d'Ito Naga

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Plusieurs années se sont écoulées depuis que j’ai vu quelques-uns des « Je sais » d’Ito Naga sur Internet. Le nom de l’auteur m’intriguait. Le fait qu’il soit astrophysicien me semblait justifier à lui seul le titre du recueil. Et la question qui me venait alors était : Qu’est-ce que je sais, moi-même ? Et puis, récemment, je suis allé assister à une lecture par Ito Naga de ses textes, en présence de Jean-François Manier, son éditeur (Cheyne Éditeur), dans une librairie nommée Matière à lire, à Paris. 

On a d'abord parlé du cheminement de l’oeuvre. Comment le texte d’Ito Naga  est-il arrivé entre les mains de cet éditeur de poésie ? Par la poste. Et qu’est-ce qui fait que Jean-François Manier et les lecteurs de sa maison d’édition l’ont retenu ? Parce qu’il y avait là une écriture originale. Est-ce que c’est de la poésie ? Difficile de répondre que, oui, ces affirmations introduites par deux mots (« Je sais ») sont des poèmes, et pourtant s’en dégage un climat particulier, une façon très originale de raconter les évènements saisis, fragmentés, pénétrés de sensations, de vues (donc de points-de-vues). Il ne s’agit pas de récits, mais bien d’images qui se succèdent. Pas de souvenirs communs accumulés, comme on les trouve chez le Perec de « Je me souviens », mais des instantanés posés comme des certitudes qui virent souvent en incertitudes. On y trouve la curiosité de celui qui ne sait pas et voudrait savoir, celle du lecteur qui va se laisser prendre au jeu, à l’humour qui va le séduire, et au sérieux qui va le surprendre. 

Avec « Je sais », Ito Naga questionne la vérité de nos perceptions, la séparation radicale de nos identités, la linéarité et la réciprocité des rayons lumineux.

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29 juin 2015

Meursault, contre-enquête - de Kamel Daoud

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Moussa est « mort dans un livre ». Mais il n’avait pas de nom, c’était seulement « l’Arabe », tué sur une plage, « à cause du soleil », par Meursault, dans le roman de Camus, L’Étranger. C’est de là que ça part. Kamel Daoud est Algérien. En creusant cette histoire, comme on creuse une tombe, il met en scène l’Algérie d’aujourd’hui, celle qui fera bientôt fermer les bars où l’on vend de l’alcool, comme ce bar où son personnage, Haroun, reçoit la visite d’un universitaire curieux de savoir qui Meursault a tué… Au début, on partage l’indignation du narrateur. L’Arabe n’a pas de nom, et Meursault n’est condamné que pour n’avoir pas pleuré à l’enterrement de sa propre mère. Qu’en est-il de la mère de l’Arabe tué ? Qui s’en soucie ? Haroun, le frère, va devoir porter le deuil que lui inflige cette mère. Et c’est une Algérie méconnue qui apparaît ici. Où est le père ? Dans la tombe du frère, il n’y a pas de corps… Creuse le récit dans ce passé si proche, celui de la guerre d’indépendance. Le lecteur en veut au colon, jusqu’à ce que la situation change. Le 5 juillet 1962, tuer devient un crime. Et Haroun voit son reflet dans le roman de Camus quand il n’y voyait que l’anonymat de son frère. Et intervient alors Meriem. L’amour de la lecture, l’amour de la langue, l’amour de l’histoire même, l’amour interdit mais qui donne du goût à la vie, au passé, au présent.

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28 juin 2015

Les enfants des G, une publication d'atelier d'écriture

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Un livret vient conclure une année scolaire. Celui-ci est fait des textes écrits par les lycéens d'une classe de Seconde professionnelle (Lycée Marguerite Yourcenar de Morangis - 91 -) autour des aventures de Thésée. Voici comme le présente le professeur de cette classe, Alexandre Baron :

Les élèves de seconde G ont bénéficié de neuf séances d’atelier, en demi-groupes, le mardi matin et après-midi avec Marc Verhaverbeke, dans le cadre du programme de la Région «  Réussite pour tous » et d’une convention avec la MJC - Centre social de Chilly-Mazarin. 

Le projet a été élaboré autour du thème d’éducation civique intitulé « égalité, différences et discriminations ». Pour appréhender ces notions, en débattre et nourrir leurs réflexions, les élèves se sont appuyés sur les aventures de Thésée. Le travail s’est notamment concentré sur son affrontement avec le Minotaure, cet être différent rejeté par son père, banni de la société et transformé en monstre par la prison. 

Deux ouvrages les ont guidés dans leur démarche : Le Feuilleton de Thésée de Murielle Szac et La maison des feuilles de Marc Z. Danielewsky. 

Construire sa citoyenneté c’est aussi apprendre à s’exprimer en respectant des règles. A chaque séance, les élèves ont écrit à partir de mots, de phrases ou de textes déclencheurs en suivant une contrainte. Les textes produits ont été lus et écoutés avec respect. 

L’atelier a, par ailleurs, suscité le plaisir de jouer avec les mots, d’en oublier le sens pour se laisser porter par la poésie et l’émotion.  

Remis aux élèves la semaine dernière, ce livret est la trace du parcours que nous avons fait ensemble, favorisant un travail collectif et valorisant plusieurs semaines de rencontre, d'expression et de dialogue. Quelques trouvailles :

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Au palais, un idiot raconte des mythes intelligents.
Je connais le vieux mythe de la jeune mer bleue.
Thésée avait la fierté d'un prince. Il était joyeux et dansait pieds nus. Il était comme un oiseau libre.
Fermer la maison, se perdre et aller.
Ils incarnent sans l'obtenir, et le désirent, la corde et la construction, l'unique et la moisissure, l'art et le complice.
Celui qui pense être perdu comme un chiffre ou un malheur...
Elle retrouve le trésor et l'enfance.

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27 juin 2015

Ponctuations

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Il paraît, m’a-t-on dit, que la marque Apple veut supprimer de ses futurs claviers le point-virgule au prétexte que cette ponctuation serait peu utilisée. La discussion qui s’est alors engagée portait sur le fait qu’une marque américaine ne pouvait ainsi altérer langue et écriture. Nous étions outrés. Rentré chez moi, j’ai voulu vérifier l’information. Elle venait d’un article publié par Le Point (y a-t-il un meilleur titre pour évoquer la ponctuation ?) le 1er avril de cette année. C’était donc un « poisson d’avril ». Et, pour le confirmer, l’article se concluait par ces lignes : « Les clients qui souhaitent à tout prix obtenir un point-virgule sur leur clavier pourront l'exiger via un formulaire dédié. Mais devront renoncer à l'ensemble des services d'Apple (iCloud, iTunes, etc.), et mettre leur patrimoine génétique à disposition des laboratoires de Cupertino. »

Donc nous gardons le point-virgule ! Je me souviens d’un « sonnet ponctué » publié en 2000 par Hervé Le Tellier dans un petit livre intitulé Zindien, et dont Henri Cueco a donné la version qui illustre cet article. Je vous propose d’écrire le texte en respectant la ponctuation exprimée dans le premier quatrain :

Virguleuh point-virgul’ point d’interrogation 
Virguleuh point-virgul’ trois points de suspension
Virgul’ virgul’ deux points ouvrez les guillemets
Point-virgul’ point final fermez les guillemets

Exemple :

Ce soir, il serait temps d’aller dormir ; qu’est-ce qui me tient encore éveillé?
Ce soir, je vais peut-être encore lire ; même si cette lecture m’ennuie un peu…
Demain, oui demain, je pourrai dire : « J’ai fini ce livre ennuyeux
hier soir ; et j’avoue qu’il m’a quand même intéressé. »

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C'est à vous main tenant. Merci de poster votre texte ponctué (les rimes ne sont pas obligatoires) dans les commentaires ci-dessous. Ne suivez pas les indications d'Henri Cueco : il a interverti virgule et point-virgule dans le deuxième vers...

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