main tenant

19 octobre 2018

FIAC 2018 aux Tuileries, à Paris

Le temps est revenu de la FIAC à Paris. C'est l'occasion de faire un tour aux Tuileries, le jardin où les corbeaux profitent aussi de l'art contemporain.

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Près de l'OEuvre boite de Gilles Barbier

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Sur l'Arbre aux voyelles de Giuseppe Penone

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Appelant à la Révolution d'Alicja Kwade

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18 octobre 2018

Ça raconte Sarah, de Pauline Delabroy-Allard

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La référence à India Song arrive très vite dans ce récit d’un amour dévorant. Voilà, toi qui me parles d’elle, « de ses nuits de nos nuits / de ce désir-là / de ce désir mort ». L’écriture de ce roman nous saisit et nous entraîne dans l’excès, la passion, qui donne tout et le reprend jusqu’à éteindre le corps qui n’en peut plus, l’esprit qui perd la mémoire tant cet amour-là a pris toute la place, ne laissant rien aux autres, à la vie même. Aimer c’est donc mourir, pas d’autre issue, pas d’exil possible hors de l’amour. La musique nous rattrape toujours : chanson « qui ne veut rien dire », Schubert, Beethoven… Elle s’insinue dans nos têtes. Et fuir ne sert à rien puisqu’elle est en nous. L’auteure ponctue certains passages, comme pour s’accroccher au réel, de définitions ou de descriptions d’une pièce de théâtre, d’une oeuvre musicale, du vent même qui souffle à la fin du livre. Qui souffle à rendre folle, qui souffle pour éteindre la flamme jaillie du soufre d’une allumette. Pauline Delabroy-Allard cite les noms de Marguerite Duras, d’Hervé Guibert et de Stendhal à la fin, « qui fut consul à Trieste ».

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17 octobre 2018

Pippo Delbono au Centre Pompidou

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Une grande rétrospective du théâtre et du cinéma de Pippo Delbono est proposée au Centre Pompidou. Et une installation en forme de labyrinthe où se perdre c'est se trouver.

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16 octobre 2018

Figuration critique 2018 (3)

Des animaux. En voici trois, dont un chien décolliérisé :

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Milo Dias

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Michaël Dullin

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Christophe Renault

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15 octobre 2018

Figuration critique 2018 (2)

Il y avait aussi beaucoup de corps.

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Evelyne Galinski

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Robert Keramsi

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Premier plan : R. Keramsi
Arrière-plan : C-A. Thibaud

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Pascal Golem

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14 octobre 2018

Figuration critique 2018 (1)

C'est au Bastille Design Center. PLus de soixante-dix artistes. Beaucoup de visages.

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Evelyne Galinski

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Jérôme Oudot "Trëz"

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Claude Lieber

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Charlotte Lelong

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Monch

L'exposition se termine ce 14 octobre 2018 à 17h.

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13 octobre 2018

Homophonies

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Un bon appartement chaud et un Bonaparte manchot sont deux énoncés homophoniques, c'est-à-dire qui ont une prononciation identique. 

La variation homophonique

À partir d’un énoncé donné (un nom propre, une phrase), trouver le plus grand nombre possible d’énoncés qui soient entièrement ou partiellement homophones. 

Les oulipiens (suivre le lien dans la colonne de droite) ont ainsi joué, en 1973, avec le nom de Montserrat Caballé, inventant plus de cent occurences dont la plus souvent citée est sans doute : Mon Chirac a bâillé. Cette proposition oulipienne sonne aujourd’hui comme un hommage. Hommage et homophonie ont, d’ailleurs, en commun leurs trois premières lettres.

Pour vos homophonies de ce jour, je vous suggère de prendre le titre d’un livre que vous lisez ou que vous avez lu, et d’en tirer deux ou trois variations homophoniques.

Exemples :
La métamorphose : Là mets ta mort Faust - L’âme est amorphe, ose - Lame, étame, hors fosse.

Les misérables : Lait, mise et râble - Les miss Érable - Les miss errent, ah ! bleues…

Comme vous pouvez le constater, l’homophonie a souvent besoin de l’à-peu-près.

C’est à vous main tenant. Postez vos titres homophoniques dans les commentaires ci-dessous. Merci.

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12 octobre 2018

Matière à faire de l'esprit, exposition à la Maison des arts d'Antony (92)

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Le voyage proposé par les trois artistes de Présences magiques - Luc Arrignon, Rémi Hostekind et Joanna Schecroun - nous prend sous le charme. Cérémonies vodoun du Bénin, images construites à partir de photos et intégrées par les artistes : sculptures et peintures - calligraphies. Ce sont, pour l'essentiel, des visages dans la lumière et dont le regard profond nous atteint. On voudrait y revenir tellement on se sent transporté au coeur des énergies vitales.

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Cette exposition remarquable est à voir jusqu'au 28 octobre 2018

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11 octobre 2018

Frère d'âme, de David Diop

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L’évènement qui déclenche le livre est la mort de Mademba Diop, refusée par Alfa Ndiaye qui va le regretter tout le reste de sa vie, tout le reste de la guerre d’abord, et ensuite. Mademba Diop a imploré trois fois Alfa Ndiaye de l’égorger pour en finir avec les souffrances atroces qu’il endurait, « le dedans dehors, comme un mouton dépecé ». Mademba, son « plus que frère ». Après cela, Alfa se met à penser par lui-même : ni la tradition, ni le devoir, ni les ordres n’ont de prise sur lui. Après avoir été « un héros de guerre », il devient « un fou dangereux, un sauvage sanguinaire ». La folie, la sauvagerie, c’est ainsi que ceux qui sont dans les tranchées, le « ventre de la terre », le considèrent mais Alfa n’est pas idiot. Il sait de plus en plus de choses sur la guerre, sur Dieu, sur les femmes, sur sa mère, son père « le vieil homme », sur son « plus que frère », sur la vie en un mot, la vie qui est la mort aussi puisque « toute chose est double ». Mademba n’est ni un frère de lait, ni un frère de sang, mais un « frère d’âme ». L’écriture de David Diop semble simple mais elle est à double détente et le secret n’en sort qu’à la toute fin du livre, par la révélation d’une traduction inouïe, et parce que nul être humain ne peut abandonner son « plus que frère » dans une terre anonyme, une « terre à personne », une terre aux « hautes cicatrices ». 

« Ce sont les cicatrices qui racontent l’histoire ».

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10 octobre 2018

Frère d'âme, de David Diop - extrait

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Après Stabat Mater Furiosa, de Jean-Pierre Siméon, après Salina, de Laurent Gaudé, j’ai entrepris la lecture de Frère d’âme, de David Diop. J’y reviendrai plus tard. Nous sommes plongés dans les tranchées de la guerre de 14-18. C’est un tirailleur sénégalais qui parle. En voici un extrait :

« Je crois avoir compris que ce qui est écrit là-haut n’est qu’une copie de ce que l’homme écrit ici-bas. Par la vérité de Dieu, je crois que Dieu est toujours en retard sur nous. Il ne peut que constater les dégâts. (…) C’est ça la guerre : c’est quand Dieu est en retard sur la musique des hommes, quand Il n’arrive pas à démêler les fils de trop de destins à la fois. »

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Sur le même sujet, vous pourrez voir À âmes égales - Noir de boue et d'obus, spectacle de danse de la Cie Difé Kako, une autre façon de parler de la "force noire", le 18 oct. à Aubervilliers - L'Embarcadère (renseignements sur le site de Difé Kako).

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