main tenant

28 mars 2015

Le coach a été accueilli en guest star

Ecoles-de-commerce

Et si au lieu de coaching, vous disiez guidance (l'image ci-contre est extraite d'un site français de guidance...) ? Et si, plutôt que burn-out, vous disiez syndrome d’épuisement professionnel ? Le streaming serait une diffusion en flux, le home cinema redeviendrait un cinéma à domicile, la guest star enfin serait la tant attendue vedette invitée. Parfois, bien sûr, le raccourci va bien : burn-out, par exemple, a l’effet brutal d’un épuisement soudain. Mais parfois, on se demande pourquoi on a choisi le mot anglais, comme biopic (que mon correcteur automatique d’orthographe s’acharne à écrire bionique!), plutôt que biofilm.

Allez donc faire un tour sur le site France Terme (en cliquant sur ces deux mots soulignés). Cherchez-y ces mots anglais que la presse, la paresse ou la mode mettent dans notre quotidien. Placez-les dans de courtes phrases et joignez les phrases avec les mots français correpondants. 

Exemple :

Après le crash de l’Airbus de Germanwings dans les Alpes, dans lequel 150 personnes sont mortes, mardi 24 mars, le niveau de sécurité des vols low cost s'est à nouveau retrouvé au centre des interrogations. (lu sur FranceTVinfo)

Après l’écrasement de l’Airbus de Germanwings dans les Alpes, dans lequel 150 personnes sont mortes, mardi 24 mars, le niveau de sécurité des vols à bas coût s'est à nouveau retrouvé au centre des interrogations. 

C’est à vous main tenant. Merci de poster vos phrases (vous en trouverez aisément dans la presse quotidienne) dans les commentaires ci-dessous.

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27 mars 2015

Afectos, de Rocio Molina, Rosario la Tremendita et Pablo Martin

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Je l’avais vue seule pour la première fois un petit matin d’été au bord de la Seine. La voici en trio dans la soirée d’une salle de spectacle à la fin de l’hiver. Elle était vêtue de blanc, elle est vêtue de noir et de couleurs.

Les mêmes frottements des pieds, les mêmes frappes au sol, les mêmes frottements, les mêmes frappes des mains, quelques images alliées à la contrebasse de Pablo Martin, une guitare dont elle ne joue pas mais qu’elle étreint, et la voix de Rosario La Tremendita, les souffles accordés, les mots chuchotés… On en sort étonné comme la première fois, et, même si ce spectacle ne tient pas sa tension d’un bout à l’autre, je me dis que Rocio Molina nous étonnera encore et qu’il faudra la revoir, peut-être cette même pièce, cette histoire d’une femme, d’une danse portée par une voix de femme, d’un corps qui essaie, qui ose, qui embrasse, qui dit des secrets, qui penche et cherche et retrouve l’équilibre de la marche et de la relation à l'autre.

(photo de Juan Luis Jaén - periodisticos.com)

J'ai vu ce spectacle au Pôle culturel d'Alfortville (94) dans le cadre du Festival des écritures.

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26 mars 2015

Exit / Exist, de Gregory Maqoma

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Il porte en lui l’histoire de son ancêtre, mort en prison en 1873 pour avoir combattu le colonisateur anglais. Gregory Maqoma tremble, habité par cette épopée qui va nous faire traverser siècles et pays, plonger dans la terre d’où a disparu le bétail en même temps que changeait le monde. Ce monde ancien, s’il a disparu, laisse des traces indélébiles dans les corps d’aujourd’hui. Que le guerrier devienne danseur, qu’il partage l’eau et la nourriture, qu’il enterre ou exhume le passé, il se laisse pénétrer des souffrances et des luttes qui l’ont précédé, le costume qu’il endosse assume tout. Un quatuor d’hommes chante les chants de la terre, les chants du labeur, les chants des combats, les chants de l’espoir, les chants de la vie et de la mort et de la vie. Une guitare, au loin, accompagne les mouvements des hommes.

J’ai pensé au spectacle d’Akram Khan et Israel Galvan, Torobaka. Et n’ai pas été étonné de lire, dans la biographie de Gregory Maqoma qu’il avait travaillé avec Akram Khan. Ces relations entre les continents produisent de bien beaux et puissants effets.

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25 mars 2015

L'insurrection poétique

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Il y a une semaine, dans la salle des mariages de la Mairie du 2e arrondissement de Paris, était organisé par La Scène du Balcon le lancement de l’anthologie liée au Printemps des poètes et éditée par Bruno Doucey, L’Insurrection Poétique.

Une quinzaine de poètes et traducteurs y ont lu des textes qu’on peut retrouver dans l’ouvrage présenté ce soir-là par Bruno Doucey, Christian Poslaniec et Murielle Szac. 22 chapitres composent un « Manifeste pour vivre ici », entre les deux vagues qui nous font une terre étroite : « l’une bleu marine, l’autre noire, toutes deux s’attachant à ruiner la confiance en l’homme », écrit l’éditeur dans sa préface. 110 poètes debout dans un monde que certains voudraient assis. De nombreuses voix que le fracas des armes et la montée des peurs rendent parfois inaudibles. Un recueil qui complète le précédent « Vive la liberté » publié à destination des adolescents mais qui est aussi accessible à tous. 

Vous, apprenez à voir au lieu de regarder
Bêtement. Agissez au lieu de bavarder !
Voici ce qui a failli dominer le monde.
Les peuples ont fini par en avoir raison.
Mais nul ne doit chanter victoire hors de saison.
Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde.

(Bertolt Brecht - La résistible ascension d’Arturo Ui)

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24 mars 2015

Le feuilleton de Thésée, de Murielle Szac - mars 2015

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Murielle Szac renouvelle la lecture de la mythologie grecque en la publiant sous forme de récits en cent épisodes. Récits qu’on a envie de lire à voix haute et qu’accompagnent des dessins de Rémi Saillard. C’est notre rendez-vous mensuel.

Tout droit ? À gauche ou bien à droite ? Trois couloirs s’offraient à lui, tous identiques. Il choisit de tourner à droite. Quelques mètres plus loin, le couloir aboutissait à une impasse : un mur barrait la route de Thésée et de ses compagnons, ils devaient revenir sur leurs pas. Rien ne leur permettait d’avoir des repères. Thésée s’engagea dans un autre corridor, qui, très vite, lui offrit aussi trois chemins possibles : en face, à gauche ou à droite. Seul le hasard guidait ses choix. L’intensité des torches baissait, l’air se raréfiait. La troupe progressait ainsi à tâtons depuis une heure. Thésée était de plus en plus inquiet. Il commençait à comprendre les sortilèges du labyrinthe.

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23 mars 2015

La pyramide des martyrs

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Abderrahmane Sissako commence son film Timbuktu par des tirs détruisant des oeuvres d'art. Et puis, ce sont des êtres humains qui seront torturés, tués.

Après l'attaque dans un musée en Tunisie, des mosquées ont été le lieu d'agressions meurtrières au Yemen.

René Char écrivait, dans Seuls demeurent : « La pyramide des martyrs obsède la terre. (...) Dure, afin de pouvoir encore mieux aimer un jour ce que tes mains d’autrefois n’avaient fait qu’effleurer sous l’olivier trop jeune. »

Abderrahmane Sissako commentant son film affirme : « On ne peut pas parler de la barbarie sans espérer. »

 

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22 mars 2015

Un poème de Tahar Bekri

Le poète tunisien Tahar Bekri avait pris la plume après les attentats contre Charlie Hebdo. Aujourd'hui, son texte vaut aussi pour son pays. 

Tahar Bekri, poète né en Tunisie vivant à Paris depuis 1976, avait écrit un poème après les attentats du 7 janvier. Au lendemain de ceux survenus dans son pays natal, l'auteur confie au Point Afrique : « Hélas, il peut parler aussi de Tunis ».

Place de la République

Et je marche le long de l’hiver
Le front en sueur comme l’arbre nu
Je ne sais si c’est la nuit qui tombe lourde
De mes paupières
Ou mon pas qui tremble au cœur de la houle
Tant de déserts aux bannières sombres
Me clouent à la stupeur enchaînée à la poussière

D’où te vient asphalte cette sanie noire
Leurs chars rasant mes primevères
Les prières sans salut les mausolées en débris
Voici leurs becs de vautours leurs griffes d’ombre

Et je marche sans visage
Parmi les décombres le sourire en berne
La cécité couvrant ma vue
Tant de balles pour faire tarir l’encre
Enterrer votre amour
Vieilles cités de lumière
Voici drapés dans leurs linceuls les hérauts du paradis
Ennemis des rivières
Violeurs des sables et des pierres

Et je marche dans la Nuit qui perd sommeil
Sur les Hashashins sans Alamut
Sur le serpent allié à l’hydre d’hier
La gorge nouée de mille morsures
Dans les vallées aux grottes d’enfer
Cette brûlure braise et cendres confondues 

Frères sœurs je marche parmi vous
Doucement sur la terre
Profanée par ces vivants nourris des morts 

Ce sont vos plumes alertes
Comme des brins de soleil
Au plus haut de ma main
Que je sacre chants de liberté

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21 mars 2015

Les marées de mars

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Aujourd’hui, nous quittons l’hiver pour le printemps. Et les éléments s’en mêlent ! Hier, c'était une éclipse, façon d'escamoter le soleil. En cette fin de semaine, on nous annonce aussi les grandes marées (du siècle !). Avec la marée, on attend un mascaret. Et nous sommes encore en mars. Des lettres (M, A, R, S) que vous retrouvez sans difficulté dans les MARéeS (dans le même ordre), comme dans le MAScaRet (dans un ordre différent), et comme dans eScAMoteR (dans un tout autre ordre).

Ce sera notre jeu du jour. D'abord faire une liste de mots contenant au moins les quatre lettres de MARS, dans l'ordre que vous voudrez, puis placer ces mots dans des phrases. On ne s'interdira pas les petits mots de liaison.

Exemple :

J'ai RASseMblé des AMaRylliS ReMArquéS à MARSeille.

C’est à vous main tenant. Merci de poster vos phrases dans les commentaires ci-dessous.

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20 mars 2015

Patrice Cazelles à la Rencontre poétique chez Tiasci - Paalam, en mars 2015

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On a ri avec Patrice Cazelles. C’est parce qu’il s’ennuyait dans les soirées poésie qu’il a découvert la poésie sonore, cet art qui joue avec les sons autant qu’avec les sens. Des mots qui se chevauchent, des accents qui se mêlent, le corps qui se met en jeu, pas tout à fait comme le ferait un comédien, plutôt comme une simple mise en mouvement. Ça vient d’où ? Ça vient de l’intérieur, ça se propage, ça souffle, ça grésille, ça vit et puis ça meurt. On rit parce que cette poésie exige un corps et que l’on entend souvent la poésie comme désincarnée, comme si elle n’était faite que d’images (pardon, je veux dire de métaphores), d’irréalité. Ici, même la contrebasse, la scie musicale et d’autres petites percussions de Claire Gillet nous donnent à rire ou à sourire, avec les petits textes qui n’ont l’air de rien mais qui nous entêtent. C’est fait de sons, de mots, de jeux de mots, et si on rit, on se rend bien compte qu’il n’y a pas de quoi rire. Il y a juste de quoi dire. Mais le rire et le dire, ça nous a convaincus. Au fond ce n’est pas vain.

Vous pouvez lire des textes de Patrice Cazelles en cliquant sur la photo jointe à cet article.

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19 mars 2015

Poètes en Résonances, février 2015 : Maxime N'Debeka

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Le second « poète en résonances » de ce dernier vendredi de février, après Nimrod présenté hier, était Maxime N’Debeka.

Un premier poème, hymne à la résistance et à la liberté, déclenche les applaudissements d’un public porté par l’enthousiasme d’un poète qui avait vingt ans. Puis les heurts des textes que lira Maxime N’Debeka, textes issus de son récent recueil, vont surprendre. Certains mots me rappellent ceux d’Aimé Césaire. Leur puissance va chercher au tréfonds de nuits antérieures des sonorités nouvelles, des accords nouveaux. Parce que le monde est sans cesse en création, une création portée sur la dorsale, dans un pays en détresse dont il faut faire entendre la langue. Et « laisse-toi pas te dépouiller / de ton brasier intérieur », même si « en ce lieu-temps… le rêve rétracte sa voilure ». Le poète poursuit la Beauté toujours, et le bonheur encore, un « Continent concret ».

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