Vive l'Art Rue 2013
Dans la multiplicité des propositions, j'ai choisi, pour cette édition de Vive l'Art Rue, d'aller à Orly (94) pour un mercredi ensoleillé du mois de mai, dans le Quartier des Aviateurs. Après-midi très colorée, joyeuse et familiale.

Cie du Petit Monsieur - Les Baladeu'x

Cie Sillage - Fanfare de Djerba
Poètes d'Afrique du Sud
Extraits de poèmes pris dans l'anthologie publiée par la Biennale internationale des poètes en Val de Marne pour son édition 2013.
« Quand je me prépare pour vous, je construis d’abord une autoroute avec les ancêtres » (Imbongi Bulelani Zantsi)
« Papa cherchait à ne pas s’arrêter, ne pas sortir
ni aller à la porte d’entrée qu’il avait faite. » (Gabeba Baderoon)
« Il y a une rivière en moi, et ce n’est pas la mienne,
c’est un maître des rivières qui me l’a montrée
et elle coule, elle coule avec son feu phosphorescent » (Robert Berold)
« Tu vivais tourné vers la tombe
C’est pour ça que tu as débroussaillé
Fait le chemin à coups de pioche et de pelle
Fait le chemin à coups de bêche et de houe
Parce que tu voulais que le corbillard
N’ait pas de mal à venir jusqu’à la maison prendre ta dépouille
Parce que tu ne voulais pas qu’on te mette dans une brouette
Et qu’on te pousse jusqu’à la route où te prendre
Au vu des oiseaux des singes des chiens errants » (Vonani Bila)
« Je ne peux pas être plus explicite ;
je ne peux pas l’étaler plus finement.
Tu pensais peut-être être le beurre
mais non, tu étais une tranche de pain grillé. » (Finuala Dowling)
« Quand je serai une dame
je m’assiérai jambes serrées
j’ôterai mes piercings
et je ferai attention à ma ligne » (Ronelda Kamfer)
« Ma sœur qui sait
que tenter de survivre
dans les rues de Chitown
est comme faire la guérilla dit
qui se sent morveux
peut-être l’est » (Kgositsile Keorapetse)
« Aujourd’hui ces pierres que je connais vont entailler
nos crânes, puis faire tomber nos âmes.
C’est comme ça. Car sous les étoiles
qui ne sont que pierres brûlantes
nous nous sommes enlacés. Lumière est son nom. » (Rustum Kozain)
« viens dans ma maison, Mère, entre,
tricote des chaussettes si tu veux,
parle-moi, dis-moi que tu es ici,
aide-moi à faire les ourlets des rideaux froids
qui traînent sur le sol brillant » (Joan Metelerkamp)
« Combien pèse-t-il,
ce collier d’heures à glisser dans la mer tannée par le soleil ? » (Karen Press)
« ah
mais je sais
quand le chant comme la pluie comme le tonnerre emplit le ciel
et les pas
comme le grondement d’un flot sauvage surgit
et nous
comme le feu
nous nous dressons et déferlons vers les grilles de fer
le jour de la grève
puis
comment c’est
c’est comme être ivre de rage
Oui
c’est comme être heureux
Oui
c’est comme pleurer d’un douloureux bonheur
non –
comment c’est, comment le dire ?
c’est le reflet lointain de la liberté au bout
de ce long chemin. » (Mongane Wally Serote)
« tu vois certaines empreintes s’arrêtent
ici c’est
le sol où l’on matraquait
ces tas de crânes cabossés
ce sont ceux qui étaient
trop éclopés pour arriver à la mer
et avoir un prix, viens suis-moi
vois comme le temps les a rendus
vois comme il les fait briller ! » (Ari Sitas)
« Je décroche le téléphone et j’appelle l’Afrique du Sud. Je dis hello et l’écho de ma voix me revient du fond de la mer. Hello, répond mon ami. Tu vas bien ? Je serre si fort le combiné que ma main blêmit. Quand le vide est rompu, l’air s’engouffre dedans. De l’autre côté de la Terre j’écoute le vent. » (Denis Hirson)
Festival de l'Oh ! 2013 (4)
Une petite croisière sur la Seine entre Vitry-sur-Seine, Alfortville et Choisy-le-Roi.
Festival de l'Oh ! 2013 (3) - Compagnie Metalovoice
par la Compagnie Metalovoice
Le tambour, sur le pont, annonce le début de la guerre, de l’histoire. Le monde offre aujourd’hui peu de perspective réjouissante. Travailler, travailler, souffrir au travail, pour enrichir ceux qui commandent, ce serait tout ce qu’il y a à attendre de notre société ? Sans doute non. On peut construire des îlots de résistance, et réunir ces îlots. Une esthétique toujours aussi rudimentaire et pourtant très spectaculaire, un son puissant, des paroles militantes. Et Metalovoice repart au combat.
R = U / i est une formule électrique qui nous éclaire sur la notion de résistance.
Elle dit ceci : la résistance d’un élément (R) est égale à sa tension (U) que l’on divise par son intensité (i). Une formule électrique utilisée comme moyen pour tenter de mettre en lumière ce qui reste souvent dans l’ombre : les petites résistances humaines.
Une formule électrique associée à trois mots qui vont porter trois intentions : intensité, tension et résistance. (Texte de la Compagnie)
Aiguiller
Unies ici des lettres par deux ou trois. Il faudra les utiliser telles qu'elles se présentent dans les cases ci-contre. En faire, en les assemblant, des mots. Pas besoin que les cases se touchent pour articuler les blocs de lettres les uns aux autres. Pour réaliser ce quadrillage, je suis parti du mois de jUIn. Ces deux lettres seront donc dans la majorité des mots que vous pourrez composer. Mais vous pourrez certainement en composer sans elles.
Il y a, bien sûr COQ, mais aussi AIGRE, ceci pour vous AIGUILLER. C'est à vous main tenant.
Festival de l'Oh ! 2013 (2) - Compagnie Massala
par la Compagnie Massala
La compagnie Massala glissait sur la Seine, sur le pont d’une péniche où les danseurs jouaient avec les couleurs, évoquant un lavoir où complicités et rivalités alternent, où la jeune femme essaie une nouvelle robe, où le pliage des draps termine en une ronde joyeuse. La voix d’une soprano rebondissait sur la surface de la Seine, surprise d’accueillir ici un bateau-lavoir.
Samedi 15 juin à Chilly-Mazarin
Guinguettes et Compagnies
Cliquer sur l'affiche pour atteindre le site du festival
Festival de l'Oh ! 2013 (1)
Pour le Festival de l’Oh !, il faut choisir son escale. Beaucoup de propositions : expositions, débats, spectacles sur la terre, sur l’eau, présence des associations… J’étais à l’escale de Vitry-sur-Seine, le dimanche 26 mai.
Quelques images de la fête.

Slobodan Salijevic Orkestar

Zigor et Gus
Samedi 15 juin à Chilly-Mazarin
Guinguettes et Compagnies
Cliquer sur l'affiche pour atteindre le site du festival
Vol de marionnettes
Afrique du Sud, une traversée littéraire
Le sous-titre de ce livre dit bien de quoi il s’agit : « une traversée littéraire ».
Dans une première partie, Denis Hirson présente la littérature sud africaine en l’appuyant sur l’histoire de l’Afrique du Sud. Il montre bien à quel point l’apartheid d’abord puis la situation économique influent sur les écrivains, qu’ils soient restés dans le pays ou qu’ils en soient partis. Les fractures de la société y trouvent un écho, que ce soit dans les romans ou dans les poèmes. Certains auteurs, même, s’inquiétant de ne pouvoir se consacrer à la littérature, comme si la littérature pouvait s’éloigner du quotidien.
La deuxième partie, de Denise Coussy, aborde le roman après l’apartheid, et comment s’est acquise la liberté dans la violence des jours et comment les romanciers ont eu toutes les audaces.
La troisième partie, de Joan Metelerkamp, nous fait découvrir la poésie, choisissant de se limiter à la poésie de langue anglaise et indiquant, à ce propos, combien la question de la langue est importante dans ce pays qui en compte tant.
L’ouvrage est complété par un CD où la libération de Nelson Mandela occupe une place essentielle, où les voix d’André Brink, de Nadine Gordimer et de Robert Berold, entre autres, nous cueillent et nous habitent.
Vonani Bila à la librairie L'établi d'Alfortville (94)
C’était un dimanche de mai, pendant la Biennale des poètes en Val de Marne, sur le marché d’Alfortville (94), devant la Librairie L’établi. Vonani Bila, poète sud africain, a dit quelques poèmes et les passants s’arrêtaient, surpris. Que faisait la poésie sur le marché ? « Honneur au poète », a clamé la commerçante de l’étal voisin. La poésie sur le marché ? Mais elle est à sa place partout, la poésie. On entendait le nom de Mandela et Vonani Bila lisait, chantait d’une voix douce. Il évoquait son père, il s’adressait au « mec mécontent des bidonvilles » et l’invitait à briser le silence en « scandant et tambourinant / Boum boum ».
Les poètes d’Afrique du Sud sont invités dans cette Biennale qui s’est inscrite au cœur du monde et accueillait aussi des femmes et des hommes du Viet-Nam, d’Haïti, de Hongrie, de Croatie, de Roumanie, d’Ecosse et de France.



































