31 mars 2019

Hammershøi au Musée Jacquemart André

Le Musée Jacquemart André, à Paris, accueille une exposition d'oeuvres de Vilhelm Hammershøi, peintre danois (1864-1916). On pourrait penser que le bâtiment, s'il n'était pas si chargé de dorures et d'oeuvres diverses, s'était mis lui aussi à imiter le peintre.
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30 mars 2019

Ne restez pas sans sonnet

Deux sonnets ont été ci-dessous mélangés, l’un de Musset, l’autre de Baudelaire. Il ne s’agira pas de les reconstituer séparément mais d’en faire un troisième en mélangeant les vers de l’un et de l’autre. Quel que soit le moyen que vous prendrez, votre sonnet aura quatorze vers, des rimes.  Peut-être pourrez-vous commencer par rassembler les vers qui riment entre eux. Si, vraiment, vous n’y arrivez pas avec quatorze vers, faites-en au moins quatre, et encore quatre ; il n’en resterait que six à assembler.   A dans le... [Lire la suite]
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29 mars 2019

Alger Céleste, de Katia Bouchoueva

Hier, ici, je vous invitais à voyager avec Mathias Enard : de Beyrouth à Damas, de la Russie à l’Espagne. Aujourd’hui, c’est avec Katia Bouchoueva que nous allons de Moscou à Alger et toutes les rives de la Méditerranée.  Mais ce n’est pas un voyage, c’est plutôt la vie, celle qui pue parfois, il faut bien le dire, il faut bien la dire. Celle d’une ballerine, fille libre, fille-chat. Moscou quitté, « amour, oiseau, poisson, / ne finissons pas sur la table, / mais dans le vent », elle fait sienne cette injonction de... [Lire la suite]
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28 mars 2019

Dernière communication à la Société proustienne de Barcelone, de Mathias Enard

Le titre semble inviter à commencer par la fin du livre qui contient trois parties : Faire concurrence à la mort, Matière de la steppe, et Dernière communication à la Société proustienne de Barcelone. Mathias Enard est un voyageur, ses livres nous l’ont déjà montré. L’Orient l’attire : il semble y être tout le temps. Beyrouth, Pologne, Balkans, Biarritz, Bayonne, Barcelone… Des villes, des rues, des poètes. Des guerres, des alcools, des langues.  « Le bruit d’un livre qui s’ouvre font tes pas dans la neige    ... [Lire la suite]
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27 mars 2019

Bleu fauve, de Zéno Bianu

Il y a plus d’un mois, Zéno Bianu était à la Maison de la Poésie, à Paris, parmi d’autres poètes, à l’occasion de la publication par son éditeur, Le Castor astral, d’une anthologie consacrée à la beauté (thème du Printemps des Poètes 2019). Il y a lu un texte à propos d’Yves Klein. Texte « in-fini » publié dans cette version en avril 2018, Bleu fauve. La forme de ces écrits est variée : souvent centrés dans la page mais aussi parfois éclatés par petits blocs pour faire entendre des musiques différentes. Certains textes... [Lire la suite]
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26 mars 2019

Thomas Schütte, à la Monnaie de Paris (suite)

Thomas Schütte avait imaginé sa tombe quand il avait 27 ans. Et sur sa tombe, il a placé une maison. Depuis, il a développé des projets d’architecture. Le plus petit format est celui d’une boite d’allumettes surmontée d’une chips. Il travaille à des maisons pour une personne, des « maisons de vacances pour terroristes », et un lieu pour la sculpture. L’exposition nous montre des photos, des maquettes et, dans la grande salle avant la sortie vers l’escalier, une réalisation où on peut entrer, s’asseoir, regarder une oeuvre... [Lire la suite]
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25 mars 2019

Thomas Schütte, à la Monnaie de Paris (suite)

« L’art on ne le fait pas, l’art arrive », dit Thomas Schütte. Cette phrase semble venir en écho à celles de Robert Walser : « Je ne m’inquiète pas, je finirai bien par prendre forme un jour ou l’autre, mais si ce doit être ma forme définitive, je voudrais que ce soit le plus tard possible. Et je préférerais que cela se fasse tout seul, sans préméditation de ma part » (Les enfants Tanner - traduction Jean Launay). L’intérêt manifesté par le sculpteur envers l’écrivain se matérialise dans ces figures de La femme de... [Lire la suite]
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24 mars 2019

Thomas Schütte à la Monnaie de Paris

Thomas Schütte expose à Paris. Son « homme dans le vent » est passé du Jardin des Tuileries, où il était pendant la FIAC 2018, à l’autre rive de la Seine où, dans la cour de la Monnaie de Paris, il est représenté trois fois, résistant à tous les vents. Dans cette même cour, d’autres personnages sont placés dans les angles, des ennemis liés deux par deux, ce qui évoque cette propension humaine à entretenir son meilleur ennemi, sans doute pour tenter d’affirmer sa propre existence, mais ainsi se neutralisant soi-même à la... [Lire la suite]
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23 mars 2019

Le mois est un attribut qui révèle une saison

La semaine dernière, vous avez composé des citations à partir de mots proposés par Thierry Maugenest. Nous allons en garder la structure mais c’est à partir de mots que nous allons choisir que nous écrirons nos phrases. Pour cela, je vous invite à faire quatre colonnes de mots. La première comportera des noms communs commençant par la lettre M. La deuxième colonne comportera des noms communs commençant par la lettre A. La troisième colonne comportera des verbes transitifs commençant par la lettre R. La quatrième colonne comportera... [Lire la suite]
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22 mars 2019

Réflexes primitifs, de Peter Sloterdijk

« Après nous, le déluge », titre d’un livre de Peter Sloterdijk, serait une phrase prononcée par Madame de Pompadour après une défaite de l’armée française. D’autres phrases à d’autres époques (« Qu’ils mangent de la brioche », « Il y a une guerre des classes, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui fait la guerre, et qui la gagne ») montrent que les dominants, dans leur cynisme, lâchent parfois leurs masques d’hypocrisie. Et le cynisme des « petites gens » répond à celui des... [Lire la suite]
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