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Deux sonnets ont été ci-dessous mélangés, l’un de Musset, l’autre de Baudelaire. Il ne s’agira pas de les reconstituer séparément mais d’en faire un troisième en mélangeant les vers de l’un et de l’autre.

Quel que soit le moyen que vous prendrez, votre sonnet aura quatorze vers, des rimes. 

Peut-être pourrez-vous commencer par rassembler les vers qui riment entre eux.

Si, vraiment, vous n’y arrivez pas avec quatorze vers, faites-en au moins quatre, et encore quatre ; il n’en resterait que six à assembler.

 

A dans le cou des airs noblement maniérés ; 

Adieu ; laissez les sots blâmer votre folie.

Ainsi, mon cher ami, vous allez donc partir !

Au pays parfumé que le soleil caresse, 

Belle digne d’orner les antiques manoirs,

Ce courage d’enfant qui consiste à vieillir.

Dans la force et la fleur de la belle jeunesse,

Et de palmiers d’où pleut sur les yeux la paresse,

Et qui dort maintenant à tout jamais fermé.

Germer mille sonnets dans le coeur des poètes,

Grande et svelte en marchant comme une chasseresse,

J’ai connu, sous un dais d’arbres tout empourprés

Le seul guide en ce monde est la main d’une amie.

Mais qu’importe ? L’espoir de vous voir revenir

Me donnera, malgré les dégoûts de la vie,

Mieux que l’épervier d’or dont mon casque est armé ;

Quelquefois seulement, près de votre maîtresse,

Quel que soit le chemin, quel que soit l’avenir,

Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs. 

Qui vous a tout de suite et librement aimé

Si vous alliez, Madame, au vrai pays de gloire,

Son sourire est tranquille et ses yeux assurés.

Son teint est pâle et chaud ; la brune enchanteresse

Souvenez-vous d’un coeur qui prouva sa noblesse

Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire,

Une dame créole aux charmes ignorés.

Vous feriez, à l’abri des ombreuses retraites

Vous me laissez pourtant bien seul, moi qui m’ennuie.

 

Et vous posterez votre poème dans les commentaires ci-dessous. Merci.