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Dans la bibliothèque de l’Institut du monde arabe, les mots de Maram al Masri prennent corps dans le dessin de Zaü. Des mots que j’ai déjà lus dans un recueil, Par la fontaine de ma bouche, et qui emplissent l’espace d’une belle sensualité. « Je te donne un corps », chaque partie du corps, bras, mains, bouche, seins, ventre, dos, jambes, yeux, oreilles, 

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« (…) un corps fait de baisers
sculpté de caresses
hâlé de soleil
qui désire 
qui embrasse
et jouit »
(…)
« Je te donne
une âme »

Et le corps apparaît sous la main de Zaü, sous la caresse du dessinateur, dans le mouvement de l’archet sur le violon qui l’accompagne. Instant magique, où l’écran devient « peau, puis os, puis poème ».

Les poèmes de Maram al-Masri étaient lus en français par Farida Rabouadj, accompagnés au violon par Antonin André-Réquéna.

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