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main tenant
20 juin 2026

Une histoire

Le Castor Astral réédite en 2026 un recueil publié par Ariane Dreyfus en 1999, Une histoire passera ici. Ce titre est emprunté à Howard A. Norman dans la préface d’un recueil de celui-ci, L’os à voeux. Lors de la première parution de son recueil, Ariane Dreyfus désignait les poèmes de son livre sous le nom de « westerns ». Parfois le film à quoi fait référence le poème est cité, parfois non. Et il n’est pas nécessaire d’avoir vu les films pour apprécier les poèmes dont la lecture suffit à la compréhension du récit, ou le transcende.
Je pense à Christiane Veschambre qui donne aussi une grande place aux films dans ses livres.
 
Je vous propose quatre débuts de poèmes d’Ariane Dreyfus :
- Il lui lâche la main avec assez d’amour.
- Elle a ouvert la porte.
- Dans la cuisine la fille essuie les mains sur ses hanches.
- Je sentais le chariot cahoter sous moi.

et quatre fins de poèmes :
- Ce ne sont pas les rois qui font les reines.
- Si j’étais une Indienne je serais la première à mourir.
- L’herbe est verte, l’herbe est verte !
- Dans la nuit les pensées continuent.

Choisissez un début et une fin et reliez-les par plusieurs phrases (au minimum deux)

Exemple :
Elle a ouvert la porte. 
Elle venait poser à l’intérieur ses bagages.
Elle avait réservé cette chambre pour trois semaines espérant y trouver le repos.
D’après les photos qu’elle avait reçues, la vue depuis la fenêtre était magnifique.
Mais il était déjà tard et elle n’eut pas le courage d’ouvrir le volet.
Elle s’allongea sur le lit espérant fermer les yeux et dormir du sommeil de l’oubli.
Dans la nuit les pensées continuent.

À votre tour de faire, d’un début à une fin, passer l’histoire ici. Merci de poster cette histoire dans les commentaires ci-dessous.

Commentaires
G
Je sentais le chariot cahoter sous moi.<br /> Les longs couloirs de l'hôpital étaient semés d'embûches.<br /> La douleur se faisait toujours plus intense.<br /> En voyant mon délire, en entendant mes gémissements, le brancardier commençait à paniquer.<br /> Allais-je trépasser ou allais-je survivre?<br /> Dans la nuit les pensées continuent.
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C
Il lui lâche la main avec assez d' amour.<br /> <br /> Elle ne sait pas si elle doit etre déçue. <br /> Elle hesite à se sentir heureuse .<br /> <br /> Le debut et la fin d' une histoire d' amour se ressemblent.<br /> Elle pense à l' appeler , saisit son portable et le repose .<br /> Elle se souvient de cette phrase de sa grand mère : <br /> Ce ne sont pas les rois qui font les reines .
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M
Il lui lâche la main, avec assez d'amour.<br /> Pétrifiée , sous le choc , elle reste muette.<br /> Une rupture est pour elle inenvisageable<br /> Comment vivre dorénavant sans lui?<br /> Et pourtant il va falloir qu'elle se le répète:<br /> Même ailleurs , même abandonnée:<br /> L'herbe est verte , l'herbe est verte .
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C
Il lui lâche la main avec assez d'amour<br /> Elle peut partir, elle le sait<br /> Le fera t-elle ?<br /> L'immense hall de l'aéroport lui fait peur<br /> Elle se dit qu'elle pourrait ne pas embarquer<br /> Et surtout ne pas débarquer sur cette terre inconnue<br /> Rêvée et redoutée <br /> Seule et sans appui mais après tout<br /> Ce ne sont pas les rois qui font les reines
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C
Dans la cuisine la fille essuie les mains sur ses hanches<br /> Voilà c'est fait<br /> Billy the Kid est mort, rôti dans le four<br /> Elle a vengé son frère <br /> Mis un terme à ces fusillades sans fin<br /> Personne ne viendra la chercher<br /> Elle, la pauvre fille de ferme, la moins que rien<br /> Pense aussitôt <br /> " Si j'étais une indienne je serais la première à mourir"
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main tenant
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