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5 juin 2026

MJC

De la banalité du bien, écrit par François Beaune (cause perdue éditions)
C’est l’histoire d’une Maison des Jeunes et de la Culture à Briançon, de 1965 à 2023. C’est la MJC qui parle après qu’on ait retiré de sa façade les trois lettres : d’abord le M, puis le J et enfin le C. Elle raconte ses origines, l’éducation populaire, le Briançonnais. Les espoirs, le bénévolat, l’entraide, la solidarité, l’accueil, les activités, les initiatives, le développement, la vie associative : la «  banalité du bien ». Et puis les rapports avec le politique, et les questions relatives au financement, face aux idées pour et par lesquelles on agit, pour et par lesquelles on apprend, pour et par lesquelles on se parle et on se met à l’oeuvre ensemble. Le financement dont le sens change en passant de l’éducation populaire à l’économie sociale et solidaire. Tous les mots pèsent de leur poids. Le mot subvention, le mot projet. La décision collective de l’association sabordée par la nécessité de s’inscrire dans des grilles définies ailleurs (commune, agglomération, département, région...).
Ce livre riche de témoignages raconte une histoire humaine, collective, à laquelle nous sommes nombreux·ses à avoir participé, quelle que soit la région où nous avons vécu, et dont il est nécessaire d’entretenir les valeurs, malgré tous les écueils qui se présentent.
En lisant ce livre, ces jours-ci, et aussi celui de Coline Pierré, présenté ici dans ce blog, m’est revenue en tête une chanson de Lola Lafon : « Faut que je danse, faut que je danse, faut que je travaille en résistance ».

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