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Nicolas Pineau relève dans son livre La cigale par les ailes quelques mots du philosophe Alain, à propos du « Cimetière marin » de Paul Valéry :
« ... ce vers de dix syllabes est didactique ; je le sens maintenant plus que jamais ; mais comment l’expliquer ? J’ai quelquefois tenté d’allonger quelques-uns de ces vers à la mesure de l’alexandrin (...) ; si vous l’essayez, vous serez étonné sans doute comme moi de tomber dans un autre monde. L’alexandrin s’allonge, il nous entraîne, il nous jette au vers suivant ; il émeut, il raconte. »
Et voilà que je pense à Victor Hugo posant ce vers à l’aspect bancal (et plusieurs autres) dans Les contemplations : « J’ai disloqué ce grand niais d’alexandrin ».
Ne s’agit-il que de passer de dix pieds à douze, le plus souvent répartis en deux fois six, et puis casser ce rythme pour trouver autre chose et surprendre l’écoute ou la lecture ?
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