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main tenant

27 juillet 2026

escalier

Avec Dédale (éditions des crépuscules), Jean Daive nous entraîne dans des escaliers. Le premier est celui d’Orson Welles, vu dans un rêve. Puis, l’auteur raconte une rencontre avec Paul Celan qui lui parle de sa traduction du Sonnet LVII de Shakespeare, traduction en allemand que Jean Daive compare à sa propre traduction en français, ce qui lui permet de saisir comment Paul Celan «  déplace le sens littéral de Shakespeare au profit d’une version profondément autobiographique ».
Il rappelle, de Rilke : « La poésie doit être et sera ». La formule de Novalis : « La poésie est le réel absolu ».

26 juillet 2026

Cincle

Dans son livre Les Hauts du Bouc (éd. AEthalidès) Tristan Félix présente le cincle, un « passereau qui plonge, le seul ». Et son observation passe du bord de la rivière au bord du quai d’un métro... La rame serait la rive et l’homme s’y laisserait prendre. Un homme aux allures d’oiseau, de héron, qui plonge. Un «  cincle »  qui serait devenu «  cinglé » ...

25 juillet 2026

ahuri

Par hasard (mais y a-t-il un hasard ?) je lis dans un livre le mot « traduit », mais je ne le lis pas comme il est écrit : je lis « gratuit ». Et je laisse le livre où cette confusion s’est faite. Il me revient plusieurs semaines plus tard et je sais alors que « traduit » n’est pas « gratuit ». Je le sais sans avoir besoin de le relire. Laissez-vous dériver, en faisant en sorte que les voyelles a, u et i se suivent, dans l’ordre qui vous conviendra, dans un mot autour duquel vous construirez une phrase.

Exemple : Les astronautes étaient-ils ahuris quand ils ont aluni ?

C’est à vous main tenant. Merci de poster votre phrase dans les commentaires ci-dessous.

24 juillet 2026

Lire

Percival Everett à la Grande Librairie :

Lire c’est l’acte le plus subversif dans n’importe quelle culture.
Le deuxième acte le plus subversif, ce n’est pas d’écrire, c’est de faire partie d’un club de lecture.
Parce que, quand on lit, on devient critique, on s’ouvre aux idées et on pense, et c’est exactement ce que les fascistes ne veulent pas. C’est pour ça qu’ils se précipitent pour brûler les livres, pour les interdire, très souvent sans même les comprendre. Probablement parce qu’ils ne les comprennent pas.

Le langage, c’est notre refuge, c’est ce qui nous permet d’être libres.

Si nous ne pouvons plus communiquer entre nous, si nous ne pouvons plus transmettre nos idées,
autant tout abandonner.

23 juillet 2026

coucher

Traversant, un soir de match, la campagne

 

22 juillet 2026

photographie

Un poème d’Ariane Dreyfus, extrait de Nous nous attendons (éd. Gallimard)

« Elle a appelé » 

Il ne voulait prendre que le ventre
Le visage n’est pas sur la photo
La prairie si

La courbe de la terre disant oui autant qu'elle
Deux lèvres

L’air intimement passe

 

21 juillet 2026

bords de Marne

Les villes dont le nom commence par «  La Ferté » ont connu dans leur histoire une « place forte », dont il ne reste parfois que le souvenir. C’est le cas de La Ferté-sous-Jouarre, en Seine et Marne. Cette ville est traversée par plusieurs cours d’eau, dont la Marne. J’y passai récemment pour la première fois et j’espère y rerourner.

 

20 juillet 2026

cerises







Tu voudras bien lui donner ?

Dans le bol transparent une poignée de cerises
Plutôt sombres que rouges, les dernières

Elles ne sont pas prises
Sauf si penser à, aimer sans réponse c’est comme manger
Le bol est plein d’elles qui sont prêtes
Qui disent :
« Il faut savoir que c’est fini » 

Gouttes coagulées exactement comme
Ce qui peut souffrir et le refuse

(le titre, choisi par Ariane Dreyfus, est de Gérard Schlosser) 

19 juillet 2026

Moineau

Le moineau de la Bastille, de Jean-Marc Royon (éd. Esquif)
 

Ce moineau, il va vous faire découvrir, en moins de 90 pages, le Paris de la Révolution, vu de son enfance, de sa misère et de son talent de chansonnier, de poète, d’imprimeur. L’écriture de ce court roman traverse bien des années depuis la prise de la Bastille jusqu’en 1848, date à laquelle le personnage signe son récit. Espoirs, désillusions, énergie, émotions, volonté, vous les vivrez avec lui. C’est un Paris que vous ne reconnaîtrez pas, plus proche du peuple que de Hugo (que vous n’y rencontrerez pas). Une manière aussi de revisiter la Révolution dont les grands noms des livres d’histoire n’arrivent qu’à la fin.

18 juillet 2026

quelques bleus

Il y a quelques jours, le « bleu Giotto » est apparu sur ce blog. D’autres bleus l’ont accompagné dans la librairie l’établi d’Alfortville (94) et dans ses vitrines.

Vous constatez que, dans chaque titre, l’adjectif « bleu » est accompagné d’un mot ou l’accompagne.
Je vous invite à choisir trois de ces mots et à les inscrire dans une phrase.
Exemple : Je choisis trois titres : La vierge en bleu, conte bleu, petit éloge du bleu.
Je retiens trois mots : vierge, conte, éloge.
Je compose une phrase : Ce conte fait l’éloge d’une vierge.
Si vous connaissez d’autres titres de livres contenant le mot « bleu ». Faites-en une liste que vous ajouterez à celle que j’ai relevée dans la librairie et composez une phrase selon le modèle que je viens de vous présenter. Merci de publier ces titres et la phrase à laquelle vous aboutissez dans les commentaires ci-dessous.
 

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