Prenons un extrait de Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand

BALLADE DU DUEL DE L’HOTEL DE BOURGOGNE

02-cyrano_aledessus

Je jette avec grâce mon feutre,
Je fais lentement l'abandon
Du grand manteau qui me calfeutre,
Et je tire mon espadon ;
Elégant comme Céladon,
Agile comme Scaramouche,
Je vous préviens, cher Mirmydon,
Qu'à la fin de l'envoi je touche !

Vous auriez bien dû rester neutre ;
Où vais-je vous larder, dindon ?...
Dans le flanc, sous votre maheutre ?...
Au coeur, sous votre bleu cordon ?...
- Les coquilles tintent, ding-don !
Ma pointe voltige : une mouche !
Décidément... c'est au bedon,
Qu'à la fin de l'envoi je touche. 

Il me manque une rime en eutre...
Vous rompez, plus blanc qu'amidon ?
C'est pour me fournir le mot pleutre !
- Tac ! je pare la pointe dont
Vous espériez me faire don :-
J'ouvre la ligne,- je la bouche...
Tiens bien ta broche, Laridon !
A la fin de l'envoi, je touche

ENVOI

Prince, demande à Dieu pardon !
Je quarte du pied, j'escarmouche,
je coupe, je feinte...Hé ! là donc
A la fin de l'envoi, je touche. 

Je ne la vous ferai pas réécrire en entier. Quatre fois, reviennent ces mots : « À la fin de l’envoi, je touche ». Quatre fois, je vous invite à les reprendre et les modifier en gardant la rime avec « envoi » et la rime avec « touche ».

Exemple :
Pèche-t-on un anchois aux mouches ? 
Joue-t-il au jeu de l’oie, Lelouch ?
Tout in haut de ch'Beffroi, je l'pouche.
Il goûtera du bois la souche.

C’est à vous main tenant. Essayez donc une escarmouche. Et postez vos répliques dans les commentaires ci-dessous. Merci.