100_5002Elle dit : Anissa Bensalah, c’est un projet, c’est un groupe. Elle en dit ainsi l’aventure commune, d’ici et d’ailleurs, puisqu’un peu plus tard, elle dira qu’elle est née en Haïti et qu’elle a vécu au Brésil… Mais sa biographie la fait aussi vivre au Sénégal et au Liban. Ses voyages sont dans sa voix. Dès la première chanson, on se dit que cette voix a des accents particuliers et elle va nous entraîner loin, avec les musiques et les musiciens : chacun apporte quelque chose, le son de la trompette, le rythme de la basse, les caresses des percussions, les mélodies de la guitare et la belle présence de la violoncelliste qui, quand elle n’est pas au corps à corps avec son instrument, s’en va danser pieds nus, les yeux fixés sur le groupe.

La présentation de chaque chanson dit le sens du projet : au plus près de la nature, des femmes, des peuples dont la langue n’est pas de celles qui dominent le monde. Et, de temps en temps, une samba. Anissa Bensalah explore sa mémoire, la mémoire des siens, la mémoire du monde. Sa voix, la voix humaine, s’allie à la trompette, se joue des tempos de la basse, et s’envole avec les oiseaux : elle est si douce, elle est si forte.

 

En cliquant sur la photo, vous pourrez écouter ce groupe.

 

Aujourd'hui, vers 11 h 45, la 39000e visite à ce blog est arrivée de Montpellier sur une page consacrée à La Vénus hottentote. Merci.