12 août 2015

La boca abierta, de Lior Shoov et Anne Kaempf

Elles vont où le vent les mène. Mais le vent, c’est leur souffle même. Elles sont comme des feuilles tombées là en virevoltant, une rouge, une bleue, et apportent la musique. Quelques chansons qui parlent d’amour, il me semble, et des mots, des notes, qu’elles vont chercher en elles pour les offrir  à l’autre, pour les offrir aux autres. L’accordéon, les voix, les corps. On leur donnerait tout ce qu’elles demanderaient, à boire et à manger, des choses simples. Attirées l’une vers l’autre, elles sont séparées soudain on ne sait... [Lire la suite]
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11 août 2015

La Volière aux pianos

Dans le festival Chalon dans la rue, il faut jongler entre le programme qu’on prépare le matin après avoir acheté le journal quotidien et les suggestions qu’on vous fait parfois. C’est ainsi qu’après avoir vu Les Royales Marionnettes, je suis allé, en début de soirée, voir la Volière aux pianos dans la Cour au foin. L’installation est impressionnante : un piano escalade la façade du Conservatoire ; sur un autre un enfant pédale encouragé par sa mère, jusqu’où ira-t-il ? Ici une fillette essaie un air, là un garçon aime la fraîcheur... [Lire la suite]
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10 août 2015

Des vigiles à l'écran

   Dans le film de Bruno Podalydès, Comme un avion, il y a une scène aux abords d’un supermarché. C’est la troisième fois, en peu de temps, que je vois un film dans lequel un vigile de supermarché intervient. Mais, cette fois, ça ne ressemble pas aux deux précédentes : Jamais de la vie et La loi du marché. Michel arrive de nuit devant ce magasin parce qu’il a suivi un cours d’eau qui aboutit à un fossé, une impasse (le supermarché est-il une impasse ?), et il décide d’installer sa tente sans remarquer qu’il est à la limite... [Lire la suite]
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09 août 2015

Comme un avion, film de Bruno Podalydès

Un peu de fraîcheur dans l’été (ce mot est un palindrome), c’est peut-être la première chose qu’on ressent quand on va voir ce film de Bruno Podalydès. L’inattendu. Si c’est un conte de fée, c’est celui de la fée verte, l’absinthe dont le nom sonne comme l’absente. Absente, une femme, Rachel (Sandrine Kiberlain), quittée pour une aventure au fil de l’eau. Mais est-elle vraiment quittée ? Toute cette aventure en kayak qui ne fait qu’aller et revenir (un palindrome, mot qui peut se lire dans les deux sens, signifie littéralement... [Lire la suite]
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08 août 2015

Ici on écrit

Cette photo était sur Internet il y a quelques jours. Voyez comme, pour démontrer que la cuisine est faite "maison", le restaurant n'a pas hésité à aligner des verbes, douze au total, qui se concluent par celui auquel on voulait aboutir : "on cuisine". Je vous propose d'en faire autant. Choisissez l'action que vous voulez mettre en relief. Détaillez-la en douze autres actions qui y participent. Et postez votre liste dans les commentaires ci-dessous. Il y aura donc douze verbes, pour aboutir à un treizième.  Exemple : Ici on... [Lire la suite]
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07 août 2015

Fraise au balcon, par les Royales Marionnettes

Les Royales Marionnettes détournent quel conte des Frères Grimm ? Un jeu de mots suffit : la réponse à la question est la raiponce. Cette compagnie préfère au légume (dont les racines charnues peuvent être soit râpées crues en salade, soit cuites à l’eau) la fraise, une envie de femme enceinte. Pour raconter cette histoire, le - méchant - bonimenteur fait venir quelques marionnettes, sortes de poupées de bois manipulées à l’aide d’une tige métallique, et des spectateurs choisis au hasard pour tenir quelques rôles : celui qui va... [Lire la suite]
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06 août 2015

Jean, solo pour un monument aux morts, de Patrice de Bénédetti

Ce qu’il craignait, nous dit à la fin Patrice de Bénédetti, c’est que le centenaire de la guerre de 14-18 soit l’occasion d’enterrer définitivement l’horreur que cela a été. Et il est allé chercher un discours de Jaurès, Jean Jaurès, dans les documents que possédait encore son père, prénommé Jean, et décédé récemment. Et notamment le discours de 1905. Quand on pensait qu’on avait échappé au pire et quand Jaurès disait qu’il fallait que les prolétaires s’unissent et qu’il fallait se méfier des velléités belliqueuses des capitalistes.... [Lire la suite]
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05 août 2015

Une nouvelle source

Il y a quelques jours, je vous ai montré un visage qu'on pouvait voir, début juin, à l'entrée de Villebon-sur-Yvette (91). Il m'avait fait penser à Oedipe aveugle. Je suis passé récemment devant ce visage, cette fois fleuri, et j'y ai vu une nouvelle source pour un affluent de l'Yvette...  
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04 août 2015

Noos, de Justine et Frédéri

Justine et Frédéri forment un duo exceptionnel de confiance et d’équilibre à deux. Aucune des figures qu’ils enchaînent avec une certaine désinvolture apparente ne saurait être l’affaire de l’un ou l’une sans l’autre. Le relâchement, la tension, la verticalité, l’épaule porteuse, les articulations extraordinairement souples, tout s’emboîte et semble coller les corps. On pourrait parler de corps à corps si cette expression ne renvoyait pas à une opposition, une attitude de combat. Ici le corps s’ajuste au corps, trouve l’emplacement... [Lire la suite]
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03 août 2015

Esthétique de la prédation, de Hyam Yared

L’homme est une proie pour l’homme. Et de son intelligence il fait un instrument de destruction, en beauté. Qu’il s’agisse de domination économique, de pouvoir acquis par la guerre, de passeport tamponné par Dieu, de relation amoureuse, les êtres humains « lapident, dilapident, forcent, déchiquètent, détruisent, éviscèrent, et s’oublient ». Et si ça se passe dans une contrée lointaine, « c’est une fiction / mon coeur, / continue de danser » Il n’y a pas de point à la fin des poèmes de Hyam Yared, parfois un... [Lire la suite]
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