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Est-ce parce qu’elles s’interdisent la première personne du singulier que les deux qui forment Hippolyte Hentgen semblent effacer les visages ou en substituer d’autres ? Les pièces présentées sous le nom de Vallauris, si elles rappellent dans ce lieu des animaux exposés par Jessica Lajard, sont caractérisées par la disparition des visages, têtes recouvertes de masques, de colliers de perles. Cette dissimulation prendra d’autres formes d’une salle à l’autre jusqu’à effacer complètement les traits, ou les remplacer. Tous les moyens sont bons : grattage, collage, floutage, éclaboussures. Les résistantes (titre d'une série d'œuvres au pochoir) n’échappent pas à ce processus : ce qui reste d’elles est une silhouette laissant au visiteur toute liberté pour imaginer ce qu’il voit, fée, fantôme ou fleur. « Je dis une fleur ! (…) l’absente de tout bouquet. » écrivait Mallarmé.

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Cliquer sur les photos pour les agrandir ou atteindre une courte vidéo présentant les Vallauris.

L'exposition est visible au Centre d'art contemporain La Traverse, à Alfortville (94) jusqu'au 18 mars 2017.