C'est dans le numéro 8 de la revue Ballast. Adeline Baldacchino fait le récit du dernier jour d'un condamné dans les prisons de Franco. Condamné à mort par garrot, Salvador Puig i Antich a 25 ans en 1974. Franco dort. Rien ni personne ne pourra le déranger. Il faut faire un exemple. Ce même jour, Joan Miró travaille à trois grandes toiles sans savoir cette coïncidence. Mais, quand il apprend le lendemain qu'à l'heure même où il achevait cette oeuvre, un bourreau exécutait un condamné, membre du MIL, Movimiento Ibérico de Liberación, il comprend ce qui a guidé son travail et décide de donner un titre à cette oeuvre : L'espoir du condamné à mort. Le texte d'Adeline Baldacchino imagine qu'un dialogue se noue entre le jeune homme qui va mourir et le vieux peintre, qui a 80 ans, et réalise ce jour-là sa dernière oeuvre. Salvador Puig i Antich est le dernier Espagnol à avoir été exécuté de cette manière. 

fullsizeoutput_3cb4Photo Didier Plowy pour la RMN-Grand Palais (expo Miró, Paris 2018)