24 juin 2026
une heure
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Pierre Ménard avait donné rendez-vous lundi pour une promenade dans son livre, Rien que les heures (éd. Jou). Rendez-vous reporté à cause de la canicule. Mais dans son livre le rendez-vous me fait arriver à ce paragraphe :
À force de travailler, ses yeux se ferment peu à peu. Il s’endort devant l’écran allumé qui se met en veille dès qu’il cesse de l’utiliser. Des formes lumineuses dansent sur l’écran noir, évoquant des aurores boréales dans le ciel du Grand Nord. Ce qui se déroule en son absence. Sensation d’étouffement. Une brume légère. Un souffle discret du vent dans les feuilles des arbres. Dans l’invisible du jour, la nuit approche et l’attrappe. Un rêve, une nostalgie, peut-être un espoir ? Tout paraît si loin, même dans ses rêves.
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