Un rendez-vous
Depuis plusieurs jours des noms insistent en moi. Je pense, en particulier, à Claude Royet-Journoud et à Dominique Grandmont. À propos du premier, je feuillette ce livre qui lui fait référence : « je te continue ma lecture » (éd. P.O.L.), où Dominique Grandmont écrit :
Les mots
se taisent écrire
est égal au
sang qui manque et
chaque mur serait
blanc la nuit
marche de l’autre
côté du vide (un sommeil
brûle malgré les
vîtres) la fraction est
l’évènement la fin
une présence
Du second, j’ai pris dans ma bibliothèque un livre déjà cité dans ce blog : Le temps des récits (éd. La Barque).
Je me souvenais que j’allais y rencontrer le nom de Mathieu Bénézet à qui il dédiait un poème qui commence ainsi :
CONTRE-JOUR
En face de l’entrée tu verras
cette marche au fond de la cour
et les ombres fauchées par le soleil
ne sont pas leur corps profané par
la solitude multipliée des vitrines
ni sur le boulevard encombré
par le langage noirci des arbres
comme on défroisse une feuille de carnet
pour retrouver la version initiale
en traversant les parvis déserts
sous les gouttes de cristal de la pluie
tu m’avais dit mardi au plus tard mais
(...)
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