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Une forêt, de Jean-Yves Jouannais (éd. Albin-Michel)
En 1946, le Conseil de contrôle allié siégeant à Berlin adopta laLoi portant abrogation du droit nazi. C’est dans ce cadre que le capitaine Lenz arrive à Brême le 22 février 1947. Voici un extrait du livre de Jean-Yves Jouannais (une fiction, certes, mais qui pose nombre de questions) :
« Lorsqu’il se rendait au QG des forces américaines pour faire son rapport, le capitaine Jacob Lenz portait son uniforme. Mais la guerre s’était absentée. Lui-même ne l’avait pas faite. Dans l’administration militaire du premier au dernier jour du conflit. Pourtant il se sentait comme un ouvrier licencié qui aurait gardé sa tenue de travail, les attributs de sa corporation, les odeurs de son atelier. Il s’était passionné, lors de ses études à l’école militaire, pour les historiens de l’Antiquité. C’est en les lisant qu’il s’approcha au plus près, non pas de la littérature, mais - plus passionnant - du mystère du transport des récits. »
Le capitaine Lenz est aussi ornithologue et la forêt qui donne son titre au livre abrite une population de mainates qui reprennent un chant nazi et le transportent dans les arbres. Comment y mettre un terme et le faut-il ?