« l’âtre du théâtre »
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La nuit juste avant le feu, d’Olivier Marboeuf (éd. atlantiques déchaînés)
Le titre fait penser à un texte de Bernard-Marie Koltès, et ce n’est pas un hasard. Olivier Marboeuf y reconnaît un rythme et une parole « déparlante ». Le texte nous emporte. Il nous annonce une école, un syndicat, quelque chose de fort, autrement dit un carnaval. L’homme qui parle « juste avant le feu » s’adresse à quelqu’un, un inconnu, dans la rue. Il évoque les violences de la rue, et je pense aux violences coloniales. Il propose des perspectives pour lutter partout, contre ces « hommes politiques corrompus (...), ces milliardaires qui investissent leur argent pour rendre ce pays toujours plus raciste »... En ce pays et d’autres, certains agissent sur les ronds-points et c’est aussi important au niveau international, même « sous la pluie, la nuit... ». Il me semble entendre des voix, celle de René Depestre, d’Aimé Césaire, de James Baldwin, de Raoul Peck, de Jean d'Amérique.