Colonialisme
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Aimé Césaire publie en 1955 le Discours sur le colonialisme aux éditions Présence africaine. Il faudrait en citer tout, tant les exemples, les faits, les arguments présentés dans ce texte éclairent la situation que nous vivons aujourd’hui même : « l’entreprise coloniale est, au monde moderne, ce que l’impérialisme romain fut au monde antique : préparateur du Désastre et fourrier de la Catastrophe. »
Quelques lignes plus loin, on peut lire : « qu’-a-t-elle fait l’Europe bourgeoise ? Elle a sapé les civilisations, détruit les patries, ruiné les nationalités, extirpé « la racine de diversité ». Plus de digue. Plus de boulevard. L’heure est arrivée du Barbare. Du Barbare moderne. L’heure américaine. Violence, démesure, gaspillage, mercantilisme, bluff, grégarisme, la bêtise, la vulgarité, le désordre. (...) L’américaine, la seule domination dont on ne réchappe pas. Je veux dire dont on ne réchappe pas tout à fait indemne. (...) la machine, oui, jamais vue, la machine, mais à écraser, à broyer, à abrutir les peuples (...).