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Milène Tournier, dans son livre intitulé Ce que m’a soufflé la ville (éd. Castor Astral),propose une « carte d’identité poétique » qui se conclut avec ces lignes :
« Elle pense que pour écrire, elle aime mêler plusieurs façons :
- regarder une chaise et la décrire. Écrire.
- penser à toutes les chaises de son enfance. Lesquelles ont compté, sur lesquelles elle levait le doigt ou s’asseyait à demi ? Écrire.
- s’asseoir trente minutes sur une chaise immobile et écrire, après cette expérience.
_ regarder une chaise pendant trente minutes. Enlever la chaise. Écrire.
- aller marcher. Regarder toutes les chaises dans la ville. Écrire.
- penser très fort ou pas très fort mais très noir, très étrange, au mot « chaise », dans sa tête. Une chaise. Une chaise. Chaise. Chaise. Écrire. »
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Ce texte me fait penser à cette phrase de Giacometti : « ... il n’y a plus que la réalité qui m’intéresse et je sais que je pourrais passer le restant de ma vie à copier une chaise. »
Ci-contre, une chaise de Giacometti.
Choisissez une des propositions de Milène Tournier et proposez une phrase (ou plus) à propos d’une chaise.
Exemple : Quand on a plié la chaise, qu’on l’a rangée le long d’un mur, se souvient-on du prénom de la personne qui y était assise ? Est-ce que le souvenir de cette personne est aussi rangé le long du mur ?