prisonnier
Dans les années 1970, Joan Baez a chanté la Ballade de Sacco et Vanzetti, emprisonnés et exécutés en 1927. Le jugement qui les a condamnés a été invalidé en 1977.
Récemment, Mahmoud Khalil, d'origine palestinienne, a été enlevé et incarcéré en Louisiane, menacé d'expulsion des États Unis d'Amérique, bien qu'il y soit résident légal. Amnesty International écrit : "L'arrestation et la détention d'un ancien étudiant de l'université Columbia (où il a obtenu un master en administration publique en 2024) pour avoir manifesté en faveur de la population palestinienne à Gaza créent un dangereux précédent pour la liberté d'expression aux États Unis."
Emel Mathlouthi a repris la chanson de Joan Baez en l'adaptant à Mahmoud Khalil, cent ans après l'arrestation de Sacco et Vanzetti. La photo ci-dessous vient d'une vidéo diffusée par Emel.
/image%2F1015781%2F20250604%2Fob_233481_ooapin-329.jpeg)
Father, yes, I am a prisoner
Fear not to relay my crime
My crime is loving the forsaken
Only silence is shame
And now I'll tell you what's against me
An art that's lived for centuries
Go through the world and you will find
What's blackened all of history
Against us is the law
With its immensity of strength and power
Against us is the law !
Police know how to make a man
A guilty or an innocent
Against us is the power of police!
The shameless lies that men have told
Will ever more be paid in land
Against us is the power of the gold!
Against me is the racial hatred
And the simple fact that i am from
Palestine
My mother dear, I am a prisoner
Don't be ashamed to tell my crime
The crime of love and brotherhood
And only silence is shame
With me I have my love, my innocence
The workers, and the student
for all of this and strong and hope is mine
rebellion revolution don’t dollars
they need this instead
imagination light and love
care for every human being
revolution goes from man to man
from heart to heart
sense when i look at the stars
that we are children of life
they are small
Père, oui, je suis prisonnier
N'aie pas peur de raconter mon crime
Le crime, c'est d'aimer les abandonnés
Seul le silence est honteux
Et maintenant, je vais te dire ce qui nous attaque
Un art qui perdure depuis des siècles
Traverse les années et tu trouveras
Ce qui a obscurci l'histoire
Contre nous, c'est la loi.
Avec son immensité de force et de pouvoir.
Contre nous, c'est la loi !
La police sait faire d'un homme
un coupable ou un innocent
Contre nous, c'est le pouvoir de la police !
Les mensonges que sans honte les hommes ont proférés
seront toujours plus payés par le vol des terres
Contre nous, c'est le pouvoir de l'or !
Contre moi, c'est la haine raciale
Et ceci par le simple fait que je sois de Palestine
Ma chère mère, je suis prisonnier
N'aie pas honte de raconter mon crime
Le crime d'amour et de fraternité
Seul le silence est honteux
Avec moi, j'ai mon amour, mon innocence
Les travailleurs et les étudiants
Pour tout cela et force et espoir sont miens
Rébellion et révolution n’ont pas besoin de dollars
Elles ont besoin, à la place,
D’imagination, de lumière et d’amour
De prendre soin de chaque être humain
La révolution va d'homme à homme
De cœur à cœur
Quand je regarde les étoiles, je sens
que nous sommes des enfants de la vie.
Ils sont petits
(ceux qui veulent nous faire taire ou nous enfermer)