Mahler
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Il y a beaucoup de tristesse dans les mots d'Olivier Cadiot à propos de Mahler, texte qu'il a composé pour le compositeur Joce Mienniel. Je n'ai pas entendu la composition. J'ai trouvé le texte, publié par P.O.L. Le chant de la terre est un chant de deuil, douleur et adieu, "pas d'amertume". Je l'ai écouté : il y a si longtemps que je ne l'avais pas entendu... Et je suis revenu au texte d'Olivier Cadiot qui emprunte à Mahler, bien sûr, mais aussi à ses propres traductions de Psaumes de la Bible, au poème de Mallarmé Pour un tombeau d'Anatole, et à des poèmes chinois dont se serait inspiré Mahler. Mais toutes ces références ne nous perdent pas. J'ai l'impression d'y découvrir Olivier Cadiot. À l'enfant qui meurt, il dit : "Asphyxié, tu élargis mon souffle". Il passe de l'expression "je me compose, je me décompose" à "je compose, je dispose". Oui, c'est cela : il fait place, "comme un rêve au réveil".