enfance
/image%2F1015781%2F20241020%2Fob_f95be1_fullsizeoutput-4b21.jpeg)
La Médiathèque des Quais, à Charenton (94) accueillait, samedi dernier, la Compagnie L’évènement-théâtre pour une mise en espace du livre de Jeanne Benameur, Les Demeurées. C’est par ce texte, en 2008, que j’ai découvert cette autrice, une expérience toute personnelle qui m’a amené à acheter le livre et m’a marqué profondément. Le texte que j’ai entendu à la Médiathèque me surprend encore et a réveillé ici et là les émotions de la première écoute. Depuis, j’ai lu beaucoup de livres de Jeanne Benameur, livres qui s’éclairent l’un l’autre.
« Il y a l’enfance et il y a le monde », peut-on lire dans Otages intimes. C’est aussi un peu le sujet des Demeurées. Luce aime les couleurs, comme la jeune femme, italienne, débarquée à Ellis Island dans le livre intitulé Ceux qui partent. Et, même si la matière n’est pas tout à fait la même, le tissu que brode Luce me fait penser aux tissus de La patience des traces. Une phrase prise ailleurs (Comme on respire) trouve aussi ici une place : « Dans le silence d’avant toutes les langues, il y a eu la promesse. Celle que chacun de nous connaît au fond de lui. Celle d’une vie éclairée. »