PUP fiction
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Dans la vitrine de la librairie l’établi, à Alfortville (94), depuis quelques jours, on peut lire un texte de Joël Jegouzo. C’est la première PUP fiction (Ponctuation Urbaine Poétique), réalisé avec le Studio Marguerite Delafriche.
Et il s’agit d’enfance. Ce temps où, comme le dit l’étymologie, on ne sait pas parler (c’est l’infans, « qui ne parle pas »). L’enfant n’a que ses gestes pour découvrir un monde qui peut lui paraître sans limite et qu’il cherche à toucher pour le connaître (mot qui dit étymologiquement : « naître avec »). Son seul moyen, ici, c’est le geste qui peu à peu devient mouvement, se dote d’une intention en même temps que l’enfant parvient à émettre des sons, qui formeront des mots. Le texte semble regretter le temps des gestes, ce temps premier de la découverte que les mots exprimeront plus tard, sans pouvoir, cependant, reléguer totalement à l’oubli le bonheur, la quête et l'inquiétude du premier geste.