Oies sauvages
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Dors ton sommeil de brute, de Carole Martinez (éd. Gallimard)
Une vie, une éternité. Le premier chapitre raconte un accouchement comme jamais moi, qui suis un homme, n’ai pu en vivre dans mon propre corps. Une puissance, une présence. Un vol d’oies sauvages. Est-ce qu’un enfant, ici une fille, rêve en naissant ? Et qu’est-ce que le rêve fait à la vie ? Carole Martinez nous emporte dans le merveilleux, l’étrange, qui est en nous depuis la nuit des temps. Le merveilleux, l’étrange, qui traverse, les enfances, les âges, comme les contes répétés de génération en génération. Comme les épreuves que traquent les artistes pour comprendre le monde, pour comprendre la catastrophe, la menace toujours proche, pour trouver une paix par-delà les cris et l’absence. Ici et ailleurs. Et sans savoir. Les enfants que visitent les rêves ne s’en souviennent pas au réveil. Ils ne sont pas prophètes. Ce sont seulement des oiseaux de passage. Ils nous invitent à trouver le chemin. La Camargue est propice au mystère, aux vols d’oiseaux migrateurs, oies sauvages, flamants roses. À la fois secrète et partagée, intime et universelle. Sur la terre comme au ciel.