Olga Bancic
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Olga Bancic, une jeune mère dans la Résistance, de Marie-Florence Ehret (éd. Oskar)
C’est la seule femme du groupe. Elle ne sera pas fusillée en même temps que les hommes au Mont Valérien, mais décapitée plus tard, en Allemagne, à Stuttgart, après avoir écrit une lettre à sa fille, lettre qu’elle a adressée à la Croix Rouge.
Marie-Florence Ehret a publié en 2022 un livre dans la collection « Elles ont osé ! » des éditions Oskar. Dès l’âge de douze ans, Olga a connu la prison pour avoir participé à une grève dans l’entreprise où elle travaillait. La prison et des coups. Née en Moldavie, pays annexé par la Roumanie quand Olga, alors prénommée Golda, avait six ans, elle adhère au Parti communiste qui l’envoie en France en 1938.
Après cette introduction, le livre suit Olga d’année en année, depuis 1941 jusqu’en 1944. Il donne à comprendre une part de l’organisation des FTP-MOI, et, notamment de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler le Groupe Manouchian. Le rôle des femmes n’est pas sans danger. Il faut à Olga de grandes qualités pour faire passer des armes dans un sens et des papiers dans un autre sans trembler. Parvenir à voir sa fille le dimanche dans une ferme hors de Paris et y retrouver son homme avec d’infinies précautions, arrivant et repartant séparément. Et ne pas être « logée » par des indicateurs ou des policiers pendant ces quelques années. Du groupe, la plupart n’ont pas vingt ans et d’autres ont à peine passé cet âge. Elle et Missak Manouchian sont les plus âgés (32 ans).
L’autrice conclut la biographie avec une lettre à Olga où elle donne des nouvelles de son mari et de sa fille, et cite Irma Mico, une amie d’Olga, qu’elle a rencontrée avant de publier ce livre.