05 avril 2016

Devenir humain... et le rester, une conférence d'André Langaney au Théâtre des Halles (Avignon - 84)

André Langaney était l’invité du Café des Sciences d’Avignon, pour le 10e anniversaire de cette association. Professeur honoraire de l’Unité d’anthropologie / Université de Genève, ancien directeur de recherche au Muséum National d’Histoire Naturelle (Paris), son propos était intitulé : « Devenir humain… et le rester ».  C’est à travers les résultats de recherches génétiques qu’il peut affirmer que d’une région à une autre du globe, il n’y a pas beaucoup de différences génétiques entre les hommes, quelle que... [Lire la suite]
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28 mars 2016

Les cahiers de Rémi, de Dominique Richard

Les personnages de Dominique Richard apparaissent dans Le journal de Grosse Patate. Rosemarie, Hubert, Rémi… Celui-ci dans ce journal prend des coups, on se moque de lui, on le maltraite. Il doit apprendre à cacher ses différences, ne pas se montrer tel qu’il est, faire comme les autres pour être en paix. Chacun des amis d’enfance de « Grosse Patate » doit assumer son identité et c’est plutôt difficile. Mais cela concerne tous les enfants, dans ces âges où on ne sait pas ce que devenir veut dire.  Rémi tient des... [Lire la suite]
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27 mars 2016

Nos serments, de Julie Duclos

« Les films ça sert à ça, à apprendre à vivre, à apprendre à faire un lit. » C’est une phrase dite par Alexandre, interprété par Jean-Pierre Léaud, dans le film La maman et la putain, de Jean Eustache. Le théâtre aussi ? Julie Duclos n’a pas cherché à refaire le film. Pourtant elle s’y réfère. On peut cependant voir le spectacle sans avoir vu le film. La question de l’amour y est centrale, bien sûr. Est-ce qu’on peut aimer et rester libre ? Qu’est-ce qui change quand on vit avec quelqu’un ? Qu’est-ce qui change pour... [Lire la suite]
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25 mars 2016

Finir en beauté, de Mohamed El Khatib

Je retiens, du texte de Mohamed El Khatib, une phrase : « J’ai du chagrin ». C’est une phrase toute simple, à l’image de ce spectacle où nous sommes invités à accompagner sa mère, qui va mourir d’un cancer. J’ai l’impression qu’à chaque fois que l’auteur dira ce texte, il redonnera un peu de vie à sa mère : des paroles enregistrées (il a l’appareil dans la main), un récit sans fioritures, une caméra posée sur la table, un livre, un carnet, et des documents. La vie ne se résume pas à des dates, d’autant que certaines sont... [Lire la suite]
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24 mars 2016

Laurent Colomb a lu « Autochtonies » à la Rencontre poétique chez Tiasci-Paalam, en mars 2016

Ce ne sont pas des monologues. Ce sont des propos que Laurent Colomb a écoutés, des récits de la vie quotidienne, et il nous invite à les écouter à notre tour. L’accent (« Mon assent l’est tranzer »), c’est tellement facile de s’en moquer comme le font certains sur d’autres scènes. Comme si un seul accent était autorisé, un accent dominant. Avec Laurent Colomb, l’accent est une façon d’entrer en relation, de faire entendre l’autre, celle qui est « coumanenfan », obligée de tout faire avec sa fille parce qu’elle... [Lire la suite]
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23 mars 2016

Primo amore, de Letizia Russo, par Telegram Cie

Le premier amour, celui qui ne s’est pas effacé, pas oublié et qui ressurgit au hasard d’une rencontre dans un café. C’est lui, qui ne vous reconnaît pas, et à qui vous voudriez dire combien cet amour est toujours présent, mais à qui vous demandez seulement : « un café, s’il-vous-plaît ». Letizia Russo a écrit un texte envoûtant dans lequel on s’enfonce comme on s’enfonce dans la mémoire qui nous déborde peu à peu et nous bouleverse soudain. Mathieu Montanier, assis comme pour une lecture, ne tournera pas les pages : il... [Lire la suite]
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22 mars 2016

Clôture de l'amour, de Pascal Rambert, avec Audrey Bonnet et Pascal Rambert

« Je suis sûr qu’on va au théâtre parce qu’on aime voir les autres souffrir. C’est le principe de la catharsis. » Pascal Rambert dit cela dans un entretien à propos de cette pièce. Et pour souffrir, on voit souffrir.  Le combat s’engage dès que l’homme a traversé le ring et atteint son coin. Car il s’agit bien d’un combat où tous les coups seront permis, tous les mots qui font mal. Pour justifier une séparation. L’homme balaie les défenses de la femme d’une phrase, avant même qu’elle ne parle, puis d’une autre et... [Lire la suite]
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17 mars 2016

La devise, de François Bégaudeau

Il a d’abord dit non, François Bégaudeau. Et puis il s’est demandé ce qu’il pourrait dire, parce que la devise de la République française vaut bien qu’on s’y arrête un peu. Mais il faut éviter les mots cuits, ceux qui ne signifient plus grand-chose à force d’être dits et répétés à tort et à travers. Ces mots qui, à terme, font la langue de bois : « valeurs », par exemple, « vivre ensemble », « diagnostic partagé », etc. Comment on s’y retrouve ? Qu’est-ce qu’on peut en dire ? Qu’est-ce que ces trois... [Lire la suite]
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14 mars 2016

Alcool, de Nadège Prugnard

Non, je ne me retournerai pas. Elle ne veut pas montrer son visage. Son visage d’alcoolique. C’est sa pudeur. Elles sont deux, l’une boit des verres, l’autre écrit des vers. Et l’une et l’autre ne peuvent s’arrêter. L’une est accoudée au bar et parle, parle. L’autre prend des notes, fait un portrait. Un portrait sans visage. La voix pénètre en nous, douloureuse, curieuse. Le vulgaire côtoie le sublime. Elle se cogne la tête dans ce coin de la scène, inatteignable dans son propos violent, profondément triste et pourtant volontaire.... [Lire la suite]
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28 février 2016

Dieu est mort, de et avec Régis Vlachos - mise en scène de Franck Gervais

Régis Vlachos est seul en scène, seul avec une multitude de personnages comme on peut l’être quand on se raconte des histoires faisant du moindre tissu un décor et de la moindre lumière un instrument de l’ombre. La lumière… C’est dans la Genèse qu’elle survient, peu de temps après le « commencement ». Sauf que ces premiers mots (« Au commencement ») sont aussitôt mis en doute. S’il y a eu un commencement, qu’y avait-il avant ? Le père ? Mais il était absent ! Et il est mort. Alors la mère. Qui y croit, elle, dans... [Lire la suite]
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