25 mai 2017

By Heart, de Tiago Rodrigues

Parce que sa grand-mère lui demande un livre qu’elle pourra apprendre par coeur avant d’être complètement aveugle, Tiago Rodrigues écrit à Georges Steiner dont il a écouté plusieurs fois l’entretien intitulé « De la beauté et de la consolation », et dans lequel le philosophe raconte comment Boris Pasternak, dans un Congrès d’écrivains soviétiques, s’est levé, lançant à l’assemblée le chiffre 30, et comment dans cette assemblée 2000 personnes se sont levées et ont récité le Sonnet 30 de Shakespeare, traduit en russe par... [Lire la suite]
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23 mai 2017

Effervescence à Alfortville (94)

C'est un rendez-vous annuel au Pôle culturel, devenu cette année (!POC!). Des histoires de collectifs, des amateurs travaillant avec des professionnels, et le public au rendez-vous. Pour commencer quelques images du dernier jour :   GroupenfonctionWe can be heroes Émilie Rousset - Les spécialistes (À suivre demain)
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22 mai 2017

Comment moi je ? par la Compagnie Tourneboulé

Nous sommes réunis, acteurs et public, dans l’espace de la scène, entourés de laine et de coton, tricot, crochet… Fil blanc, fil rouge, fils de toutes sortes, pour fil…osopher. Pendant que nous nous asseyons, les acteurs, actrices se présentent, « - et toi ? ». Et quand nous sommes tous assis, l’une des comédiennes vient au milieu, enfile un pull et se désigne sous le prénom de Jean-Pierre, le philosophe, qui aime « se poser des questions ». Et il va être servi, Jean-Pierre, perché sur son arbre de la connaissance :... [Lire la suite]
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16 mai 2017

Quatorze auteurs pour 14-18, par Philippe Forcioli

C’est avec simplicité que Philippe Forcioli nous présente quatorze auteurs pour évoquer la guerre de 14-18. Une simplicité qui veut seulement dire les choses, comme elles se passent, comme elles ont été vécues. Et ça commence avec les discours à l’Assemblée Nationale après l’assassinat de Jaurès. Par sa diction même, il tente de nous restituer, sans fioritures, l’état d’esprit qui régnait à cette époque. Un hommage à Jaurès, applaudi à l’Assemblée, et l’entrée dans la guerre, tout autant applaudi. Et puis la guerre, celle où l’on... [Lire la suite]
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09 mai 2017

Presque ailleurs, avec Patrick Declerck & Jean-Christophe Quenon (et la complicité de Catherine Riboli)

Il ne se contente pas d’écrire, Patrick Declerck. Il lit, bien sûr, il joue aussi, il vit avec les autres. On l’a présenté comme le psy des clochards de Paris, qu’il a suivis pendant quinze ans, partageant leurs conditions de vie et en témoignant dans des livres, que Guillaume Barbot a mis en scène. C’est ce metteur en scène qui lui fait rencontrer Jean-Christophe Quenon. Et tous deux vont se retrouver après l’opération d’une tumeur au cerveau subie par Patrick Declerck, après laquelle celui-ci écrira Crâne, un roman qui fait entrer... [Lire la suite]
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04 mai 2017

La trilogie d'Alexandre (Les culs de plomb, La Mante, Vivre), de Hugo Paviot

Trois moments dans la vie d’Alexandre, un homme de notre temps, héritier des guerres du siècle précédent, plongé dans celle du vingt-et-unième, cherchant son chemin, le moyen de résister au destin qui lui semble imposé. Au début, c’est à sa propre enfance qu’il est confronté. L’espace n’est matérialisé que par les lumières. Un homme, deux femmes, et la femme du désert, une souffrance qui essaie de trouver une échappatoire dans les chiffres dont la portée s’éclairera à la fin, et dans des lettres, N et Q, désignant des astres,... [Lire la suite]
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02 mai 2017

Ceux d'en face 2017, à Saulx-les-Chartreux (91)

Ceux d’en face, le festival d’Animakt à Saulx-les-Chartreux, accueillait, cette année, la Compagnie Thé à la rue. La grande affaire semblait être résumée dans le thème du « vivre ensemble ». C’est du moins le message que voulait porter le discours de bienvenue, fait de cette fichue langue de bois dont on fait des flûtes. Nous avons d’abord répondu à un questionnaire, individuellement, comme si nos réponses allaient permettre de nous placer dans un groupe. Ne fait-on pas la même chose sur les sites de recherche d’internet ?... [Lire la suite]
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30 avril 2017

En vie, par la Compagnie lu²

Tu es venu au café. Tu y as vu des visages connus, peut-être. Des gens que tu salues comme ça, content de les voir ou par habitude. Et une radio a commencé à déverser des propos difficilement audibles. Pas des chansons comme ces clips qui passent indifférenciés dans les bars des villes, où que ce soit, des clips ou des infos ou des matchs. Une voix qui dit ces mots : « Moi manger ça m'a toujours dégouté alors c'est pas mon affaire. Mais la boisson c'est une question. J'entends bien qu'on ne boit pas n'importe quoi, que chaque... [Lire la suite]
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26 avril 2017

Parrêsia, par le Collectif Bonheur Intérieur Brut

Une voix sort d’un haut-parleur. Elle dit : « je vois une personne qui fait ceci ou cela, qui est vêtue de telle ou telle façon… » D’abord on n’y prête pas garde, puis on se demande de qui parle cette voix. Une autre s’y joint, puis d’autres. Chacune propose son regard, un ton. On a vu les micros ouverts. On a compris qu’il se passe quelque chose, qu’il va se passer quelque chose. L’enfant qui vient d’être décrit traverse la place, l’homme qui porte un bébé se reconnaît dans les mots qui le présentent. Le public serait... [Lire la suite]
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11 avril 2017

Anquetil tout seul, d'après Paul Fournel, adapté et mis en scène par Roland Guenoun

C’était, me semble-t-il, en 1961. J’étais au Parc des Princes quand Anquetil a gagné l’épreuve. Le mécontentement du public, dans ma mémoire était associé à l’absence de Roger Rivière, qui avait gravement chuté l’année précédente et à qui, pourtant, Anquetil avait dédié son maillot jaune. Si cette anecdote n’est pas dans le spectacle présenté en ce moment au Studio Hébertot, à Paris, le souvenir du champion se réveille en moi avec ce voyage à Paris (je me souviens que mon père était du voyage) pour l’arrivée du Tour. Anquetil n’était... [Lire la suite]
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