07 octobre 2018

Stabat Mater Furiosa, de Jean-Pierre Siméon

La guerre, toujours la guerre. L’homme ne sait-il rien faire d’autre ? Et que faire devant la guerre ? Pleurer ? Crier ? S’arrêter ? Elle vient devant nous, cette femme, dans le poème de Jean-Pierre Siméon. Elle est debout. Elle est furieuse. Certes, elle peut être douce, elle peut aimer. Elle prie, mais « c’est sans dieux ». Et surtout, elle ne veut pas comprendre ; comprendre ce serait déjà accepter. Deux femmes ici, ce soir, au milieu de nous, l’une par les mots, l’autre par la musique, font entendre cette prière, cette... [Lire la suite]
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27 août 2018

Thyeste, de Sénèque, traduction de Florence Dupont, mise en scène de Thomas Jolly

Descendants de Tantale, Atrée et Thyeste vont s’affronter pour le pouvoir. Dans la pièce de Sénèque, pourtant, cette question du pouvoir est vite résolue : « Être acclamé pour ce qu’on n’est pas, voilà la vraie puissance. »  — « Un roi est inébranlable, inaccessible, invulnérable », ajoute le choeur. La question centrale est la vengeance : tuer ne suffit pas, il faut faire souffrir. S’ensuit un sacrifice où Atrée (de qui naitront les Atrides) détourne le rituel romain en égorgeant les enfants de son frère et... [Lire la suite]
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02 août 2018

Chalon dans la rue 2018 (10)

Antipodi, par la Cie Dromosofista On nous annonce du théâtre de figures : masques, marionnettes, objets animés. Et musique vivante. J’ai déjà vu la Compagnie deux fois et jamais n'ai été déçu. Cette fois, les techniques mises en oeuvre, toujours aussi variées, sont mises au service d’une histoire de vie, de mort et de naissance. Les images qui nous sont proposées sont fortes, jouent devant ou derrière le rideau et réinventant l’art du mouvement montrent l’être humain en quête d’un ailleurs, d’un temps conquis, d’une enfance, d’un... [Lire la suite]
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01 août 2018

Chalon dans la rue 2018 (9)

Manoviva, par Girovago e Rondella Des marionnettes à doigts : la tête est sur le majeur, les mains sur l’index et l’annulaire, les pieds sur le pouce et l’auriculaire, voilà un personnage nu ou vêtu. Les artistes, vous les oubliez en concentrant votre regard sur ces petits acrobates prenant tous les risques du cirque : les équilibres, la danse, même le feu. Pas de mot, seulement des situations jouées en musique. Quand seront rangés les instruments du cirque, nos deux personnages joueront une petite histoire de rencontre amoureuse... [Lire la suite]
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27 juillet 2018

Chalon dans la rue 2018 (4)

Je m’appelle, texte d’Enzo Cormann, par Garniouze INC. Cette « esquisse d'un mémorial des victimes d'un siècle de guerre (économique) mondiale » a été écrite en 1999. Un texte qui ne parle pas que du passé, bien que le premier à parler dise être né en 1912. L’énumération comme une litanie introduite pas ces mots « je m’appelle ». Puisque personne ne les appelle, ces hommes broyés par le travail, la guerre, la misère, la vie difficile, la prison, la surveillance permanente, la maladie et, malgré tout, cette... [Lire la suite]
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24 juillet 2018

Chalon dans la rue 2018 (1)

Boum-Boum Cosmos, spectacle sous chapiteau de la Compagnie Bigre ! Deux narrateurs - comédiens - manipulateurs vont nous faire découvrir (dé-couvrir) comment tout a commencé. C’était il y a fort longtemps. On ne s’en souvient que parce que ça se fête dans l’espace. Non, pas dans l’espace-client du centre commercial, même si le GPS ne connaît que ça. Dans l’espace que chacun de nous porte en lui-même. On va en découdre (dé-coudre) avec l’univers, qui est sorti d’un dé à coudre. Un univers qui se réfère à Italo Calvino et ses... [Lire la suite]
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25 mai 2018

Danbé, par la Compagnie (Mic)zzaj

Le danbé, en malinké, c’est la dignité. « Le danbé ne nous demande ni obéissance ni même volonté. Il doit nous imprégner, nous modeler assez profondément pour s'imposer à nous. Il n'y a pas d'âge pour se conduire dignement, ni de circonstances qui vaillent ». Aya Cissoko et Marie Desplechin ont écrit l’histoire de la première, championne du monde de Boxe française et anglaise. La compagnie (Mic)zzaj en a fait un spectacle très particulier. Certes, la vie d’Aya Cissoko est marquée d’évènements dramatiques et douloureux. Mais c’est... [Lire la suite]
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23 mai 2018

Happy child, de Nathalie Béasse

Ils apportent des valises. Ce qu’il y a dans les valises, c’est peut-être ces années pendant lesquelles ils ne se sont pas vus. Ce ne sont pas des valises pour partir en voyage, mais pour revenir. Revient-on jamais dans le pays de l’enfance ? C’est à cette impossibilité qu’ils se confrontent, ces cinq-là. Et d’affirmer aussitôt qu’ils ne savent pas pourquoi ils sont ici (Ich weiss nicht warum ich hier bin). N’y aurait-il aucun désir de se retrouver ? Un air de piano, des jeux… Et l’image du père qui se fige quand tout gèle. Sous le... [Lire la suite]
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22 mai 2018

Blablabla Encyclopédie de la parole

De ce spectacle, Joris Lacoste, qui le co-signe avec Emmanuelle Lafon, dit : « On pourrait avancer que c’est du théâtre politique, dans la mesure où il nous fait entendre non seulement comment nous parlons, mais surtout comment on nous parle, comment on tente de nous influencer, que ce soit à la maison, à l’école, à la télévision, dans la publicité ou le cinéma. » C’est, d’abord pour nous, spectateurs, la formidable performance d’une comédienne, Armelle Dousset, prêtant sa voix à toutes ces petites phrases qui nous... [Lire la suite]
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21 mai 2018

Jacques Bonnaffé à Arras (62)

Le 1er Mai 2018, à Arras, Jacques Bonnaffé était au gueuloir, sur la Grand Place. Rendant hommage aux poètes d’ichi, parmi lesquels un autre Jacques, Darras, et Raoul de Godewarsvelde, pour finir avec Lucien Suel. De Raoul, il a raconté une escapade dans le midi, où le ciel est toujours bleu, et son retour au Cap Gris-Nez où il y a toutes les couleurs dans le ciel et sur la mer. Comment il s’est fait marin et, enchaînant avec un refrain de Charles Aznavour (« Emmenez-moi au bout de la terre »), il a imposé le refrain très... [Lire la suite]
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