02 mai 2021

Alors Carcasse, de Mariette Navarro (éd. Cheyne), lu par Denis Lavant

Mariette Navarro a publié ce livre en 2011, Denis Lavant déjà en avait fait une lecture. Dix ans plus tard, à la Bibliothèque municipale de Lyon, pour l’anniversaire (40 ans) des éditions Cheyne, Denis Lavant revient à ce texte. Un pupitre, les feuilles sur le pupitre, et l’acteur dont dépassent la tête, au début coiffée d’un bonnet et d’un chapeau, les épaules, les bras et les mains de part et d’autre sur l’écran où je le vois.  « Plusieurs aussi sont là au beau milieu de leur époque mais Carcasse particulièrement est au... [Lire la suite]
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20 avril 2021

54x13, de Jean-Bernard Pouy par le Morbus Théâtre, avec Samuel Beck, Guillaume Lecamus et une figurine

« Je suis parti au kilomètre 85 ». Le comédien s’installe derrière la figurine fixée sur la table et fait avec les mains le geste de pédaler. « Il faut tenir ». Nous n’allons plus le lâcher. L’étape faite des difficultés naturelles de la route, tantôt souffle court, tantôt respiration plus ample, il va la gagner, il a trompé tout le monde. Mais son directeur sportif le rappelle à l’ordre. Car il y a un ordre. Et le coureur doit le respecter. Mais c’est quoi, au fond, cet ordre ? Celui de la famille,... [Lire la suite]
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13 avril 2021

Quelque part en France

L’invitation m’était parvenue il y a quelques jours et je l'avais acceptée : une lecture, dans un jardin privé, de textes de Claire Le Michel par un collectif travaillant sa création sous le titre « Quelque part en France ».  Public restreint, assis, masqué. Cela m’a fait penser à une représentation très particulière quelque part dans Moscou, il y a un peu plus de 30 ans, sous les combles d’un immeuble où nous étions à peine une dizaine de spectateurs, venus au temps de la perestroïka voir comment vivait alors le... [Lire la suite]
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06 avril 2021

« Vitez m’a défait », de Robert Cantarella - La correction (n°2), éd. Le dernier télégramme

Au théâtre, le sens ne préexiste pas, « il se rassemble au moment de son expression ». C’est ce que découvre Robert Cantarella à l’école d’Antoine Vitez, dans « une salle dépourvue de charme du Théâtre National de Chaillot en 1985 ». Et il le découvre en scrutant le regard d’Antoine Vitez tourné vers ceux qui viennent de voir la répétition d’une scène. Car le théâtre n’est pas que l’affaire de la scène, il trouve sens dans le regard du spectateur. Robert Cantarella, à cette époque, venait de Marseille où, dans... [Lire la suite]
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24 mars 2021

Traces, discours aux nations africaines, de Felwine Sarr (éd. Actes Sud papiers)

L’homme qui prend la parole a pensé qu‘en quittant son pays il trouverait, « avec une misère endurée là-bas, (…) une vie respectable ici ». Mais il comprend « qu’aucune dignité ne se (conquiert) dans l’arrière-cour des autres ». Et revient au pays. Et s’adresse aux « peuples des premières aubes ».  Il nomme les peuples du Continent et les invite à se souvenir de l’histoire, celle de l’origine (sans pour autant remonter à la source) et celle qui a privé ces peuples de leur parole et de leur... [Lire la suite]
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19 février 2021

Les choses en farce, de Juliette Kapla

Juliette Kapla est revenue avec une webchérie sur youtube. Une semaine par ci par là, elle nous concocte une petite conférence quotidienne sur un sujet… qui peut nous intéresser. C’est, par exemple « Dis-moi ce que tu ranges, je te dirai qui… ». Ranges étant venu remplacer manges, par une malicieuse faute de frappe. De même goûter devient douter et il faut donc « douter de tout ». Ce n’est pas du bégaiement. C’est un mot pour un autre, un mot qui deviendrait un rot, par exemple. Elle saborde plusieurs questions :... [Lire la suite]
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12 février 2021

Le désir aux couleurs du poème, à la Maison de la poésie de Paris

Six sur scène, trois femmes, trois hommes, pour dire quelques textes extraits de l’anthologie du Printemps des poètes 2021 publiée par les éditions Bruno Doucey. Thierry Renard et Bruno Doucey, poètes éditeurs de poètes, avec la participation de Murielle Szac, ont élaboré cette anthologie. Sur scène, dans l’enregistrement réalisé par la Maison de la poésie de Paris, on retrouve Murielle et Bruno, Nawel Ben Kraïem, Nassuf Djailani, Caroline Boidé et Louis-Philippe Dalembert. Chacun.e disant des poèmes  annoncés par le nom de... [Lire la suite]
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31 janvier 2021

Raz de marée, suivi de Marée basse, de Paul Verrept (éd. Actes Sud Papiers)

Là tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe calme et volupté. (Baudelaire) C’est ainsi qu’apparaît la maison au bord de la mer, d’où le couple contemple derrière la baie vitrée le sac et le ressac, rythme paisible s’il en est. Mais dans ce décor, qui semble unir l’homme et la femme trouvant là ce qui suffit à leur désir, viennent échouer des gens, rejetés par la mer. Un homme, une femme, et cet enfant qu’on vient ramasser, combinaisons blanches et gants en latex. C’en est fini du luxe, du calme et de la volupté. C’est surtout... [Lire la suite]
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21 janvier 2021

Les Guérillères, de Monique Wittig, à la Maison de la Poésie de Paris

Monique Wittig commence à écrire Les Guérillères en 1967. La soirée à la Maison de la Poésie commence avec la voix de Colette Magny chantant Vietnam 67. La guerre. C’est par la guerre que ça commence. Elles disent, elles disent, elles disent : féminin pluriel opposé au masculin. « Elles disent : ils t’ont décrite comme ils ont décrit les races qu’ils ont appelées inférieures. Elles disent : oui ce sont les mêmes oppresseurs dominateurs, les mêmes maîtres qui ont dit que les nègres et les femelles n’ont pas le coeur, la rate, le... [Lire la suite]
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08 janvier 2021

extrait d’un article de Célia Carrette, Pourquoi vouloir revenir à la normale ?

« La crise sanitaire donne enfin la formule que le capitalisme espérait tant. Travail, santé, éducation, rien ne peut et ne devra se faire sans être connecté.e.s. Sans différence entre vie privée et vie professionnelle, les employé.e.s se sentent constamment obligé.e.s de répondre aux sollicitations qui leur sont faites, quel.le.s que soient le jour et l’heure. La destruction des 35 h, vieux rêve du MEDEF, a enfin été exaucé. Ces derniers mois ont aussi donné l’image de la médecine de demain. Au lieu d’augmenter le nombre de... [Lire la suite]
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