21 septembre 2016

Le vieux chêne & le vieux baobab, de Daouda Keita

Pour présenter son premier recueil de poèmes, Daouda Keita a choisi le Bateau Daphné, amarré sur la Seine, au coeur de Paris, près de Notre-Dame. Originaire du Mali, il est aussi élu municipal à Bagnolet. C'est dire son souci pour l'action quotidienne qui se retrouve dans les textes qu'il a lus ce soir-là, accompagné par son éditrice, Florence Issac (L'Échappée Belle Édition), et Tom Diakité, d'abord à la guitare puis à la kora.   
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20 septembre 2016

Chris Ames, à la Rencontre poétique chez Tiasci-Paalam, en septembre 2016

Jamais rassasié du monde, Chris Ames est allé en Iran, par la route. Il voulait découvrir le pays, il en est tombé amoureux. Des couleurs, des femmes, des gens qu’il y a rencontrés, lui, l’Américain venu de Paris, des plages sur lesquelles faire cuire et manger du poisson, des constructions, du nom d’Omar Khayyâm. Il en est revenu avec cette nécessité de lire ses poèmes écrits là-bas, en automne, quand les arbres perdent leur vert. Avec ce besoin urgent de partager qui l’anime, arrivé avec son sac à dos et sa tente, bourlingueur de... [Lire la suite]
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18 septembre 2016

« J'ai vu » - Jean-Paul Guedj, Marc Perrone, Marie-Odile Chantran

« Jean-Paul m’a dit : c’est toi qui commences. Et je vais commencer par une chanson, une chanson que vous allez chanter avec moi. C’est facile. Marie-Odile va vous aider : Accordéon boite à frissons tu mets la joie dans la maison… » C’est Marc Perrone qui nous raconte la cité des 4000, le lycée d’Aubervilliers, les vacances chez les tantes en Italie, là-bas, alors que lui, il est d’ici. Être d’ici ou de là-bas, être d’où l’on naît, être où l’on est, être l’étranger, le voisin. Et tout ça avec l’accordéon diatonique : tu... [Lire la suite]
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16 septembre 2016

Marc Nammour - Spectre Orchestra - Under the Radar

Akosh S. installe des sons envoûtants, bols et saxophones, envoûtants par leur forte présence. Ils ne nous font pas planer dans une sorte de rêve ou d’illusion mais nous ancrent  dans ce lieu, face au mur sur lequel, bientôt, Marc Nammour va écrire. Valentin Durup souligne avec sa guitare les élans du saxophone et permet à la voix de se placer. Il n’y a plus que ça : la musique et les mots, les mots qui annoncent tout de go : « La peur est plus mortelle que la mort ». Et de texte en texte, c’est de notre réalité... [Lire la suite]
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15 septembre 2016

Le livre III (al-Kitâb) Hier Le lieu Aujourd'hui - Adonis

Les meurtres succèdent aux meurtres. La mémoire le redit sans cesse. Et les caisses de livres sont brûlés. Ainsi la pensée, la poésie sont réduites à néant et ne reste que la violence des glaives et des assassinats. On ne peut résumer l’ouvrage d’Adonis en ces quelques termes. J’en sors plutôt avec une multitude de questions. Ce n’est pas en effet un texte qui se présente comme une révélation, une démonstration (« Je ne dis pas : la vérité est ma demeure. »). Il est parsemé de points d’interrogation. Certes, la mémoire est... [Lire la suite]
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09 septembre 2016

Les cahiers de Tinbad n°2

Le rendez-vous était au Café de la Mairie, Place Saint-Sulpice, à Paris. Premières rencontres, pour moi, avec ces auteurs, avec une revue, Les cahiers de Tinbad. Et je me suis laissé mener par la question du temps :  La première lecture, de Bernard Sarrut, était extraite d’un roman épistolaire, Lettres à l’inconnu(e). La proximité de ma lecture de La carte postale, de Jacques Derrida, a sans doute influencé ma perception, et c’est sur la durée de cette correspondance entre l’auteur et l’inconnu(e) que je me suis fixé :... [Lire la suite]
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25 août 2016

Anthologie de poésie haïtienne contemporaine - août 2016

James Noël propose une anthologie de poésie haïtienne contemporaine, « un brassage de tempéraments passionnants qui rassemble quatre générations ouvertes et poreuses aux grands flux de l’histoire, de l’amour, du pays, du jeu, de la colère, du monde, du sexe, de l’exil, de la mer, de la joie »… C'est notre rendez-vous mensuel, accompagné de documents extraits du n°3 de la revue Intranqu'illités (Maître d'oeuvre : James Noël - Direction artistique : Pascale Monnin, Barbara Cardone) Poème de ma mère (extrait) la... [Lire la suite]
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11 août 2016

Basse langue, de Christiane Veschambre

Quel est ce monde où nous arrivons, où nous apprenons des mots qu’on n’avait pas encore entendus, où la main qui écrit risque de lâcher l’autre, cet « enfant-ma-mère », voire la mère de cet enfant ? Trouver son chemin dans les mots qu’on lit d’une langue étrangère, l’italien d’Erri de Luca, l’allemand de Robert Walser, l’anglais d’Emily Dickinson. Lire comme on marche. Laissant venir les images, les rêves, les souvenirs. Comme on marche seul pour laisser surgir à chaque pas la langue secrète, pas encore déchiffrée, et qui... [Lire la suite]
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06 août 2016

Il y a

J’écrivais, il y a quelques jours, qu’Apollinaire avait intitulé un de ses poèmes Il y a. Vous le trouverez ci-dessous, après un texte de Rimbaud. Enfance III Au bois, il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir.  Il y a une horloge qui ne sonne pas.  Il y a une fondrière avec un nid de bêtes blanches.  Il y a une cathédrale qui descend et un lac qui monte.  Il y a une petite voiture abandonnée dans le taillis, ou qui descend le sentier en courant, enrubannée.  Il y a... [Lire la suite]
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27 juillet 2016

Soirée d'hommage à Yves Bonnefoy

C’était le 12 juillet, à La Guillotine, à Montreuil (93). Charles Gonzalès avait organisé une soirée d’hommage à Yves Bonnefoy, décédé récemment. Les bancs étaient tous occupés, des chaises ont été ajoutées. Trois femmes (Sophie Bourel, Elodie Chanut, Monique Dorsel) et un homme (Charles Gonzalès) ont lu des textes du poète. Deux musiciens (Luis Gustavo Carvalho au piano et Franck Sforza au saxophone) ont ponctué ces lectures.  L’enfance, la maison natale, les chemins parcourus, la barque du nautonier, voilà des mots que nous... [Lire la suite]
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