20 mars 2017

Omar Youssef Souleimane, à la Rencontre poétique chez Tiasci-Paalam en mars 2017

Il n’oublie pas le pays qui souffre et où il ne pourrait rentrer aujourd’hui. Il dit sa profonde inquiétude pour les enfants qui n’ont connu que cette guerre civile, cette guerre d’un régime contre son peuple, qui ont grandi, malgré tout, dans les bombardements, les ruines des villes, les gravats dans les rues. Que deviendront-ils ? Quel sera leur monde ? Omar Youssef Souleimane n’oublie pas la Syrie. « Qu’avez-vous fait de ces blessures qui pleuvaient du ciel ? » Question lancinante. Le souffle de sa mère dans sa... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 07:47 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

16 mars 2017

Hommage à Guy Tirolien, au Séna

Le Séna, c’est un moment d’échange. Gerty Dambury est à l’initiative de ce rendez-vous qu’elle organise avec d’autres poètes, slameurs, comédiens, chaque trimestre. Il faut y participer pour se rendre vraiment compte de ce qu’est le Séna. C’est le lieu d’une parole qui circule, c’est l’occasion de parler et d’entendre parler des écrivains et poètes de la Caraïbe francophone, créolophone, anglophone et hispanophone.  Timalo animait, le 4 mars, cette rencontre en hommage à Guy Tirolien. C’est parce que ce poète aurait eu 100 ans... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 07:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
13 mars 2017

Le déficit indispensable, d'Anne Kawala

Anne Kawala était invitée à la soirée de la Compagnie Résonances et y a lu des extraits de son livre Le déficit indispensable (screwball). De sa lecture je retiens une élocution rapide où l’eau jaillit :  « je déferle, je cascade, je fais peur, on me fuit, je lèche pieds, mains, meubles, flammes, feu, je grésille, m’évapore, j’éteins, en moi se diluent les cendres, je flotte, me condense, suinte, … »  Ce débordement méritait que l’on s’y arrête, ne serait-ce que pour voir comment c’était écrit. Et le livre... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
12 mars 2017

Six arbres de fortune autour de ma baignoire, de Samira Negrouche

Il y a beaucoup de chiffres dans le recueil que vient de faire paraître Samira Negrouche et qu’elle présentait récemment dans les locaux de la Compagnie Résonances, à Paris : de Moins un à Six. Le livre s’ouvre donc d’abord sur une disparition et « finir de compter les heures qui restent ». « hier tu voulais savoir si et voilà que tu ne sais plus pourquoi » Alors le voyage nous fait traverser des villes, Tunis, Tripoli, Le Caire, Sanaa, Damas, Rabat, Alger, des villes sous tension, des villes, où plonger dans... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 07:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
11 mars 2017

Passerelle du commandant

Sous le titre « Passerelle du commandant », Benjamin Péret a écrit un poème dont tous les vers sont construits sous la forme suivante : « Il faut…… pour…… ». C’est à partir de cette structure que je vous propose le jeu suivant : vos phrases commenceront par « il faut », suivra un verbe à l’infinitif (un verbe transitif) dont le complément d’objet sera un nom commun (pas de consigne de genre et de nombre), puis viendra « pour » suivi d’un verbe à l’infinitif (un verbe transitif) dont le... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 07:59 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,
10 mars 2017

Aller simple, poèmes d'Erri de Luca

Pour conclure cette semaine en compagnie d’Erri de Luca, voici deux poèmes extraits du recueil Aller simple, dans lequel il écrit que ce sont « des lignes qui vont trop souvent à la ligne ». La traduction est de Danièle Valin. Coro Da qualunque distanza arriveremo, a milioni di passi quelli che vanno a piedi non possono essere fermati. Da nostri fianchi nasce il vostro nuovo mondo, è nostra la rottura delle acque, la montata del latte. Voi siete il collo del pianeta, la testa pettinata, il naso delicato, siete cima di... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

06 mars 2017

Golden Hello, le rendez-vous - Concert-lecture avec Éric Arlix, Serge Teyssot-Gay, Christian Vialard

Golden Hello est le nom donné à une prime de bienvenue versée à un cadre dirigeant pour l’inciter à rejoindre une entreprise. L’écran où s’affichent ces deux mots montre un immeuble de bureaux aux vitres brisées. Hello good bye : le même dirigeant accueilli avec une prime peut aussi en partir avec une prime, dite golden parachute. L’important, on le comprend, c’est gold, évidemment. Ça n’est pas God même si certains n’hésitent pas à faire semblant de mélanger les deux mots. Un monde sans God, voilà ce que dit Eric Arlix dans des... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
05 mars 2017

Satchmo, un poème de Guy Tirolien

non ne fermez pas l'oreille aux hoquets aux sanglots aux subtils glissandos à la stridence à l'insistance à la cadence des blues                –  swingués oh !                                       par la trompette de... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 07:52 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
04 mars 2017

Définitions S+7

Dans son livre POÉTIQUE. REMARQUES, Jacques Roubaud, au numéro 444 propose de faire des définitions en S+7. C’est en février 1961 que Jean Lescure propose cette fameuse contrainte oulipienne : La méthode S+7 consiste à remplacer chaque substantif (S) d’un texte préexistant par le septième substantif trouvé après lui dans un dictionnaire (S+7) donné. En appliquant cette méthode pour trouver des définitions, Jacques Roubaud établit une liste dont voici quelques exemples : académicien : ver parasite du porc écrivain : herse... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:15 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,
02 mars 2017

Une petite lettre à votre mère, de Geneviève Huttin

D’où vient la parole ? Vient-elle du silence ? Du silence de la mère. Ou des voix qui se sont tues, celle du père dont l’écriture n’a pas pu se défaire de l’alphabet médiéval : « Tiens, c’est ton père ». De la Lorraine à Villequier, il suffira d’un poème, celui de Victor Hugo dont l’enfant mange les vers, comme les vers mangent son père. La langue est un long, long apprentissage. Elle a des accents, des façons à elle de gentillesse, de dire « petit », par exemple « ein brivele », ou un ton venu... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 07:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,