22 avril 2011

Aimé Césaire, Lam, Picasso

C’est une salle où ont poussé trois grands arbres. Leur feuillage est fait des dessins de Wifredo Lam, artiste né et enterré à Cuba, à moins que ce soit des nuages pris aux filets capteurs de rêves de leurs hautes branches. Trois artistes vous accueillent sous ces frondaisons : Aimé Césaire, Pablo Picasso et Wifredo Lam. Deux ouvrages y sont présentés : Corps perdu (Aimé Césaire – Pablo Picasso) et Annonciation (Aimé Césaire – Wifredo Lam). Des textes à lire et des gravures à regarder, aller de l’un à l’autre et voir se... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

21 avril 2011

Et les chiens se taisaient, d'Aimé Césaire

J’ai suivi le conseil de Michèle Césaire. Et, bien que je ne sois pas metteur en scène, j’ai lu Et les chiens se taisaient, texte qui suivait Les armes miraculeuses dans ma bibliothèque. J'avais lu les poèmes mais pas la pièce de théâtre. Il m’a fallu du temps pour arriver à cette lecture. Un livre acheté il y a un peu plus de 30 ans, et rangé dans mes rayonnages entre André Breton et René Char, qui m’a suivi de déménagement en déménagement et vient de s’ouvrir comme certaines graines donnent naissance à des plantes après des années... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
13 avril 2011

Rencontre avec Thierry Cazals

Soirée poésie le 6 avril chez Tiasci, à l’invitation des éditions Paalam. La soirée a commencé avec Thierry Cazals. Il avait choisi d’aborder le printemps avec les mots de l’enfance. Ecrit comme ça, ça semble un peu niais, mais il n’y a rien de puéril dans ces propos, plutôt la recherche du simple : « Ne pas se laisser piéger par la soi-disant banalité des choses, contempler intensément ce qui se trouve autour de nous, ouvrir en grand les portes de notre cœur », écrit ailleurs Thierry Cazals. Et il nous lit quelques... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
05 avril 2011

Une saison chez Césaire, dramaturgie Michèle Césaire, mise en scène Rudy Sylaire

Approche intelligente du théâtre d’Aimé Césaire : en feuilletant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Et d’interroger les notions de liberté, d’égalité et de fraternité. Les textes de Césaire sont des paroles combattantes, rythmées ici par les pas des comédiens, les frappes sur les percussions. Au centre des préoccupations, la situation de l’homme noir et de la femme noire dans le monde : libres ? égaux ? fraternels ? A travers des extraits de quatre pièces (Les chiens se taisaient, La tragédie du... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 07:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
03 avril 2011

Avril, glycine

Je ne sais si les Japonais, en ces temps de catastrophes, ont le cœur de jouer à ce jeu, mais les saisons poursuivent leur ronde et le printemps avance inexorablement, mêlant la  mort et la vie, si bien que les fleurs sont à la lutte. Je poursuis donc la visite mensuelle, entreprise en ce début d’année, au livre de Véronique Brindeau et Frédéric Clément, Le jeu des fleurs Hanafuda.   (…) la vue d’une glycine apaise la fatigue du poète Bashô, accablé par le voyage et le poids de sa besace : Rompu de fatigue A l’heure... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,
29 mars 2011

Gaston Couté par les mauvais senquiers, par la Compagnie Chauffe-Brûle

Gaston Couté est mort il y a cent ans. Au début d’un siècle dont il a peut-être pressenti les soubresauts. Ses textes portent encore une certaine actualité, évoquant l’écart entre riches et pauvres, fustigeant les propriétaires, appelant à refuser d’aller à la guerre… Cent ans, c’est l’occasion des hommages, des commémorations. Je ne suis pas sûr qu’il aurait aimé ça, ce chemineau, cet homme sur les chemins, attiré par la ville et par « l’ogresse qu’est la vie », et mort à Paris à 31 ans, terrassé par la phtisie galopante,... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

27 mars 2011

Droit de voirie - Occupation du domaine public, Serge Pey

Il faut sans doute écouter Serge Pey. Mais je n’ai pu que le lire jusqu’à présent. Et, récemment, en trouvant à la librairie Wallonie-Bruxelles, rue Quincampoix à Paris, un livre qui m’a fait penser à Léo Ferré. Même puissance de la parole, mêmes colères, même révolte. Misère y est aussi présente, la chienne de Léo, celle qui n’avait que trois pattes… On y lit que la poésie est contre tous les enfermements. On est parfois proche de Novarina, quand la parole creuse un trou, « le trou qui voit le monde ». On s’emporte contre... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
23 mars 2011

Lettre à Diane Robertson, de Serge Pey

Diane Robertson est une artiste amérindienne morte à 33 ans, en 1993. Une exposition lui était consacrée l'année dernière à Québec (photo ci-contre). Son nom m’est connu par la lecture d’un poème de Serge Pey. Une lettre qui commence par cette adresse :   Chère Diane je n’aime pas ton nom car tu t’appelles en vérité   Atuhk-Caribou-silencieux ou Matsheshu-renard-allumeur-de-feu ou Akup-robe-de-feuille-cachée-dans-les-arbres    Et ainsi de suite, tout au long du poème, il la nommera de près... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
22 mars 2011

Deux poèmes de Laura Tohe

Pluie femelle   La pluie femelle vient du Sud en dansant nuageuse calme et grise grosse d’enfant-pluie. A l’aube elle donne jour à une douce brume. Les fleurs ploient sous la manne humide. Bain de lumière.     Pluie mâle   La pluie mâle vient montée sur un cheval noir coléreux malveillant froid portant des déluges et des tempêtes pluie guerrière   elle se paye une nuit de forty-nine* puis s’en va laissant ses ennemis derrière elle.   * chants improvisés   Ces deux poèmes... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 07:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
20 mars 2011

Anthologie de la poésie amérindienne

Ce recueil se remarque d’abord par son format : 15 cm x 30 cm. Avec un tel ouvrage, on ne peut pas ranger la poésie amérindienne au fond d’une poche. Et c’est une découverte que j’attendais, après avoir vu Rivages d'outre-monde, spectacle du Praxinoscope Théâtre : lire des auteurs contemporains et pas toujours les chefs indiens morts, les discours généreux sans doute mais dont on a du mal à entendre le propos aujourd’hui sinon comme une longue plainte nostalgique. Ici, dans cette anthologie, on a à faire avec la... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,