28 octobre 2011

Comme on respire, de Jeanne Benameur

Ma première rencontre avec Jeanne Benameur, c’est un spectacle du Begat Theater, à partir de son livre Les Demeurées. Et voici un petit livre, broché, Comme on respire, publié par Thierry Magnier. Où elle dit son chemin vers l’écriture. En prenant à témoin des dessins d’enfants, étymologiquement « ceux qui ne parlent pas » (du latin infans, qui n’a pas encore acquis le langage), et en évoquant cette nuit où, à cinq ans, elle a vécu elle-même la rupture de l’exil. C’est une suite de textes courts, que j’ai envie de citer... [Lire la suite]
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23 octobre 2011

O Révolutions, de Mark Z. Danielewski

L’auteur de La maison des feuilles ne pouvait pas faire un livre ordinaire. Son traducteur ne pouvait laisser passer l’aventure. Car les mots de Mark Z. Danielewski ne sont sans doute pas simples à traduire et le travail de Claro a sans doute été plus d’adapter que de traduire. Partis-pris des couleurs (le O vert ou doré comme le sont les iris des yeux de Sam ou de Hailey, les personnages du roman), mise en évidence de certains noms de végétaux ou d’animaux, de certains métiers, la façon d’écrire noUS (pour affirmer le... [Lire la suite]
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18 octobre 2011

Festival des Vendanges à Suresnes, 2011

A la Cité-Jardins de Suresnes, c’était la Fête des Vendanges, une fête de l’architecture, une fête foraine, des spectacles installés, parfois sous chapiteau, des spectacles déambulatoires, des chansons, de la musique, de la poésie, du vertige, des regards qui se lèvent, un verre de jus de raisin offert, des restaurants, des ballons en grappes, des dadas et des dés, un cheval et sa cavalière, une déviation. Des photos prises le dimanche.     Cité-jardins    Espace enfants (sculptures-jeux d'Eric Brossier) ... [Lire la suite]
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08 octobre 2011

Avec Arthur Rimbaud

Sur un trottoir de Paris, j’ai trouvé ces lignes, extraites d’un texte d’Arthur Rimbaud. C’est une belle déclaration d’amour, obtenue en mettant en évidence, au cœur du texte, les deux prénoms concernés par cette déclaration : Maud et Bertrand. Remarquez les couleurs : rose pour Maud et bleu pour Bertrand (oui, rose pour une fille et bleu pour un garçon, c’est un peu facile), mais le mauve pour « ET », je trouve ça assez joli. A notre tour, jouons avec Rimbaud. Choisissez un ou deux mots que vous mettrez en... [Lire la suite]
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07 octobre 2011

Octobre, érable

Le jeu des fleurs Hanafuda (extrait), de Véronique Brindeau et Frédéric Clément « Les érables sont les cerisiers de l’automne. Le nom même qui les désigne, momiji, se confond avec celui qui en résume tous les feuillages, de l’or des bouleaux, des ginkgos et des ormes de Sibérie à la pourpre de l’arbre à laque et des plaqueminiers. Dans la langue classique, le verbe momizu signifie simplement « changer de couleur ». Et c’est bien cette mutabilité des couleurs plus que la chute annoncée des feuilles, qui fonde au Japon... [Lire la suite]
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06 octobre 2011

Antonin Artaud, ce Désespéré qui vous parle, de Paule Thévenin

Paule Thévenin a vingt-trois ans quand elle rencontre Antonin Artaud, en 1946, à Ivry. Elle ne le quittera plus : il lui dicte des textes qu’elle tape à la machine, et, la veille de sa mort survenue le 4 mars 1948, il lui confie ses manuscrits et les éditions Gallimard lui demandent de travailler à la publication des Œuvres complètes. Elle dira, dans un entretien contemporain de la publication de ce livre publié aux éditions du Seuil, qu’elle est tombée amoureuse non de l’homme qu’elle a connu, mais de celui qu’elle a découvert... [Lire la suite]
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30 septembre 2011

Vestiaire poétique, exposition de Phet Cheng Suor à Gand (Gent)

Une graine contient le végétal qui en sort : tige, feuilles, fleurs et à nouveau graines. Phet Cheng Suor sème ses graines de mémoire pour en faire éclore sa propre histoire. Et la nôtre par le même geste de nous vêtir des textes et des textures qu’elle élabore patiemment. Dans l’exposition de son Vestiaire poétique, au MIAT (Musée des industries textiles de Gand), au cours de l’été 2011, elle vient à la rencontre de ses visiteurs. Elle consulte les archives de l’usine, explore le jardin des plantes tinctoriales, rétablit avec... [Lire la suite]
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20 septembre 2011

Lokenath Bhattacharya, pour la huitième rencontre poétique de Tiasci et Paalam Publication

« Où vont les fleuves, je n’irai pas ; leur façon de descendre, très peu pour moi. Et je verrai bien si malgré tout, à la fin des fins, le canal que je creuse, si étroit et si obscur à l’origine, arrive ou non à une embouchure, à condition bien entendu qu’il y ait quelque part une embouchure ou une fin. » Et Lokenath Bhattacharya poursuit que cette affirmation l’a confronté à un torrent… Le film d’Arun Halder, projeté lors de la rencontre poétique de septembre dans les locaux de Tiasci, fait entendre la voix du poète.... [Lire la suite]
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17 septembre 2011

Bébé bègue

Redoubler une syllabe, c’est un peu comme parler ce langage enfantin où papa, manman, dodo, voisinent avec pipi, caca, panpan, etc. La littérature ne manque pas de ces redoublements. Ainsi, dans L’enfant et les sortilèges, le livret de Colette pour la Fantaisie Lyrique de Ravel, il n’y a pas que Bébé (c'est le nom donné à l'enfant), qu’il soit méchant ou sage, enfant que le feu qualifie de petit barbare imprudent et dont la princesse enchantée dit qu'il aurait pu être le Prince au cimier de l'aurore . Il y a aussi ce... [Lire la suite]
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15 septembre 2011

Cadastre, suivi de Moi, laminaire, d'Aimé Césaire

Trois recueils réunis dans un livre, soit. Mais ici, le premier a été publié initialement en 1948, le deuxième en 1949, et le troisième, en 1982, est le dernier recueil de poèmes d’Aimé Césaire. Cette publication peut donc ressembler à un parcours d’un bout à l’autre d’une œuvre poétique, même si elle ne l’ouvre ni ne la clôt. Et peut-être d’abord, dit-elle l’identité, non pas du point-de-vue d’un ethnologue, mais de l’homme, un homme des mots, un poète. Soleil cou coupé, titre du premier recueil, fait penser à Apollinaire, mais... [Lire la suite]
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