21 juin 2015

Rencontres poétiques début juin chez Tiasci-Paalam

C'était au début du mois. Une soirée un peu spéciale qui a commencé au sous-sol avec la poésie et fini au rez-de-chaussée avec le cinéma. Au sous-sol, j'ai surpris S. Guérot croquant les lectrices et les lecteurs. J'en ai photographié d'autres. Au rez-de-chaussée, Rimbaud rencontrait Ferré, Aragon cotoyait Ferrat, sans doute un peu plus loin pouvait-on entendre Prévert ou Pessoa ou encore Tagore.            Mais au rez-de-chaussée, on découvrait aussi les acteurs du film Dheepan, réalisé par Jacques... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

07 juin 2015

Bruno Doucey à la Librairie L'Établi d'Alfortville (94)

« Il pleut — c’est merveilleux. Je t’aime. » C’est avec ce vers de Francis Carco que Bruno Doucey a conclu la rencontre sur le marché d’Alfortville, devant la Librairie L’Établi, dans le cadre de la Biennale des poètes en Val-de-Marne. La pluie s’est, en effet, invitée ce dimanche 31 mai, avec la poésie. Bruno Doucey est poète, éditeur de poètes. Sa maison d’édition a publié 75 livres en 5 ans. C’est dire l’engagement de l’éditeur pour faire connaître la poésie du monde, la poésie qui résiste aux soumissions que la... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 07:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
29 mai 2015

L'élargissement du poème, de Jean-Christophe Bailly

Jean-Christophe Bailly poursuit sa quête poétique. Il nous fait traverser les paysages de la poésie contemporaine. C’est un voyage au son de grelots des traîneaux passant devant la fenêtre de Goethe. Car les sonorités sont souvent invitées à se faire entendre en ce livre. C’est la campagne et c’est la ville, celle de Charles Baudelaire et de Walter Benjamin. On entre dans l’écriture et la voix non pour y être soumis mais pour, au contraire, s’affranchir. Baudelaire ne distingue plus prose et poésie, ou plutôt ouvre la prose à la... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
27 mai 2015

Arsène Folazur, par Dominique Gras

Oh il a l’air bien encombré de mots, cet homme qui semble venir d’un autre siècle, pas si loin de nous, un siècle comme le nôtre avec des poètes, des histoires, des rêves. Il bafouille, il a des problèmes d’écolution, euh d’élocution. Et il fabrique son vocabulaire, « humé, aimé, ému ». Une petite chanson, et le voici parti en dromadaire, comme ce mot est difficile à dire ! le nom latin lui vient plus aisément : Camelus dromedarius. Il a son dictionnaire en tête, même si sa diction lui fait parfois des faux, euh défaut. Et... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
20 mai 2015

Denis Donikian à la Rencontre poétique chez Tiasci - Paalam en mai 2015

La mémoire de Denis Donikian dépasse largement sa propre mémoire. Il en va sans doute ainsi de celles et ceux qui portent en eux les souffrances de leurs parents, quand celles-ci sont niées, ou non dites, « assoiffés de ce qu’ils ne voient pas mémoire d’une perdition / maudite ». Il questionne donc « le vieux pays agonisant » et le parcourt sans relâche, découvrant amoureusement les paysages, homme mobile « à la rencontre de sédentaires » par une promenade « de quête poétique ou de santé... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :
05 mai 2015

La Patagonie, de Perrine Le Querrec

Il y a dans ce livre celle qui écrit son autoportrait au miroir, qui tient « une petite baraque à mots », dans une position recroquevillée comme pour se protéger, et le grand « fracas de coton blanc » des draps qu’on pliait dans l’enfance, ce geste au-dessus d’une « intimité immaculée » (qui me rappelle le texte d’Amandine Marembert, Les gestes du linge). Et aussi des gens, des instants qui seraient perdus sans ces mots, et qu’elle saisit parce que, d’où elle observe, « tout devient... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

04 mai 2015

Les Chevals morts, d'Antoine Mouton (illustrations de Claire Veritti)

Antoine Mouton court après la vie, court avec l’amour, dit et redit les obstacles qu’il faut franchir, les pas qu’il faut reprendre et cataclop. Et tout ce qui vient se glisser entre deux qui s’aiment, c’est comme des chevals morts. Des on-dit, des morales, des morts et des rythmes qui cassent, et cataclop. Le texte nous saisit comme s’il nous prenait la main et nous emportait loin, dans un monde où les amoureux ne seraient pas séparés, jamais. Mais comme il faut lutter contre ces chevals morts ! La peur, la méfiance, la jalousie,... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
02 mai 2015

Déployer les ailes

Il y a plusieurs jours, j'ai proposé d'aérer vos phrases en n'y écrivant que des propos truffés de R. Alternons en déployant nos ailes. Selon une règle équivalente, publions des palabres où les vocables incluront un L ou plus. Naturellement, on a la possibilité de s'éloigner de la règle : on libèrera de l'obligation les seuls vocables de 3 lettres et pas plus. Exemple :  En détournant un quatrain d'Apollinaire : Le mai le joli mai en barque sur le Rhin Des dames regardaient du haut de la... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 07:55 - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,
29 avril 2015

Prière aux vivants pour leur pardonner d’être vivants, de Charlotte Delbo

Je vous en suppliefaites quelque choseapprenez un pasune dansequelque chose qui vous justifiequi vous donne le droitd’être habillé de votre peau de votre poilapprenez à marcher et à rireparce que ce serait trop bêteà la finque tant soient mortset que vous viviezsans rien faire de votre vie. Je reviensd’au-delà de la connaissanceil faut maintenant désapprendreje vois bien qu’autrementje ne pourrais plus vivre. Et puismieux vaut ne pas y croireà ces histoiresde revenantsplus jamais vous ne dormirezsi jamais vous les croyezces... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 08:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
20 avril 2015

Perrine Le Querrec à la Rencontre poétique chez Tiasci-Paalam en avril 2015

Quand elle commence sa lecture, les mots tombent et font le silence autour d’eux. Perrine Le Querrec donne sa voix à une qui n’a pas pu élever la sienne. Elle dit qu’elle était près d’elle, près de celle qui ne disait rien, qui ne le pouvait pas. Deux phrases encadrent chaque page, l’une qui engage le corps entier dans le récit, l’autre qui en dit l’épuisement. Le prénom a été modifié, mais l’auteure veut que le livre reconnaisse son humanité à cette femme, violée à l’âge de quinze ans et pendant six mois. C’est cette humanité que... [Lire la suite]
Posté par onarretetout à 07:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,