21 août 2017

Rimbaud, Roubaud

Mémoire Arthur Rimbaud I L'eau claire ; comme le sel des larmes d'enfance, l'assaut au soleil des blancheurs des corps de femmes ; la soie, en foule et de lys pur, des oriflammes sous les murs dont quelque pucelle eut la défense ; l'ébat des anges ; — Non... le courant d'or en marche, meut ses bras, noirs, et lourds, et frais surtout, d'herbe. Elle sombre, avant le Ciel bleu pour ciel-de-lit, appelle pour rideaux l'ombre de la colline et de l'arche. II Eh ! l'humide carreau tend ses bouillons limpides ! L'eau meuble d'or pâle... [Lire la suite]
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18 août 2017

POÉTIQUE : REMARQUES, de Jacques Roubaud - août 2017

« Ce volume rassemble un demi-siècle de réflexions dans une forme particulière de prose que j’appelle remarques. », écrit Jacques Roubaud. Il ajoute qu’il se compose de 15 sections de 317 remarques chacune. 317 étant un nombre premier, comme l’est aussi 2017, ce sera notre rendez-vous mensuel : vous trouverez, chaque mois, quelques-unes des remarques de Jacques Roubaud dans ce blog, précédées du numéro qu’elles ont dans le livre. 2233. Le traitement télévisuel de la langue est du vandalisme langagier. 2238. Un poète ne... [Lire la suite]
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12 août 2017

La lecture, deux tableaux de Fantin-Latour

Jan Baetens, dans un livre intitulé « La lecture », a attiré mon attention sur deux tableaux de Fantin-Latour. Son ouvrage est conçu de telle sorte que nous entrons dans le texte du poète après être passés par une première reproduction du tableau de 1877, puis une série de photos de Milan Chumsky sur le thème du Feu, et nous en sortons par d’autres photos sur le thème du Mouvement puis une reproduction du tableau de 1870. les poèmes de Jan Baetens sont le coeur de ce livre. Quarante poèmes de quatorze vers chacun (autant... [Lire la suite]
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09 août 2017

Chant de printemps (extrait) - Léopold Sédar Senghor

Tu m’as dit : — Écoute mon ami, lointain et sourd, le grondement précoce de la tornade comme un feu roulant de la brousseEt mon sang crie d’angoisse dans l’abandon de ma tête trop lourde livrée aux courants électriques.Ah ! là-bas l’orage soudain, c’est l’incendie des côtes blanches, de la blanche paix de l’Afrique mienne.Et dans la nuit où tonnent de grandes déchirures de métalEntends plus près de nous, sur trois cents kilomètres, tous les hurlements des chacals sans lune et les miaulements félins des ballesEntends les... [Lire la suite]
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24 juillet 2017

POÉTIQUE : REMARQUES, de Jacques Roubaud - juillet 2017

« Ce volume rassemble un demi-siècle de réflexions dans une forme particulière de prose que j’appelle remarques. », écrit Jacques Roubaud. Il ajoute qu’il se compose de 15 sections de 317 remarques chacune. 317 étant un nombre premier, comme l’est aussi 2017, ce sera notre rendez-vous mensuel : vous trouverez, chaque mois, quelques-unes des remarques de Jacques Roubaud dans ce blog, précédées du numéro qu’elles ont dans le livre. 1911. La stratégie des ruines : la ruine fait surgir la distance du passé. 1991. La chaise... [Lire la suite]
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23 juillet 2017

Fanou P-AC2B-P à la soirée Tiasci-Paalam de juillet 2017

Elle n’a pas de sœur, « E dans O », mais observe celles qui partagent l’enfance. De son fils, elle espère qu’il « saura être / Autre et un ». Elle regarde autour d’elle, fait des portraits de celles et ceux qu’elle croise. Écrit des vers courts, sans doute pour le rythme, ou pour les cueillir comme des fleurs, « Une à une / Pour en faire / Un joli bouquet ». Bouquet de couleurs, celles de l’arc-en-ciel, de Newton précise-t-elle, trouvées sur une île, dans un tableau, dans le désert, sept couleurs et un... [Lire la suite]
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09 juillet 2017

Quelques jours avec Jean-Pierre Vielfaure (3)

J’ai rencontré Jean-Pierre Vielfaure en 1981 quand il exposait à Corbeil-Essonnes des fragments de son Journal New-Yorkais. En 1985, nous avons publié Un bleu adamantin (éditions Arcam) et, sous un autre format, à sa demande, un livre d’artiste intitulé Vie, la voilà. Je lui en suis reconnaissant.
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05 juillet 2017

Entre, de Philippe Jaffeux

C’est une invitation : « Entre ». Viens dans la page, ramasser des lettres, en faire un alphabet aléatoire. Entre, viens dans les mots répétés creuser le vide grâce auquel tu peux entrer. Entre donc sur les lignes et dans les interlignes, que les phrases laissent place aux formes géométriques, carré, triangle, cercle qui écartent les mots, les dilatent, les coupent sans se soucier des sens nouveaux que cela leur donne. J’écris « entre », mais on pourrait le conjuguer à toutes les personnes, l’une après l’autre,... [Lire la suite]
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03 juillet 2017

De sang et de lumière, poèmes de Laurent Gaudé

Quand Laurent Gaudé écrit des poèmes, c’est pour parler des gens. De ceux qu’il a rencontrés, en Haïti, en Irak, à Calais. C’est pour défier l’oubli. L’oubli qu’un arbre a planté dans les corps de ces femmes et de ces hommes avant qu’ils soient entassés à fond de cale pour un commerce triangulaire (Afrique, Europe, Amérique). L’oubli du nom de l’enfant, une fille née après le tremblement de terre et quatre jours avant que les siens soient chassés. L’oubli, une fois passé le pont, de l’espoir d’une ville qui accueillerait les Kurdes... [Lire la suite]
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01 juillet 2017

Hiatus virulents

Dans le livre de Jacques Roubaud dont je présente dans ce blog chaque mois quelques Remarques, on peut lire celles-ci : 1675 - L’hiatus le plus virulent est celui de deux voyelles identiques : nu ustensile. 1676 - contrainte - un sonnet saturé d’hiatus virulents. J’ai essayé : Toi, ta porte close ou ouverteclaque à AnnemasseUn livreur de pizza alertet’invoque : ô Horace ! Aujourd’hui, hier t’a-t-on vu chaussé, échassesprêtées à Alberte,la femme du kiné ? Ici, il masse.  Quand elle était à Avignonelle dansait sur un quai... [Lire la suite]
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