16 février 2019

Parler latin

Le latin, une langue morte ? Philippe Cibois (suivre le lien "La question du latin" dans la colonne de droite)  démontre le contraire. À condition de ne pas enfermer le latin dans les déclinaisons, ni dans les traductions ex abrupto de textes de Cicéron… Tiens, je viens d’écrire ex abrupto. Le latin est présent dans notre langue. Il est aussi, depuis des siècles la langue des scientifiques. Certes, et notamment depuis la guerre 1914-1918, l’anglais domine dans les échanges internationaux. Y compris dans les sciences. Mais la... [Lire la suite]
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15 février 2019

Un vélo contre la barbarie nazie, d'Alberto Toscano

Gino Bartali est né en 1914 et mort en 2000. Il arrête la compétition dans les années 1950. Comment se fait-il que je connaisse son nom de champion ? Peut-être par la longévité de sa carrière. Peut-être par sa rivalité avec Fausto Coppi. Ce livre me montre un aspect de la vie de Gino Bartali que j’ai jusqu’à ce jour ignoré : son engagement social et politique dans une Italie qui traverse le siècle en passant par le fascisme (alors, tout doit y être fasciste, même le sport), la guerre, les lois raciales, le retour de la démocratie.... [Lire la suite]
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12 février 2019

Sérotonine, de Michel Houellebecq

On m’avait dit que le lecteur sortait crade d’un livre de Michel Houellebecq. Je m’en étais donc abstenu jusqu’alors. Jusqu’à la lecture du livre de Philippe Lançon, Le lambeau, où il rappelle un article écrit lors de la publication précédente de Michel Houellebecq, Soumission. Les mots de Philippe Lançon étaient différents de ceux que j’avais entendus. Quand est sorti Sérotonine, j’ai donc décidé de le lire. Certes, le crade m’est tout de suite apparu, avec une pointe d’humour certes, mais crade quand même. Et puis, c’est la... [Lire la suite]
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06 février 2019

L'Amérique derrière moi, d'Erwan Desplanques

L’Amérique, c’est le rêve de son père. Son père qui va mourir au moment où il va, lui, être père à son tour. Le livre traverse trois générations, des guerres, mondiales ou intimes, l’irruption du terrorisme. Le père collectionnait les armes. Au début de la quatrième génération, celle avec laquelle quelque chose de nouveau va commencer, il faut ranger les armes et s’asseoir, comme le préconisait Thoreau aux États-Unis, devant les forêts. "On pense que ce sont les vivants qui ferment les yeux des mourants, mais ce sont les mourants... [Lire la suite]
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05 février 2019

Grace, de Paul Lynch

Envoyée sur la route pour fuir on devine quel danger et trouver du travail, coiffée et habillée en garçon, Grace va affronter la grande famine qui règne cet hiver 1845 en Irlande. Tout est sombre,  même les cours d’eau, la violence est partout. Il vaut mieux avoir un couteau sur soi. La faim tenaille les ventres, les esprits des vagabonds. Une allumette peut sauver du froid qui mord les membres, les corps. Ce n’est pas la place d’un enfant, la route, et pourtant ils y sont nombreux, vivant comme ils peuvent, mourant le plus... [Lire la suite]
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04 février 2019

Chère brigande - Lettre à Marion du Faouët, de Michèle Lesbre

« Marion où es-tu ? » Une femme, SDF, disparue, en rappelle une autre au souvenir de Michèle Lesbre. Marion du Faouët est une femme, née en 1717 dans une Bretagne percluse de misère et d’injustice. Elle n’a pas appris à lire et à écrire, c’était pourtant le temps qu’on a nommé, depuis, le « siècle des Lumières ». Voleuse, exhibée dénudée, marquée au fer rouge de la lettre V, amoureuse, pendue à l’âge de 38 ans. Volant les riches, et partageant les gains deux fois par mois avec ses brigands, redistribuant aux... [Lire la suite]
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02 février 2019

Cache-nez

« À propos, savez-vous que le dey d’Alger a une verrue sur le nez ? » Ce sont les derniers mots du texte de Nicolaï Gogol, Le journal d’un fou. Le nez est aussi un titre du même auteur. Je me souviens avoir vu une oeuvre de William Kentridge à propos du Nez de Gogol. (photo ci-contre : Le nez de Nicolaï Gogol et Dmitri Chostakovitch, mise en scene et video William Kentridge, direction musicale Kazushi Ono, avec le choeur et l'orchestre de l'Opera de Lyon, dans le cadre du Festival d'Aix-en-Provence 2011. Photo:... [Lire la suite]
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31 janvier 2019

L'autre chambre, de Diane Schmidt

Quelque chose ne va pas sur la quatrième de couverture : entre guillemets « Deux femmes mises à nu dans un roman en prose ». C’est quoi au juste, la prose ? On appellerait bien Monsieur Jourdain pour qu’il nous dise. Parce que l’écriture du roman est faite de lignes interrompues avant le bord de la page. Est-ce de la poésie ? Mais peu importe, on lit le texte déchiré et violent, à la première personne du singulier, en trois parties. Deux solitudes et une tentative amoureuse. « Je suis venue pour lui. Je reste pour... [Lire la suite]
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28 janvier 2019

Le Prince à la petite tasse, d'Émilie de Turckheim

C’est pendant la visite de l’exposition Persona Grata au Musée national de l’histoire de l’immigration que j’ai entendu parler du livre d’Émilie de Turkheim. L’œuvre est celle de Laure Prouvost, une silhouette en métal tenant un plateau sur lequel il y a quelques tasses pour le thé. C’est une scène récurrente dans le livre : « Reza est le Prince à la Petite Tasse. Celui qui a pris ses repas dans la boue des camps de réfugiés, et qui, arrivé chez ses hôtes, ne peut boire son thé que dans une tasse de fine porcelaine, redevenant... [Lire la suite]
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25 janvier 2019

Le poids de la neige quand elle tombe, d'Anne Collongues

Un déménagement. Tous les cartons de la vie quotidienne sont déjà prêts à partir. Reste le garage. Les souvenirs accumulés, enfouis, soudain mis au jour. Cette soudaineté n’empêche pas que l’exhumation en soit progressive. Les noms attachés à ces images, à ces objets retrouvés apparaissent page après page dans ce texte relativement court (une cinquantaine de pages). Ce n’est d’ailleurs qu’à un peu plus de la moitié du livre qu’on apprend le prénom de la narratrice. Quand elle se souvient d’un épisode marquant de sa vie, celui qui la... [Lire la suite]
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