04 septembre 2015

Otages intimes, de Jeanne Benameur

Deux phrases. La première : « Je rentre ». La seconde : « Il y a l’enfance et il y a le monde ». La première accompagne le retour d’Etienne, photographe de guerre retenu en otage et enfin libéré. Elle est le sas par lequel il doit passer, s’y tenir pour être au présent alors que certaines images (et notamment la dernière photo, qu’il n’a pas prise) se bousculent en lui. Et puis c’est à nouveau le contact bienveillant des autres, de sa mère. La seconde accompagne le retour au village de l’enfance, chez la mère,... [Lire la suite]
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31 août 2015

L'Aleph, de Jorge Luis Borges

C’est La Disparition, proposition de déambulation du Begat Theater, qui m’a mis sur la piste de L’Aleph. En particulier, parmi les nouvelles qui composent le livre, celle qui s’intitule Abenhacan El Bokhara mort dans son labyrinthe, sorte de nouvelle policière enchâssant les récits dans les récits au point qu’il faudrait toujours se demander qui parle ou bien simplement se laisser porter par les mots de l’un ou de l’autre. La référence à un conte des Mille et Une nuits (donné par Borges à la suite de cette nouvelle) redéfinit le... [Lire la suite]
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29 août 2015

Il suffit d'écrire

Dans une nouvelle de Jorge Luis Borges, l’auteur « examinait la possibilité d’un langage (…) de verbes impersonnels ».   Sur le site Internet « Le français facile », on peut lire : Qu’est-ce qu'un verbe impersonnel ?                            Il a neigé toute la nuit. Les verbes impersonnels ne s'emploient qu'avec la troisième personne du singulier : IL.On appelle IL 'sujet apparent' car celui-ci ne désigne rien (ni chose, ni être... [Lire la suite]
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27 août 2015

Le feuilleton de Thésée, de Murielle Szac - août 2015

Murielle Szac renouvelle la lecture de la mythologie grecque en la publiant sous forme de récits en cent épisodes. Récits qu’on a envie de lire à voix haute et qu’accompagnent des dessins de Rémi Saillard. C’est notre rendez-vous mensuel. Dans sa robe blanche maculée de terre, Antigone était sublime. Un sourire flottait sur son visage. Ses lèvres murmuraient des paroles inaudibles. « Antigone, parle-nous ! », hurla quelqu’un dans la foule. Elle tourna la tête et cria : « J’ai fait ce que je devais faire. Debout !... [Lire la suite]
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24 août 2015

Deux poèmes de Langston Hughes (1902-1967)

The Negro speaks of rivers I've known riversI've known rivers ancient as the world and older than the flow      of human blood in human veins. My soul has grown deep like the rivers. I bathed in the Euphrates when dawns were young.I built my hut near the Congo and it lulled me to sleep.I looked upon the Nile and raised the pyramids above it.I heard the singing of the Mississippi when Abe Lincoln went down to New Orleans,      and I've seen its muddy bosom turn all golden in the... [Lire la suite]
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13 août 2015

La Disparition, avec le Begat Theater

Des écouteurs sur les oreilles, un livre à la main (© photo : Sileks), on les a vus passer ici, me dit quelqu’un près du kiosque. Un peu plus tard, c’est moi, écouteurs sur les oreilles, livre à la main, qui passe au même endroit. Je viens de la rue de Dijon, j’ai fait un arrêt à l’angle de la rue de la Glacière. Mais la balade a commencé sous la voûte d’une muraille où je suis entré en tirant la porte en bois au fond d’un jardin… Dans les écouteurs, on me dit ce que j’ai à faire : retrouver Carlotta Valdez, auteure de polar... [Lire la suite]
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03 août 2015

Esthétique de la prédation, de Hyam Yared

L’homme est une proie pour l’homme. Et de son intelligence il fait un instrument de destruction, en beauté. Qu’il s’agisse de domination économique, de pouvoir acquis par la guerre, de passeport tamponné par Dieu, de relation amoureuse, les êtres humains « lapident, dilapident, forcent, déchiquètent, détruisent, éviscèrent, et s’oublient ». Et si ça se passe dans une contrée lointaine, « c’est une fiction / mon coeur, / continue de danser » Il n’y a pas de point à la fin des poèmes de Hyam Yared, parfois un... [Lire la suite]
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30 juillet 2015

Autochtonies, de Laurent Colomb

Des monologues, mais adressés à quelqu’un. Quelqu’un qui ne parle pas votre langue maternelle. Il faut essayer de se faire comprendre. Alors arrive une langue nouvelle, empruntant à la langue d’origine des accents, des sonorités, et s’efforçant de coller au français tel qu’on le parle. Laurent Colomb a écouté ces « assents tranzers » et s’est interrogé sur ce qu’il y avait d’efforts, de persévérance pour aborder les autres, par exemple à la « perfecture ». Ne pas rester « coumanenfan »,... [Lire la suite]
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29 juillet 2015

Rhapsodies fluviales, de Hamidou Sall

La langue d’Hamidou Sall est un voyage qui part du Sénégal, des origines, c’est-à-dire du fleuve, le mayo. Il sait comment la langue française est devenue la sienne, celle de sa famille, celle des siens, celle que Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire ont enrichie de l’oralité d’autres langues. Il sait que la culture grecque a des sources orientales et africaines. Il marche le long des fleuves, Sénégal, Danube, Seine, en compagnie des poètes qu’il a lus, qu’il a côtoyés. Il les cite longuement, Victor Hugo, Adam Mickiewicz,... [Lire la suite]
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24 juillet 2015

Le feuilleton de Thésée, de Murielle Szac - juillet 2015

Murielle Szac renouvelle la lecture de la mythologie grecque en la publiant sous forme de récits en cent épisodes. Récits qu’on a envie de lire à voix haute et qu’accompagnent des dessins de Rémi Saillard. C’est notre rendez-vous mensuel. Thésée : « Cette errance, pieds nus dans la poussière, cette obligation de mendier votre pain, qui vous l’impose ? » Un léger frémissement parcourut Antigone. « C’est mon devoir. Et je ne demande aucune compassion ». Dans sa voix perçait déjà le regret de s’être laissée aller.... [Lire la suite]
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