15 avril 2019

Apulée n°2 - avril 2019

Cette revue annuelle de littérature et de réflexion initiée par Hubert Haddad s’engage à parler du monde d’une manière décentrée, nomade, investigatrice, loin d’un point de vue étroitement hexagonal, avec pour premier espace d’enjeu l’Afrique et la Méditerranée. C’est autour du nom prestigieux d’Apulée – auteur berbère d’expression latine qui, avec l’Âne d’or ou les Métamorphoses, ouvrit au IIe siècle une extraordinaire brèche de liberté aux littératures de l’imaginaire – que se retrouvent ici écrivains et artistes venus d’horizons... [Lire la suite]
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12 avril 2019

Biennale(s) de danse du Val-de-Marne

Depuis 1979, la Biennale de danse du Val-de-Marne propose des découvertes et a pris le parti de la création. Quarante ans de créations chorégraphiques, vingt festivals qui ne sont pas restés cloisonnés au département du Val-de-Marne mais ont irrigué l'Île de France et au-delà. Un très bel ouvrage vient en rappeler les moments forts, notamment avec des photos de Laurent Philippe qui parviennent à exprimer la tension, le mouvement, à montrer que la danse ne se limite pas au plateau des théâtres. Ne manque que la musique.
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11 avril 2019

Idéogrammes acryliques, poèmes de Cécile Mainardi

Il y a d’abord la couverture, une Vénus de Milo dessinée de mots. Est-ce un calligramme ? D’une certaine façon oui, mais pas identique à ceux que faisait Apollinaire. Cécile Mainardi remplit de mots la forme du dessin quand Apollinaire dessinait avec les lignes de mots. La couverture contient donc un poème ; on le retrouvera plus loin dans le livre, dégagé de sa forme initiale, « décontenancé » écrit l’auteure. D’autres textes sont encore traversés traversant des silhouettes sorties de tableaux, de sculptures, de... [Lire la suite]
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03 avril 2019

L'explosion de la tortue, d'Éric Chevillard

Il ne faut pas prendre Éric Chevillard au premier degré. L’explosion de la tortue en fait la démonstration. Vous croyez lire la banale histoire d’un retour de vacances, quand le narrateur crève « la carapace fine et sèche » de la tortue de Floride qu’il avait laissée dans son appartement. Vous vous attendez, puisque le ton même du narrateur vous le laisse penser, à ce que de cette entrée en matière (!) le récit vous emmène loin, jusqu’à la création du monde et à la responsabilité des humains sur son évolution actuelle.... [Lire la suite]
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29 mars 2019

Alger Céleste, de Katia Bouchoueva

Hier, ici, je vous invitais à voyager avec Mathias Enard : de Beyrouth à Damas, de la Russie à l’Espagne. Aujourd’hui, c’est avec Katia Bouchoueva que nous allons de Moscou à Alger et toutes les rives de la Méditerranée.  Mais ce n’est pas un voyage, c’est plutôt la vie, celle qui pue parfois, il faut bien le dire, il faut bien la dire. Celle d’une ballerine, fille libre, fille-chat. Moscou quitté, « amour, oiseau, poisson, / ne finissons pas sur la table, / mais dans le vent », elle fait sienne cette injonction de... [Lire la suite]
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28 mars 2019

Dernière communication à la Société proustienne de Barcelone, de Mathias Enard

Le titre semble inviter à commencer par la fin du livre qui contient trois parties : Faire concurrence à la mort, Matière de la steppe, et Dernière communication à la Société proustienne de Barcelone. Mathias Enard est un voyageur, ses livres nous l’ont déjà montré. L’Orient l’attire : il semble y être tout le temps. Beyrouth, Pologne, Balkans, Biarritz, Bayonne, Barcelone… Des villes, des rues, des poètes. Des guerres, des alcools, des langues.  « Le bruit d’un livre qui s’ouvre font tes pas dans la neige    ... [Lire la suite]
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27 mars 2019

Bleu fauve, de Zéno Bianu

Il y a plus d’un mois, Zéno Bianu était à la Maison de la Poésie, à Paris, parmi d’autres poètes, à l’occasion de la publication par son éditeur, Le Castor astral, d’une anthologie consacrée à la beauté (thème du Printemps des Poètes 2019). Il y a lu un texte à propos d’Yves Klein. Texte « in-fini » publié dans cette version en avril 2018, Bleu fauve. La forme de ces écrits est variée : souvent centrés dans la page mais aussi parfois éclatés par petits blocs pour faire entendre des musiques différentes. Certains textes... [Lire la suite]
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25 mars 2019

Thomas Schütte, à la Monnaie de Paris (suite)

« L’art on ne le fait pas, l’art arrive », dit Thomas Schütte. Cette phrase semble venir en écho à celles de Robert Walser : « Je ne m’inquiète pas, je finirai bien par prendre forme un jour ou l’autre, mais si ce doit être ma forme définitive, je voudrais que ce soit le plus tard possible. Et je préférerais que cela se fasse tout seul, sans préméditation de ma part » (Les enfants Tanner - traduction Jean Launay). L’intérêt manifesté par le sculpteur envers l’écrivain se matérialise dans ces figures de La femme de... [Lire la suite]
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22 mars 2019

Réflexes primitifs, de Peter Sloterdijk

« Après nous, le déluge », titre d’un livre de Peter Sloterdijk, serait une phrase prononcée par Madame de Pompadour après une défaite de l’armée française. D’autres phrases à d’autres époques (« Qu’ils mangent de la brioche », « Il y a une guerre des classes, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui fait la guerre, et qui la gagne ») montrent que les dominants, dans leur cynisme, lâchent parfois leurs masques d’hypocrisie. Et le cynisme des « petites gens » répond à celui des... [Lire la suite]
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21 mars 2019

Le poète ne dit qu'un mot toute sa vie

Hier, dans ce blog, je citais deux vers de Miguel Angel Sevilla : « La voix me monte à la bouche baiser / Dans lequel je péris par le fait de dire ». Ils m'ont rappelé un autre texte, de Pierre-Jean Jouve, publié dans son recueil Mélodrame :      Le poète ne dit qu’un mot toute sa vieQuand il parvient à le desceller des oragesÀ le sauver des hautes tentationsÀ l’éprouver plus loin que toutes trahisons.  Qu’il le dise au milieu d’un millier de naufrages ! Qu’il dise et qu’il périsse par le... [Lire la suite]
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