19 avril 2018

POÉTIQUE : REMARQUES, de Jacques Roubaud - avril 2018

« Ce volume rassemble un demi-siècle de réflexions dans une forme particulière de prose que j’appelle remarques. », écrit Jacques Roubaud. Il ajoute qu’il se compose de 15 sections de 317 remarques chacune. Je pensais d’abord citer quelques remarques chaque mois de l’année 2017, mais j’ai choisi de les présenter par section ; il y en a 15, cela dépasse l’année. Ou bien, nous dirons qu’une année Roubaud vaut plus que douze mois. Vous trouverez, dans chacun des trois mois suivants (février, mars, avril), quelques-unes des... [Lire la suite]
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13 avril 2018

L'amour est très surestimé, de Brigitte Giraud

Brigitte Giraud écrit presque toujours à la première personne. La narratrice, l’auteure, est-ce la même ? Et qu’importe au fond ? C’est peut-être moi, lecteur. Car le « je » que je lis ne se dissocie pas facilement de moi. Et quand il se dissocie, il fait de moi un « tu » à qui est adressé le texte. Ainsi les nouvelles de ce livre, L’amour est très surestimé, tantôt semblent évoquer des situations que j’ai vécues, tantôt me font destinataire du récit. Difficile face à face au matin quand la relation amoureuse a... [Lire la suite]
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12 avril 2018

Rue du monde, la poésie

À l'occasion du Printemps des poètes, l'éditeur RUE DU MONDE a publié cette année une anthologie sous forme de réponses de poètes vivants à des questions posées par des enfants. C'est Pfff ! ça sert à quoi la poésie ? Mais c'est un ouvrage plus ancien que j'ai retrouvé chez moi : Le petit Oulipo. Des poèmes, des jeux de mots, des animaux ou plutôt des ani-mots, des contraintes, des règles du jeu, car il s'agit de jouer, donc c'est sérieux, un peu. Il y a les dessins de Lucile Placin. Et des textes écrits par Michèle Audin, Marcel... [Lire la suite]
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11 avril 2018

Les enfants du Temps qui Vient, de Gaia Guasti

« L’Ancienne est partie ». Et la Jeune est la dernière à être née dans le clan. Est-ce le climat ? Est-ce autre chose ? Il n’y a plus de naissances et le clan quitte sa montagne enneigée. Mais le Vieux et le Vaillant craignent les Nouveaux dont on ne connaît pas grand-chose, sinon qu’ils sont bruyants, sinon qu’ils ont des mains rouges, sinon qu’ils sont proches. L’esprit de l’Ancienne, sa voix qui berçait les enfants du temps qu’elle était encore vivante, va inviter la Jeune à voir de ses propres yeux ce que les autres ne... [Lire la suite]
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10 avril 2018

Le cheval qui galopait sous la terre, de Dedieu

Une histoire d’amitié dont le début m’a fait penser à Montedidio d’Erri de Luca. Sans doute parce que l’enfant, Petit Jean, commence à travailler à 13 ans. Oui des enfants ont travaillé en Europe à partir de 13 ans et c’était normal pour l’enfant que nous suivons dans le livre d’Erri de Luca. Oui, des enfants ont travaillé dans la mine, en France, à 13 ans, et ce n’est pas si ancien. À 13 ans, beaucoup d’enfants ont travaillé dans des usines, en France, et sans doute les patrons trouvaient cela normal. Comme il était normal de faire... [Lire la suite]
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09 avril 2018

Écrire. Un caractère - de Christiane Veschambre

« Écrire n’a pas de genre », « Écrire n’a pas de biographie », « Écrire ne veut pas travailler ». Christiane Veschambre nous dit, par des textes courts, sa vie avec Écrire qui parfois s’absente, parfois « nous travaille », se comporte comme « un petit anarchiste qui ne veut d’aucune contrainte — que les siennes ». Ce livre n’est pas un essai, c’est une rencontre. On y croise Ernesto qui ne veut plus aller à l’école « parce qu’à l’école on m’apprend des choses que je ne sais... [Lire la suite]
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08 avril 2018

Ça t'apprendra à vivre, de Jeanne Benameur

« Moi j’ai cinq ans », écrit Jeanne Benameur dans le premier texte. « Dans le silence, j'entends ma propre respiration ». Et la prison est attaquée. Quelques jours plus tard, il faudra partir. Quitter ce pays, l’Algérie, pour une ville de la façade atlantique. Et grandir. Avec son frère, ses deux soeurs, une mère à l’occasion voleuse, un père directeur de prison parfois violent. Elle italienne, lui arabe. Parce que c’était possible en Algérie, avant. Ce livre est fait de petits récits que l’enfant a commencés à... [Lire la suite]
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07 avril 2018

Deux titres en un

La semaine dernière, j'évoquais le livre de Clémentine Mélois, Cent titres, dans lequel l’auteure « pastiche les classiques de la littérature », comme l’indique la quatrième de couverture. Quelques exemples : Maudit Bic, d’Herman Melville (je me souviens que Georges Perec avait écrit « Ah ! Moby Dick ! Ah ! Maudit Bic ! ») - Lexomil et le royaume, d’Albert Camus - Wifigénie, de Racine… Clémentine Mélois est membre de l’Oulipo depuis 2017 (suivre le lien dans la colonne de droite). Jacques Roubaud, dans sa... [Lire la suite]
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06 avril 2018

Chaos, de Mathieu Brosseau accompagné d'Olivier Mellano

La folie, ce n’est pas n’importe quoi, c’est un excès de logique. Dans le roman de Mathieu Brosseau, la Folle voit au-dessus d’elle une masse spongieuse, sorte de placenta. Sa soeur jumelle, désignée comme l’Aînée, et qui vit dans l’Autre Ville, voit aussi cette forme, qu’elle peint ainsi : « Ce zénith avaleur de toute chose est un chaos splendide. Le brun, le vert, le noir, le bleu, le jaune et d’autres couleurs – essentielles – baignent dans les profondeurs blanchâtres du Chorion. » Le chorion, nom grec du... [Lire la suite]
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05 avril 2018

Algériennes, bande dessinée de Méralli et Deloupy

On le sait maintenant : les appelés partis faire « des opérations de maintien de l’ordre » en Algérie n’ont que très peu raconté ce qu’ils avaient vécu de l’autre côté de la Méditerranée. Le père de Béatrice est de ceux-là. Puisque les hommes ne racontent rien, Béatrice va suivre le conseil de sa mère : interroger des femmes. Une amie, puis une autre et encore une autre, la voici en Algérie et ses rencontres montrent de la guerre ce que les femmes en ont vu, ce qu’elles y ont fait, ce qu’elles ont subi. Le récit n’est pas... [Lire la suite]
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