23 avril 2017

L’écorce des songes, poèmes de Antemanha

L’invitation qui nous est faite de nous laisser aller à la rêverie ne consiste pas à nous abstraire de la réalité. Les rêves se déroulent devant nous avec leur musique, des sons enregistrés, des mots décrochés de leurs phrases « fou, pas fou », des oiseaux, le son du cor de basset et du bansuri, souffles extraits des profondeurs. Profondeurs des reliefs enfouis d'une Méditerranée débondée qu’on traverserait à pied pour aller en Afrique. L’eau des rives des rêves ayant manqué revenue dans l’encrier, se mêlant à toutes... [Lire la suite]
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20 avril 2017

Mario Urbanet à la Rencontre poétique chez Tiasci - Paalam en avril 2017

Nous retiendrons sans doute de cette rencontre avec Mario Urbanet son sens profond de l’amitié qui lui est paysage, qui fait virevolter les images comme la paille dans les champs moissonnés, comme les couleurs d’un Van Gogh, d’un Chagall, d'un Magritte. Son regard semble prendre tout ce qui passe à sa portée, pour le garder, seule possession « dans un an et un jour », façon d’inscrire le souvenir pour mieux le partager. Et, de même qu’il ouvre les pages de son recueil à d’autres plumes, d’autres couleurs, mêlant la poésie... [Lire la suite]
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18 avril 2017

Guy Tirolien, de Marie-Galante à une poétique afro-antillaise, entretiens recueillis par Michel Tétu

Ce livre est peut-être d’abord un grand moment de la francophonie : Michel Tétu (1938-2008), Québécois, rencontre Guy Tirolien (1917- 1988), Guadeloupéen. Ces entretiens, qui se sont déroulés peu avant la mort de ce dernier, sont riches d’informations et de réflexions autour des thèmes qui ont jalonné sa vie : la poésie, son amitié avec Léon-Gontran Damas, Léopold Sédar Senghor, Maryse Condé, son engagement dans la Négritude, sa vie en Europe, en Afrique (où il fut administrateur colonial puis représentant de l’ONU), son amitié avec... [Lire la suite]
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13 avril 2017

Evangile pour un gueux, d'Alexis Ragougneau

Notre-Dame de Paris, un soir de Noël, est occupée par une poignée de SDF. Le père Kern, qui officie dans cet édifice les accueille tandis que, dehors, la police et des intégristes de tous poils s’amassent autour du monument pour en découdre. C’est le point de départ de ce roman policier qui, s’il est bien ancré dans notre époque, ne manque pas de faire penser au chef-d’oeuvre de Victor Hugo. Tout se déroule entre le Palais de Justice et le Musée de la Sculpture en plein air, au coeur d’un Paris touristique. Des portraits minutieux... [Lire la suite]
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11 avril 2017

Anquetil tout seul, d'après Paul Fournel, adapté et mis en scène par Roland Guenoun

C’était, me semble-t-il, en 1961. J’étais au Parc des Princes quand Anquetil a gagné l’épreuve. Le mécontentement du public, dans ma mémoire était associé à l’absence de Roger Rivière, qui avait gravement chuté l’année précédente et à qui, pourtant, Anquetil avait dédié son maillot jaune. Si cette anecdote n’est pas dans le spectacle présenté en ce moment au Studio Hébertot, à Paris, le souvenir du champion se réveille en moi avec ce voyage à Paris (je me souviens que mon père était du voyage) pour l’arrivée du Tour. Anquetil n’était... [Lire la suite]
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10 avril 2017

Prix des écoliers, à Alfortville (94)

Depuis plusieurs années, les écoliers d'Alfortville choisissent parmi plusieurs livres qu'ils ont lus en classe celui qui remportera leurs suffrages. À cette occasion, des auteurs rencontrent les enfants et on peut voir une exposition des travaux réalisés dans les écoles, un travail remarquable. Cette année, le thème était la métamorphose.    
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09 avril 2017

Erri de Luca à la Maison de la Poésie, à Paris (5)

Pour conclure cette rencontre à la Maison de la Poésie, Erri de Luca revient à la Méditerranée, Mare Nostrum, notre mer. Il nous dit que chaque exilé sur un bateau est l’un de nous. Que nous sommes ces exilés. Que ces visages sont nos visages. Et il nous dit ce texte en italien, puis en français.  Mare nostro che non sei nei cieli e abbracci i confini dell'isola e del mondo,sia benedetto il tuo sale, sia benedetto il tuo fondale.Accogli le gremite imbarcazionisenza una strada sopra le tue onde,i pescatori usciti... [Lire la suite]
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07 avril 2017

Erri de Luca à la Maison de la Poésie, à Paris (4)

Encore un mot, à propos de la beauté. Pour Erri de Luca, la beauté n’est pas du tout un élément de décoration de la réalité. C’est une force. C’est une poussée. Quand on entend ces mots, on ne peut s’empêcher de penser à ce qu’il nous a dit un peu plus tôt : les plantes, les arbres, le feu, la lave des volcans, la main d’Ève cueillant le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tout cela est beauté, poussée du bas vers le haut, le contraire de la gravitation. Dans l’Évangile de Marc, Jésus guérit un aveugle. Il lui met... [Lire la suite]
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06 avril 2017

Erri de Luca à la Maison de la Poésie, à Paris (3)

Naples, une ville d’Italie. Erri de Luca prend le temps de nous dire que la Méditerranée a été le passage de tous les êtres humains vivant en Europe. Énée, fondateur de Rome, était un exilé de Troie, un de ceux qu’on qualifierait aujourd’hui de réfugiés. Et ce sont les Grecs qui on bâti Naples avant de la quitter en y laissant les Napolitains. La présence du volcan, les rites qui y sont attachés, les dominations successives, et surtout la densité de population expliquent la langue napolitaine, celle qui doit dire beaucoup en mots... [Lire la suite]
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05 avril 2017

Erri de Luca à la Maison de la Poésie, à Paris (2)

Un savant anglais, un jour, reçut une pomme sur la tête, dit-on. Que l’épisode soit avéré ou non, ce savant anglais a élaboré la théorie de la gravitation universelle. Tout serait donc attiré vers le bas. Mais alors, comment expliquer que les plantes, les arbres, le feu montent vers le ciel ? C’est une poétesse russe qui a, un autre jour, parlé de l’attraction céleste : elle s’appelait Marina Tsvetaeva. Non seulement Erri de Luca ne peut que confirmer ce propos, lui qui est né à Naples, près d’un volcan qui envoie vers le ciel sa... [Lire la suite]
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