27 mars 2017

POÉTIQUE : REMARQUES, de Jacques Roubaud - mars 2017

« Ce volume rassemble un demi-siècle de réflexions dans une forme particulière de prose que j’appelle remarques. », écrit Jacques Roubaud. Il ajoute qu’il se compose de 15 sections de 317 remarques chacune. 317 étant un nombre premier, comme l’est aussi 2017, ce sera notre rendez-vous mensuel : vous trouverez, chaque mois, quelques-unes des remarques de Jacques Roubaud dans ce blog, précédées du numéro qu’elles ont dans le livre. 638. Un singulier n’est appréhendé qu’après changement. 665. La « division du... [Lire la suite]
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24 mars 2017

Atemnot (Souffle court), de Marina Skalova

De plusieurs langues, elle est venue. Et c’est de cela que sont faits ses textes. Atemnot (Souffle court) est le titre de textes brefs, chaque page en portant les mots français et les mots allemands, deux langues qui ne sont pas sa langue maternelle. Et c’est à la fois une sorte de respiration des langues elles-mêmes et une forme d’incomplétude. Deux langues pour dire la même chose, et pourtant ce qui est écrit diffère d’une langue à l’autre, par le rythme, par l’ordre des mots, comme dans ce texte : craindre la mort à chaque... [Lire la suite]
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23 mars 2017

Filles et soie, d'après Les trois contes de Louise Duneton - Conception et mise en scène Séverine Coulon

Les contes sont à relire, à réécrire. Ils nous entourent, nous tiennent prisonniers de leurs pages blanches, de leurs écrans blancs. Peau d’Âne est-ce d’Anne la peau ? Et Blanche Neige est-elle si blanche que, nue dans la neige, elle disparaîtrait ? Et la petite Sirène, si petite qu’elle tiendrait serrée dans une boîte de sardines ? Séverine Coulon ne tient pas dans une boîte de sardines, elle ne tient pas à ce qu’on l’y enferme, d’ailleurs. Et pourtant elle les a écoutés, les contes qui font aux filles des rêves, et aux garçons... [Lire la suite]
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22 mars 2017

La mémoire nue, de Catherine Jarrett

Dans sa préface, Guy Allix joue avec les mots, y trouve des presque anagrammes. Mémoire nue devient « Mère et moi une ». Il trouve dans les poèmes de Catherine Jarrett ce cheminement sur les traces d’une mère « louve grande », qui cherche ses mots avant de mourir, qui cherche son lieu sur une terre « mangeuse et géante / et chaude de nos sangs ». Après la lecture à deux voix proposée dans l’Espace Christiane Peugeot, parmi les toiles de Noël Roch et les céramiques de Florence Lemiègre, il me... [Lire la suite]
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20 mars 2017

Omar Youssef Souleimane, à la Rencontre poétique chez Tiasci-Paalam en mars 2017

Il n’oublie pas le pays qui souffre et où il ne pourrait rentrer aujourd’hui. Il dit sa profonde inquiétude pour les enfants qui n’ont connu que cette guerre civile, cette guerre d’un régime contre son peuple, qui ont grandi, malgré tout, dans les bombardements, les ruines des villes, les gravats dans les rues. Que deviendront-ils ? Quel sera leur monde ? Omar Youssef Souleimane n’oublie pas la Syrie. « Qu’avez-vous fait de ces blessures qui pleuvaient du ciel ? » Question lancinante. Le souffle de sa mère dans sa... [Lire la suite]
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18 mars 2017

Dans ma cuisine...

Ayant commencé il y a quelques jours la lecture d’un livre de Thomas Clerc, Intérieur, livre où il décrit, pièce après pièce, son appartement, je sors, en cette fin de semaine, de sa cuisine, à la page 167. Plusieurs jours me seront encore nécessaires pour faire le tour complet des trois pièces qu’il me reste à visiter. C’est peu au regard des trois années que l’auteur a passées à écrire ce livre présentant extraordinairement l’ordinaire. J’y reviendrai donc. Aujourd’hui, nous allons visiter votre cuisine. Ou plutôt, vous allez... [Lire la suite]
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13 mars 2017

Le déficit indispensable, d'Anne Kawala

Anne Kawala était invitée à la soirée de la Compagnie Résonances et y a lu des extraits de son livre Le déficit indispensable (screwball). De sa lecture je retiens une élocution rapide où l’eau jaillit :  « je déferle, je cascade, je fais peur, on me fuit, je lèche pieds, mains, meubles, flammes, feu, je grésille, m’évapore, j’éteins, en moi se diluent les cendres, je flotte, me condense, suinte, … »  Ce débordement méritait que l’on s’y arrête, ne serait-ce que pour voir comment c’était écrit. Et le livre... [Lire la suite]
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12 mars 2017

Six arbres de fortune autour de ma baignoire, de Samira Negrouche

Il y a beaucoup de chiffres dans le recueil que vient de faire paraître Samira Negrouche et qu’elle présentait récemment dans les locaux de la Compagnie Résonances, à Paris : de Moins un à Six. Le livre s’ouvre donc d’abord sur une disparition et « finir de compter les heures qui restent ». « hier tu voulais savoir si et voilà que tu ne sais plus pourquoi » Alors le voyage nous fait traverser des villes, Tunis, Tripoli, Le Caire, Sanaa, Damas, Rabat, Alger, des villes sous tension, des villes, où plonger dans... [Lire la suite]
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10 mars 2017

Aller simple, poèmes d'Erri de Luca

Pour conclure cette semaine en compagnie d’Erri de Luca, voici deux poèmes extraits du recueil Aller simple, dans lequel il écrit que ce sont « des lignes qui vont trop souvent à la ligne ». La traduction est de Danièle Valin. Coro Da qualunque distanza arriveremo, a milioni di passi quelli che vanno a piedi non possono essere fermati. Da nostri fianchi nasce il vostro nuovo mondo, è nostra la rottura delle acque, la montata del latte. Voi siete il collo del pianeta, la testa pettinata, il naso delicato, siete cima di... [Lire la suite]
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09 mars 2017

Ascension, chorégraphie de Denis Welkenhuyzen

Ils partent d’en bas, de la vallée, de là où nous sommes, et montent ensemble parce qu’ils sont deux et veulent porter là-haut la preuve de leur couple. Et les voilà grimpant en deux solitudes parce que l’un a un rythme différent de l’autre, mais ils se retrouvent, parfois longtemps après, pour s’appuyer l’un sur l’autre, sachant que « notre monde repose sur les épaules de l’autre ». Les mots d’Erri de Luca reviennent dire l’effort, l’altitude, la solidarité, l’amour, le danger, le vide et la surface. Nos yeux les suivent... [Lire la suite]
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