13 novembre 2018

Conjurer la peur, chorégraphie de Gaëlle Bourges

Avec Gaëlle Bourges, j’ai prolongé la réflexion entamée il y a quelques jours à propos de la lutte ou de la concorde. La chorégraphe, en effet, fait porter par les corps de ses danseurs les allégories présentes sur la fresque de Lorenzetti sur « les effets du bon et du mauvais gouvernement ». Son point de départ, le livre de Patrick Boucheron, Conjurer la peur, dont elle reprend le titre. Et son propos s’appuie sur son expérience : ses deux visites à Sienne, où elle est allée voir la fresque, ses voyages, ses rencontres,... [Lire la suite]
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21 octobre 2018

Le mois kreyol 2018

C'était le 20 octobre. Un programme pour l'après-midi et la soirée à l'espace Henry Miller de Clichy-la-Garenne (92).   Raymonde Torin pour un atelier Maré tèt (attacher les cheveux avec un foulard), Jocelyn Régina pour une dikté kreyol et un spectacle Mikandaj pawol et Chantal Loïal pour son solo de danse, "On t'appelle Vénus". Quelques mots à propos de Jocelyn Régina. Il a d'abord proposé, pour la dictée créole, un texte relatant l'histoire de Sarah Baartman, à qui Chantal Loïal consacre son solo depuis 2011. Puis,... [Lire la suite]
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10 octobre 2018

Frère d'âme, de David Diop - extrait

Après Stabat Mater Furiosa, de Jean-Pierre Siméon, après Salina, de Laurent Gaudé, j’ai entrepris la lecture de Frère d’âme, de David Diop. J’y reviendrai plus tard. Nous sommes plongés dans les tranchées de la guerre de 14-18. C’est un tirailleur sénégalais qui parle. En voici un extrait : « Je crois avoir compris que ce qui est écrit là-haut n’est qu’une copie de ce que l’homme écrit ici-bas. Par la vérité de Dieu, je crois que Dieu est toujours en retard sur nous. Il ne peut que constater les dégâts. (…) C’est ça la guerre... [Lire la suite]
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31 juillet 2018

Chalon dans la rue 2018 (8)

#homies, par la Compagnie Asphalt piloten C’est au dernier étage du Musée Niepce, un appartement presque vide. Une table dans la salle où nous entrons, la cuisine équipée, derrière la cuisine un grand lit aux draps froissés dans une chambre, une salle d’eau et une baignoire sous une fenêtre, un grand salon parqueté aux poutres apparentes au fond duquel attend un canapé. Trois danseuses apparaissent dans cet appartement, disparaissent, reviennent, l’une s’asseoir devant l’ordinateur posé sur la table, une autre sur le lit devant un... [Lire la suite]
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26 juillet 2018

Chalon dans la rue 2018 (3)

/ (Slash), ou l’homme D Choisir sa vie plutôt que la subir. Écouter chanter les oiseaux plutôt que le son du téléphone portable, ce fil à la patte qui prive cet homme arrivé là, sur la place, d’un moment de tranquillité. Voilà qu’il est prêt à répondre aux injonctions de son téléphone quand il trouve une pièce entre les pavés. Alors pile ou face ? À pile, faire face ? Mais deux options ce n’est pas suffisant. Il faut ouvrir les cadres, augmenter les possibilités : un dé a six faces, ce sera lui qui décidera. Le personnage que nous... [Lire la suite]
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25 juillet 2018

Chalon dans la rue 2018 (2)

Phasmes Deux en un corps tournant sur lui-même comme ces boules que le vent pousse parfois dans les plaines. Les corps se déplient, se séparent, se reprennent, s’élancent, tombent. Elle, Voleak Ung, petite, lui, Vincent Brière, grand. Quand elle pose ses mains sur le cou du danseur, je vois la figure du Golem qui se redresse et cette image ne me quittera plus jusqu’à la fin de ce spectacle puissant et émouvant, d’une beauté à couper le souffle, dans le cercle herbeux à l’ombre d’un arbre du Square Chabas. C’est une chorégraphie de... [Lire la suite]
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27 mai 2018

Moto-cross, de Maud Le Pladec

C’est la musique techno qui nous accueille, une danseuse sur un ring au milieu des spectateurs. Une danseuse ? En tenue de motard, combinaison et casque, tournant sur ce ring, faisant des mouvements répétitifs, puis prenant la parole, essoufflée, « je vous parlerai de la guerre, de l’amour et des années 80 ». Son père qui peint sur son camion une danseuse en tutu rose et qui emmène dans ce camion toute la famille lors des championnats de moto-cross et des soirées qu’il anime avec ses disques.   Elle se défait peu à... [Lire la suite]
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23 mai 2018

Happy child, de Nathalie Béasse

Ils apportent des valises. Ce qu’il y a dans les valises, c’est peut-être ces années pendant lesquelles ils ne se sont pas vus. Ce ne sont pas des valises pour partir en voyage, mais pour revenir. Revient-on jamais dans le pays de l’enfance ? C’est à cette impossibilité qu’ils se confrontent, ces cinq-là. Et d’affirmer aussitôt qu’ils ne savent pas pourquoi ils sont ici (Ich weiss nicht warum ich hier bin). N’y aurait-il aucun désir de se retrouver ? Un air de piano, des jeux… Et l’image du père qui se fige quand tout gèle. Sous le... [Lire la suite]
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26 avril 2018

La débordante compagnie aux Jeunes Pousses 2018

Derrière nous, il y a le labyrinthe où dorment, prêts sans doute à s’éveiller, les étranges personnages de Lika Guillemot. Devant nous, un chemin droit qui passe près du lavoir et monte dans le lointain. Tout là-haut, cinq personnes vêtues de noir apparaissent et commencent à descendre comme si elles dessinaient la largeur de ce ruban de terre entre les espaces herbeux et les champs. Elles écrivent le temps par leurs mouvements répétés, quelques pas, des genoux qui plient, alignements, diagonales. Leur temps est cet espace. Puis... [Lire la suite]
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16 février 2018

Du désir d'horizons, chorégraphie de Salia Sanou

Arriver ici, dans un camp. Que faire de son corps ? De sa parole même ? Enfermé. Sans avoir où aller. N’étant pas d’ici. Ayant dû fuir. Tomber. Se relever. De quelque côté que l’on se tourne, de quelque façon que l’on bouge, on n’en sort pas. On voudrait en sortir. De la solitude. Trouver les mots, les gestes, les pas. Rencontrer. Les danseurs nous regardent. Les lits se dressent en forteresse (image trouvée sur le site de la Compagnie Mouvements perpétuels, de Salia Sanou). Il n’y a pas de nature dans ce lieu de nulle part où... [Lire la suite]
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