06 novembre 2014

La Grand Casting, par Chanson Plus Bifluorée

Il fallait que ça arrive : le groupe Chanson Plus Bifluorée parraine un casting, un Grand casting. Vous allez voir qu’ils ne seront même pas là. Une voix féminine, invisible, une certaine Laurence, de la production, ordonne et faut y aller. Les candidats se succèdent. A chacun est arrivé un incident, et il manque le pianiste ou le luth qui devaient les accompagner. Heureusement les compères savent se dédoubler, se multiplier par trois, quatre, ou plus, prendre de nouveaux noms (j’ai entendu chanter, ou plutôt slamer, Carlo Bruno !).... [Lire la suite]
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05 novembre 2014

Duo Bonito, Chansons à risques, avec Raquel Esteve Mora et Nicolas Bernard

Risques de dérapages clownesques… Mais c’est immédiatement qu’il y a dérapage et clowns (sans déguisement et sans nez rouge). Elle et lui. Lui dans sa cage à musiques (il fait tout : claviers, percussions, flûtes, etc. et même gong à distance). Il faut le voir, les effets sont hilarants. Elle a pour lui les yeux de Piaf pour un amoureux : elle voit la vie en rose dans sa petite robe noire. L’air de n’être prêts à rien et de vouloir tout, tout l’amour, toute la musique. Parce que les marins, c’est beau, parce que la vie, on peut lui... [Lire la suite]
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02 novembre 2014

Métro Lutèce

Il ne faut pas longtemps pour que le public se mette à danser, pour que la valse se transforme en farandole. C’est qu’il y a de la joie sous un phrasé parfois triste, comme peut l’être Yann Tiersen : c’est peut-être à cause de l’accordéon. C’est un groupe cohérent quoiqu’un peu hétéroclite : c’est peut-être à cause de la cravate du chanteur. C’est une musique qui balance et qui parfois s’étire : c’est peut-être à cause de la trompette et du cor. Et remettez-nous une valse, ça me fait penser aux Têtes Raides, allez Ginette. Leur nom,... [Lire la suite]
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01 septembre 2014

Birds on a Wire, par Rosemary Standley et Dom La Nena

La voix de Rosemary Standley, celle de Dom La Nena et son violoncelle à la tonalité humaine, tout dans ce disque est hymne à la vie, à la liberté. La liste des titres en dirait long sur les intentions des deux artistes. Elles nous entraînent dans un balancement où la mort est moins une menace qu’une voisine, une compagne. Elles nous font goûter la solitude, et la liberté des oiseaux qui attendent sur le fil. Elles nous font voyager dans l’espace et le temps, du XVIIe siècle à aujourd’hui, se posant ici et là sur divers continents,... [Lire la suite]
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16 août 2014

Fautes de frappe

    C’est le titre d’un spectacle de Juliette Kapla. Elle jouait en Suisse, à la mi-juillet. Son affiche vous donne une idée de ce spectacle où elle a « de légers troubles du tangage », et, si vous cliquez dessus, vous atteindrez son site, et « tout va bien se masser ». Je me suis souvenu aussi de Marc Favreau, un artiste québécois, qui faisait dire à son personnage, Sol, que sur la Terre, il y avait les « Etats munis », les chefs d’Etats mangeaient sur une « nappemonde », et ceux... [Lire la suite]
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04 août 2014

Yanowski - La Passe interdite

Si on veut le comparer, c’est Brel qui arrive en premier. Pour le mouvement de ses mains, de ses bras… Pourtant, c’est ailleurs qu’on trouve sa trace, dans les textes d’un Edgar Poe, d’un auteur de nouvelles fantastiques, de ceux qui jouent avec les miroirs, avec les objets trouvés chez les brocanteurs. Toute cette littérature qui donne vie aux poupées mécaniques, aux redingotes volées, aux bars enfumés de Buenos Aires ou de Bratislava. L’accompagnent Anne Lepape au violon et Samuel Parent au piano. Et le voici, lui, Yanowski,... [Lire la suite]
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30 juillet 2014

Makana

Je n’avais pas entendu parler de cet artiste, pourtant connu aux Etats-Unis pour avoir composé (et chanté jusqu’à la Maison Blanche) We are the Many, devenu en 2011 la chanson du mouvement Occupy Wall Street. Et il y a du Bob Dylan dans cet air. Mais Makana est aussi un joueur de slack key guitar, une technique particulière hawaïenne de désaccorder - accorder les cordes de la guitare. On pourrait croire, si nous n’avions pas l’artiste devant nos yeux, qu’il joue de deux instruments à la fois. Il m’est même arrivé d’entendre une... [Lire la suite]
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05 juillet 2014

Enverbez-vous.

Les néologismes de Jacques Brel sont nombreux. En voici quelques-uns, qui font d’un substantif un verbe conjugué : C’était au temps où Bruxelles bruxellait. L’escalier colimaçonne. Je me suis derriérisé. Les bigotes qui cimetièrent à petits pas. Et il y en a beaucoup d’autres. Et il y a aussi beaucoup de chanteurs qui en font autant. Par exemple, Loïc Lantoine qui dit « je me détruie... je décadence... je désastre », ou le groupe Volumatik qui prétend que « les facteurs ça facte (…) les moniteurs ça monite »... [Lire la suite]
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02 juillet 2014

J'ai changé, de Loïc Lantoine

« C’est nouveau ce goût de toujours », chante Loïc Lantoine. Il a changé, c’est peut-être l’amour, c’est peut-être une naissance olympienne. Mais on le retrouve, lui, sa voix, ses mots qui se bousculent, qui se font verbe à conjuguer. Qui s’en dessoudent suent. Toujours cette belle fraternité, « qui borde ma route », et ce « grand matin » quand on ne savait « pas qu’on était tant » et que « papa il nous attend » ; c’est « la rage des lendemains ». Et ce regard qui tangue de... [Lire la suite]
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27 juin 2014

Le courage des oiseaux

Et me touche vraiment qu’un enfant de dix ans invente avec son courage et sa souffrance ce vers admirable « le courage des oiseaux » que je lui ai demandé la permission de reprendre comme titre de cet ouvrage. Qu’il ait  à ce point intériorisé dans sa défaillance, ce qu’il faut d’amer courage pour se précipiter seul et libre au bout du ciel en bande, sous l’arche érodée d’air pur des ponts dont le corps de pierre ponctue la destinée des fleuves. Et qu’il sente dans ses bras, son corps et ses membres, ce qu’il faut de... [Lire la suite]
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