20 janvier 2020

Bertrand Belin en concert

Tout commence, ce soir-là, avec un bec. L’oiseau, petit à petit, ne fait pas son nid mais son bec. Ce n’est pas rien : il se fabrique, n’accumule pas les briques. Et il chante. Dans cette chanson, il y a Bertrand Belin (photo Pierrick Delobelle), son goût pour les liaisons de prononciation qui suivent la dentale « t », son désir de dire quelque chose (même, parfois, « quelque chose rouge »), son désir ardent de s’exprimer, désir de volcan, et cette obsession du temps « car le temps existe ». C’était... [Lire la suite]
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07 janvier 2020

Le jeu de la folie, chanson d'Hubert-Félix Thiéfaine

Depuis longtemps, j'avais cessé d'écouter Hubert-Félix Thiéfaine et j'en étais resté aux titres des années 1980. J'avais assisté à un concert qui m'avait paru décevant vers la fin de ces années-là. Mais me revenait souvent en tête telle ou telle chanson. Comme la semaine dernière, sans que je sache pourquoi, je retrouvais chaque matin les mêmes mots : "Elle m'envoie des cartes postales de son asile...". J'ai donc décidé de plonger dans les 40 ans de chanson sur scène, ce dimanche. Et j'ai découvert de nouveaux titres, dont celui-ci.... [Lire la suite]
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16 décembre 2019

Manque à l'appel, concert augmenté

Le titre peut être entendu comme si le sujet était élidé : qui manque à l’appel ? Est-ce le grand frère disparu depuis quelques jours, quelques mois ? Sont-ce les grands-parents, ailleurs ? Le copain d'école déclaré malade ? Mais le titre peut aussi être entendu comme un impératif. Une invitation à poursuivre le sommeil au fond du lit, à rêver d’une nature luxuriante, à prendre des congés, congé d’un amour, à préserver des secrets, son jardin secret, à marcher sans chaussures, à prendre son envol… Le duo Tony Melvil et Usmar, ce... [Lire la suite]
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10 décembre 2019

Les quatre bacheliers, chanson de Georges Brassens

Nous étions quatre bacheliersSans vergogne,La vraie crème des écoliers,Des écoliers. Pour offrir aux filles des fleursSans vergogne,Nous nous fîmes un peu voleurs,Un peu voleurs.  Les sycophantes du pays,Sans vergogne,Aux gendarmes nous ont trahis,Nous ont trahis.  Et l'on vit quatre bacheliersSans vergogne,Qu'on emmène, les mains liées,Les mains liées.  On fit venir à la prison,Sans vergogne,Les parents des mauvais garçons,Mauvais garçons. Les trois premiers pères, les trois,Sans vergogne,En perdirent tout leur... [Lire la suite]
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18 novembre 2019

La femme à sa fenêtre, de Maram al Masri et Sonia Maria Luce Possentini, dans la collection Poés'histoires

Offrir le monde aux enfants, Maram al Masri le souhaite ardemment. Elle est femme, de sa fenêtre elle voit la vie des gens, les boutiques, les terrasses de café, les amoureux, les enfants qui jouent, ceux qui devraient pouvoir jouer, si la guerre n’était pas venue chez eux, si on ne les avait pas séparés de leurs parents. Elle écrit. Elle écrit  : je tire « une montagne de tristesse avec ma main droite / une montagne d’espoir avec ma main gauche ». Car il n’y a pas de lamentation dans les poèmes de Maram. Sonia Maria... [Lire la suite]
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07 octobre 2019

Sans la nommer, de Georges Moustaki

Je voudrais, sans la nommerVous parler d'elleComme d'une bien-aiméeD'une infidèleUne fille bien vivanteQui se réveilleA des lendemains qui chantentSous le soleil C'est elle que l'on matraqueQue l'on poursuit que l'on traqueC'est elle qui se soulève,Qui souffre et se met en grèveC'est elle qu'on emprisonne,Qu'on trahit qu'on abandonneQui nous donne envie de vivreQui donne envie de la suivreJusqu'au bout, jusqu'au bout  Je voudrais, sans la nommerLui rendre hommageJolie fleur du mois de maiOu fruit... [Lire la suite]
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06 octobre 2019

Rencontre avec Fanny Gayard à la Librairie L'établi, à Alfortville (94)

Son père était établi à l’usine Renault. Sa mère aussi était établie. Établi, qu’est-ce que ça peut bien être ? « Lis le livre de Robert Linhart », lui disait-il, « il y a tout dedans ». Elle l’a lu. Il y avait en effet tout. Mais les enfants ont parfois aussi besoin du récit de leurs parents. Ainsi la question de la transmission dans la classe ouvrière l’a saisie assez tôt. Transmettre quand ce que la plupart des ouvriers voulaient surtout c’est que leurs enfants ne le soient pas. Alors, quand même, interroger... [Lire la suite]
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26 septembre 2019

Une chanson de Robert Johnson

LE BLUES DU CARREFOUR Arrivé au carrefour, je suis tombé à genoux Arrivé au carrefour, je suis tombé à genouxEt j’ai demandé à Dieu : « Aide le pauvre Bob à quitter ce trou ! » Planté au carrefour, j’ai cherché quelqu’un pour m’emmener Planté au carrefour, j’ai cherché quelqu’un pour m’emmener Mais comme personne ne me connaissait aucune voiture ne s’est arrêtée  Coincé au carrefour, je vois la nuit qui arrive au galop Coincé au carrefour, je vois la nuit qui arrive au galop Et plus elle tombe, plus le pauvre Bob a... [Lire la suite]
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25 septembre 2019

À propos de Robert Johnson

Après la projection du documentaire de Nicolas Finet, Mississipi Ramblin', au !POC! d'Alfortville (94), nous avons tenu un atelier d'écriture, intégrant les images du film, et quelques textes trouvés dans le recueil proposé par Olivier Apert aux éditions du Temps des cerises, Blues sur paroles. Voici le texte que j'ai écrit dans cet atelier. Cordes grattées, pincées, musique profonde, voix.Tu perds ton temps, tu perds le temps, la nuit devant le croisement et tu es seul.Pas de femme à l'écran, seulement celles sur la feuille, le... [Lire la suite]
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11 septembre 2019

Les fantômes de l'Internationale, d'Élise Thiébaut et Baudoin

Il y a des chansons dont on a oublié les auteurs, paroliers et musiciens. Que L’Internationale soit un poème écrit par Eugène Pottier, beaucoup de celles et ceux qui la chantent le savent sans doute. Que ce poème ait été écrit sur l’air de La Marseillaise, il en est sans doute moins au courant. Le texte est moins belliqueux, plus universel. Mais qui connaît l’auteur de la musique sur laquelle ce poème est chanté ? Son nom : Degeyter, selon la façon dont on l’écrit en français… En dire plus ici, ce serait résumer trop vite la... [Lire la suite]
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