18 novembre 2019

La femme à sa fenêtre, de Maram al Masri et Sonia Maria Luce Possentini, dans la collection Poés'histoires

Offrir le monde aux enfants, Maram al Masri le souhaite ardemment. Elle est femme, de sa fenêtre elle voit la vie des gens, les boutiques, les terrasses de café, les amoureux, les enfants qui jouent, ceux qui devraient pouvoir jouer, si la guerre n’était pas venue chez eux, si on ne les avait pas séparés de leurs parents. Elle écrit. Elle écrit  : je tire « une montagne de tristesse avec ma main droite / une montagne d’espoir avec ma main gauche ». Car il n’y a pas de lamentation dans les poèmes de Maram. Sonia Maria... [Lire la suite]
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07 octobre 2019

Sans la nommer, de Georges Moustaki

Je voudrais, sans la nommerVous parler d'elleComme d'une bien-aiméeD'une infidèleUne fille bien vivanteQui se réveilleA des lendemains qui chantentSous le soleil C'est elle que l'on matraqueQue l'on poursuit que l'on traqueC'est elle qui se soulève,Qui souffre et se met en grèveC'est elle qu'on emprisonne,Qu'on trahit qu'on abandonneQui nous donne envie de vivreQui donne envie de la suivreJusqu'au bout, jusqu'au bout  Je voudrais, sans la nommerLui rendre hommageJolie fleur du mois de maiOu fruit... [Lire la suite]
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06 octobre 2019

Rencontre avec Fanny Gayard à la Librairie L'établi, à Alfortville (94)

Son père était établi à l’usine Renault. Sa mère aussi était établie. Établi, qu’est-ce que ça peut bien être ? « Lis le livre de Robert Linhart », lui disait-il, « il y a tout dedans ». Elle l’a lu. Il y avait en effet tout. Mais les enfants ont parfois aussi besoin du récit de leurs parents. Ainsi la question de la transmission dans la classe ouvrière l’a saisie assez tôt. Transmettre quand ce que la plupart des ouvriers voulaient surtout c’est que leurs enfants ne le soient pas. Alors, quand même, interroger... [Lire la suite]
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26 septembre 2019

Une chanson de Robert Johnson

LE BLUES DU CARREFOUR Arrivé au carrefour, je suis tombé à genoux Arrivé au carrefour, je suis tombé à genouxEt j’ai demandé à Dieu : « Aide le pauvre Bob à quitter ce trou ! » Planté au carrefour, j’ai cherché quelqu’un pour m’emmener Planté au carrefour, j’ai cherché quelqu’un pour m’emmener Mais comme personne ne me connaissait aucune voiture ne s’est arrêtée  Coincé au carrefour, je vois la nuit qui arrive au galop Coincé au carrefour, je vois la nuit qui arrive au galop Et plus elle tombe, plus le pauvre Bob a... [Lire la suite]
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25 septembre 2019

À propos de Robert Johnson

Après la projection du documentaire de Nicolas Finet, Mississipi Ramblin', au !POC! d'Alfortville (94), nous avons tenu un atelier d'écriture, intégrant les images du film, et quelques textes trouvés dans le recueil proposé par Olivier Apert aux éditions du Temps des cerises, Blues sur paroles. Voici le texte que j'ai écrit dans cet atelier. Cordes grattées, pincées, musique profonde, voix.Tu perds ton temps, tu perds le temps, la nuit devant le croisement et tu es seul.Pas de femme à l'écran, seulement celles sur la feuille, le... [Lire la suite]
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11 septembre 2019

Les fantômes de l'Internationale, d'Élise Thiébaut et Baudoin

Il y a des chansons dont on a oublié les auteurs, paroliers et musiciens. Que L’Internationale soit un poème écrit par Eugène Pottier, beaucoup de celles et ceux qui la chantent le savent sans doute. Que ce poème ait été écrit sur l’air de La Marseillaise, il en est sans doute moins au courant. Le texte est moins belliqueux, plus universel. Mais qui connaît l’auteur de la musique sur laquelle ce poème est chanté ? Son nom : Degeyter, selon la façon dont on l’écrit en français… En dire plus ici, ce serait résumer trop vite la... [Lire la suite]
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25 mai 2019

Le Parc Montsouris en mai 2019

Il a suffi de quelques pas, récemment, dans le Parc Montsouris pour voir cette plaque sur le chemin le long du lac. Et bien sûr m'est revenu le refrain d'une chanson de Jacques Higelin : "Je ne vis pas ma vie / je la rêve / c'est comme une maladie / que j'aurais chopée tout petit". Mais quand me revient toute la chanson, je me souviens de son début : "Le parc Montsouris / C'est le domaine / Où je promène mes anomalies". Ce mot que je viens d'écrire, on pourrait le découper en quatre syllabes : a - no - ma - li. Chacune de... [Lire la suite]
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08 mai 2019

La logique du pourrissement, de Joby Bernabé

(entendu récemment, sur le CD "Par les damné.e.s de la terre", ce texte de Joby Bernabé que j'ai vu disant d'autres textes au Musée d'Orsay dans le cadre de la rencontre "Patrimoines déchaînés" au sein de l'exposition "Le modèle noir de Géricault à Matisse") La logique du pourrissement c’est le fruit mûr tombé foutu de n’avoir pas été cueilli parce que l’homme n’avait pas prévu voulu ou pu connu ou su parce que l’homme a trop attendu ou peut-être tout bonnement parce qu’il l’a parfaitement voulu... [Lire la suite]
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17 avril 2019

Par les damné-e-s de la terre - Des voix de luttes 1969-1988

Deux jours après avoir publié sur ce blog un texte à propos d'une poignée de main entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur, il se trouve qu’on m’offre ce CD compilé par Rocé, qui commence avec un extrait de discours de Jean-Marie Tjibaou : « Nous sommes des hommes ayant une culture et cette culture il faut la montrer ; si on ne la montre pas, on pense qu’on n’existe pas. » Dans le texte de présentation, Amzat Boukari-Yabara cite un entretien avec Jean-Marie Tjibaou paru en 1985 dans la revue Temps Modernes : « Le... [Lire la suite]
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08 mars 2019

Les dézingués du vocal

Deux Sophie, deux Guillaume. Elles chantent (Sophie Jolis, Sophie Kaufmann), Ils chantent et s’accompagnent au piano (Guillaume Ménard) et à la guitare (Guillaume Nocture). D’abord, ils montrent leurs voix et ce qu’ils peuvent en faire mais, surtout, ils chantent comme ça leur chante. Et ça plaît bien au public. Une mise en scène signée Marinette Maignan et Eddy Lacombe. Des chamallows à l’opéra, des duos sur la longueur des jours, des poupées du Kentucky et traitées aux barbituriques, et surtout des mots qui tournent dans tous les... [Lire la suite]
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