25 février 2019

Kirina, chorégraphie de Serge-Aimé Coulibaly, musique de Rokia Traore, livret de Felwine Sarr

Sundjata Keita est le fondateur de l’empire mandingue au XIIIe siècle. Né infirme, il parviendra, à l’âge de sept ans, à se mettre debout, et c’est à l’issue d’une bataille à Kirina qu’il conquiert le titre de Mansa (roi des rois). L’épopée de Sundjata Keita traverse le spectacle de la troupe de Serge Aimé Coulibaly. Des musiciens sur scène, deux chanteuses, une musique composée par Rokia Traore, neuf danseurs déployant une énergie incroyable, et des figurants qui passent sans cesse de jardin à cour, de cour à jardin, puis entrent... [Lire la suite]
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24 février 2019

Deux recueils d'Adeline Baldacchino

Ce sont des « poèmes pour », « pour jouer avec la lumière » ou « pour traverser l’hiver ».  Les premiers, 33 poèmes composés dans le noir (pour jouer avec la lumière), sont 33 comme dans un autre recueil, 33 sonnets de Jean Cassou. Ils ont une forme presque fixe : six strophes de sept vers chacune. Je ne saurais ici interpréter ces chiffres mais il faudrait sans doute le faire. La référence liminaire à Jean Cassou est certainement liée à la notion de secret, d’intime, de solitude, « les... [Lire la suite]
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23 février 2019

Y entendre goutte

Sur le site expressio.fr, on peut lire : « N’y entendre goutte Voilà une goutte propre à nous mettre le doute. Car nous savons tous, même ceux qui ne sont pas de Marseille, ce qu'est une goutte, cette toute petite quantité de liquide qu'on représente généralement sous une forme à peu près sphérique et qui, entre autres, nous tombe dessus en grande quantité lorsqu'il pleut à verse.Mais si vous avez bien lu le paragraphe précédent vous avez noté le « petite quantité de liquide ». Enlevez maintenant le liquide. Que reste-t-il ?... [Lire la suite]
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22 février 2019

Le pays de Rien, de Nathalie Papin - mise en scène de Betty Heurtebise

La scène est vide, obscure, marquée par quelques traits que traverse le roi, port de tête altier, geste ferme pour repousser le manteau, un roi sûr de ses choix : l’absence de tout, « pas de larmes, pas de rires, pas même une idée. Une idée, c’est pas rien. » La loi de ce roi, il prétend la tenir de ses ancêtres, mais il en a rejeté une part, cette part qui revient indirectement par la voix du garçon qui se présente, profitant d’une faille provoquée par un cri de la fille du roi. « Un cri, c’est un crime ». C’est... [Lire la suite]
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21 février 2019

Aimé Nouma à la Rencontre poétique de février 2019 chez Tiasci-Paalam

C’est dans son quotidien qu’Aimé Nouma trouve ses mots et dans Paris où on pourrait le suivre, selon les noms des stations du métro, ou à la Gare saint-Lazare, ou encore dans le Quartier de l’Horloge. Au fil de ses déambulations verbales, souvent souriantes, on l’entend parler de ses amours, de ses embrouilles, de ses amitiés ou de personnages qu'il invente. Ce sont toujours les mots qui le mènent, les rythmes qu’il en fait surgir, les mélodies parfois qui les portent. Son prénom, par exemple, selon qu’on en prend le début ou la... [Lire la suite]
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20 février 2019

Regarder, de Serge Mestre

La vie brève de Gerta Pohorylle a laissé derrière elle des feux encore allumés. Serge Mestre raconte, dans une langue souvent riche, dont il assume de temps en temps la narration à la première personne, ses combats, ses désirs, ses convictions. De 1933 à 1937, quatre ans seulement, quitter l’Allemagne qui chasse les juifs, arriver à Paris, rencontrer celles et ceux que les nazis traquent jusqu’en Italie, aimer sans vouloir n’être que la femme d’un seul homme et garder parallèles des vies qui se sont un peu éloignées. Aimer et... [Lire la suite]
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19 février 2019

Les ronces, de Cécile Coulon

Cécile Coulon publie Les ronces fin 2018 chez Le castor astral. Ce recueil a obtenu le prix Apollinaire, cent ans après la mort du poète. Faut-il chercher un lien entre Cécile Coulon et Apollinaire ? L’une est attachée à son Massif central, l’autre est bien parisien. L’une choisit la forme poétique (des lignes qui ne vont pas jusqu’au bord de la page, des répétitions, marquant ainsi des rythmes) pour raconter des souvenirs, pour exprimer sa mélancolie, pour évoquer la nature. L’autre a choisi de bousculer la poésie au tournant du... [Lire la suite]
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18 février 2019

La plus précieuse des marchandises, de Jean-Claude Grumberg

Le train de marchandises traverse la forêt. Dans la forêt, pauvre bûcheronne ramasse ce qu’elle peut de petit bois pour le feu. C’est l’hiver. Pauvre bûcheron, lui, est enrôlé par ceux qui sont venus, ont construit la ligne de chemin de fer. Du train tombent des papiers que pauvre bûcheronne ne sait pas lire. Et un jour, miracle, un paquet tombe du train dans la neige. C’est un enfant, une petite fille. Elle a faim. Pauvre bûcheronne va se battre pour la nourrir et la protéger de ceux qui chassent les « sans-coeur ». Y... [Lire la suite]
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17 février 2019

Apulée n°2 - février 2019

Cette revue annuelle de littérature et de réflexion initiée par Hubert Haddad s’engage à parler du monde d’une manière décentrée, nomade, investigatrice, loin d’un point de vue étroitement hexagonal, avec pour premier espace d’enjeu l’Afrique et la Méditerranée. C’est autour du nom prestigieux d’Apulée – auteur berbère d’expression latine qui, avec l’Âne d’or ou les Métamorphoses, ouvrit au IIe siècle une extraordinaire brèche de liberté aux littératures de l’imaginaire – que se retrouvent ici écrivains et artistes venus d’horizons... [Lire la suite]
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16 février 2019

Parler latin

Le latin, une langue morte ? Philippe Cibois (suivre le lien "La question du latin" dans la colonne de droite)  démontre le contraire. À condition de ne pas enfermer le latin dans les déclinaisons, ni dans les traductions ex abrupto de textes de Cicéron… Tiens, je viens d’écrire ex abrupto. Le latin est présent dans notre langue. Il est aussi, depuis des siècles la langue des scientifiques. Certes, et notamment depuis la guerre 1914-1918, l’anglais domine dans les échanges internationaux. Y compris dans les sciences. Mais la... [Lire la suite]
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