28 mai 2019

À côté, par le Théâtre de l'Escapade

Deux images se sont superposées à celle qui m'était présentée sur le plateau : celle d’une veste suspendue au dossier d’une chaise pour évoquer l’absence de l’homme dans un spectacle de la Compagnie Difé Kako, Aski paré, et, surtout, la salle des pendus où les mineurs accrochaient leurs vêtements avant de descendre dans la mine. Dans les deux cas, le vêtement n’est qu’une enveloppe vide qui dit l’absence, la douleur de l’attente, l’impatience, l’espoir, parfois la colère. Le partage du café montre que nous sommes dans un lieu où se... [Lire la suite]
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27 mai 2019

À Lille, le Mexique est à l'honneur

Il y a une semaine et un jour, j'étais à Lille. Sur le chemin de la gare Lille Flandres, rue Faidherbe, j'ai vu ces sculptures, les "alebrijes", animaux fantastiques nés de l’esprit de Pedro Linares López en 1936. La légende raconte que ce dernier, au bord de la mort, a rêvé d’un bois peuplé de ces créatures qui l’ont accompagné dans son retour à la conscience. Certains de ces monstres criaient “Alebrijes, Alebrijes”. C’est ainsi qu’il a décidé de nommer ses créations.    
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26 mai 2019

Apulée n°2 - mai 2019

Cette revue annuelle de littérature et de réflexion initiée par Hubert Haddad s’engage à parler du monde d’une manière décentrée, nomade, investigatrice, loin d’un point de vue étroitement hexagonal, avec pour premier espace d’enjeu l’Afrique et la Méditerranée. C’est autour du nom prestigieux d’Apulée – auteur berbère d’expression latine qui, avec l’Âne d’or ou les Métamorphoses, ouvrit au IIe siècle une extraordinaire brèche de liberté aux littératures de l’imaginaire – que se retrouvent ici écrivains et artistes venus d’horizons... [Lire la suite]
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25 mai 2019

Le Parc Montsouris en mai 2019

Il a suffi de quelques pas, récemment, dans le Parc Montsouris pour voir cette plaque sur le chemin le long du lac. Et bien sûr m'est revenu le refrain d'une chanson de Jacques Higelin : "Je ne vis pas ma vie / je la rêve / c'est comme une maladie / que j'aurais chopée tout petit". Mais quand me revient toute la chanson, je me souviens de son début : "Le parc Montsouris / C'est le domaine / Où je promène mes anomalies". Ce mot que je viens d'écrire, on pourrait le découper en quatre syllabes : a - no - ma - li. Chacune de... [Lire la suite]
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24 mai 2019

Maguy Marin, l’urgence d’agir - film de David Mambouch

« Quel est ce moment de l’histoire du monde que nous vivons ensemble ? »  Cette question hante le film de David Mambouch, . Il y a urgence parce que c’est bien ce moment de l’histoire, notre contemporanéité, et qu’il n’en est pas d’autre. La guerre d’Espagne qui fait venir en France les parents de Marguerite Marin, la naissance de David, le fils qui réalise le film : entre ces deux moments, c’est le temps de ce film. Et c’est surtout le retour à plusieurs reprises de May B., puisque 90 danseurs et danseuses l’ont... [Lire la suite]
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23 mai 2019

La Galerie Les Yeux fertiles, à Paris, exposait Jean-Pierre Vielfaure

Retrouver Jean-Pierre Vielfaure dans cette galerie, c'est un peu reprendre une discussion interrompue. C'est, à coup sûr, célébrer la fidélité des esprits avec cet artiste, décédé en 2015, qui s'est intéressé au chamanisme. Les toiles qui étaient exposées jusqu'au 18 mai m'ont rappelé comme Jean-Pierre s'intéressait aux territoires, aux cartes, aux mythes, et à la place de l'être humain sur cette terre.  
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22 mai 2019

Maram al-Masri et Zaü à la Librairie l'établi, à Alfortville (94)

Le jeudi 16 mai, des lycéen.ne.s du Lycée Maximilien Perret ont rencontré Maram al-Masri et Zaü à la Librairie l'établi, à Alfortville (94). Les élèves avaient préparé une lecture des textes de la poétesse et on voyait les livres passer de main en main, et la parole voyager au sein du groupe. Bien sûr les questions étaient nombreuses, tant à Maram qu'à Zaü. Celui-ci, illustrateur, a dit que les dessins contenus dans l'anthologie publiée par Bruno Doucey cherchaient à montrer le mouvement par lequel les femmes mettaient ou retiraient... [Lire la suite]
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21 mai 2019

Maïté Villacampa, aux Rencontres poétiques chez Tiasci - Paalam, en mai 2019

« Qu’est-ce qui voudra bien se créer en moi ? » Ces mots de Ushio Amagatsu disent l’attitude de Maïté Villacampa. Accueillir serait le verbe le plus proche. Accueillir les mots des autres : citations dont elle ouvre les parties de ses livres, images retenues de clartés, de sculpture, de peinture. On pourrait la rencontrer rien qu’en croisant les noms, signatures ou dédicaces, qu’elle sème entre ses poèmes. Et si l’eau y est si présente, c’est à cause d’une barque d’Yves Bonnefoy, à cause d’affluents, à cause du bleu de... [Lire la suite]
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20 mai 2019

À propos des relevés de Stéphanie Ferrat

Dans le livre de Marie-José Mondzain que je suis en train de lire, Le commerce des regards, je trouve ces lignes, page 173 de la collection Points du Seuil : « (…) quand on ouvre le tombeau de l’image, il n’y a plus personne, car il n’y a plus de corps. Une image débarrassée de son corps est immortelle et ne saurait être contenue dans un tombeau. Elle ne peut laisser qu’un vestige imaginal dont le linceul atteste que l’image est ressuscitée. Le corps a disparu afin de laisser apparaître le plan où la chair imaginale montrera... [Lire la suite]
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19 mai 2019

Mesurer le vivant, Stéphanie Ferrat expose au Musée Fragonard, à Maisons-Alfort (94)

D’où vient cette émotion que je ressens devant les oeuvres de Stéphanie Ferrat ? Peut-être d’une sensation de fragilité, d’une forme de discrétion. Elle semble montrer ce qu’elle a vu de la façon la plus respectueuse possible. « Dessiner serait interpréter », dit-elle. Alors, elle relève des empreintes. Car il s’agit de relever, ce geste qu’elle fait quand elle soulève le papier après avoir frotté doucement jusqu’à révéler la trace. Et qu’il s’agisse d’ossements de squelettes équins du Musée Fragonard à Maisons-Alfort ou... [Lire la suite]
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