12 novembre 2018

Les Jeudis de l'Oulipo à la BNF, à Paris

Voilà bien longtemps que je n’étais pas allé assister aux Jeudis de l’Oulipo. J’y étais la semaine dernière. Présidée par Paul Fournel, la séance réunissait Olivier Salon, Étienne Lécroart, Marcel Bénabou, Hervé Le Tellier et Daniel Levin Becker. Marcel Bénabou, pour citer deux plagiats par anticipation, l’un décrivant la fécondation, l’autre trouvé chez Flaubert dans la rubrique accouchement (« Mot à éviter; le remplacer par événement. » Dictionnaire des idées reçues), a donc battu deux fois sa coulpe. C’est que l’année des... [Lire la suite]
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11 novembre 2018

La fragilité des affaires humaines, Hannah Arendt

Lectures et spectacle, ces jours-ci, m’ont ramené à la lecture de Hannah Arendt. « L’action, en tant que distincte de la fabrication, n'est jamais possible dans l'isolement ; être isolé, c'est être privé de la faculté d'agir. L'action et la parole veulent être entourées de la présence d'autrui de même que la fabrication a besoin de la présence de la nature pour y trouver ses matériaux et d'un monde pour y placer ses produits. La fabrication est entourée par le monde, elle est constamment en contact avec lui :... [Lire la suite]
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10 novembre 2018

Le pseudonyme a bon do

Le pseudonyme « Nadar » est le résultat d’un jeu avec le nom d’origine de la famille : « Tournachon », devenu successivement « Tournadar », « Nadarchon » puis « Nadar ». C’est la syllabe centrale du nom initial qui est donc restée. Reprenons cette technique avec un nom commun de trois syllabes, par exemple « pseudonyme » (le dernier « e » étant ici muet, « me » ne sera pas compté comme une syllabe). De ce mot, gardons la syllabe du milieu,... [Lire la suite]
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09 novembre 2018

Les Nadar à la BnF, à Paris

De l'exposition à la BNF, j'ai d'abord appris qu'il n'y avait pas un mais plusieurs Nadar : deux frères, Adrien et Félix, le fils de Félix, Paul, Ernestine, épouse de Félix et mère de Paul, et Marthe, fille de Paul. Toute une famille, donc (ce qui n'est pas sans faire penser aux frères Lumière), faisant de la photo et du portrait jusqu'à la caricature un art, et gérant une entreprise non sans difficulté. Des autoportraits très nombreux et des portraits des artistes de leur époque, et voici le XIXe siècle littéraire et artistique... [Lire la suite]
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08 novembre 2018

Fêter Diwali

Hier, nous avons fêté Diwali chez Tiasci. De la lumière, de la poésie, et, pour conclure, Sharmila Roy nous a offert le chant d'un poème. Le poème traduit et interprété par Sharmila Roy a été écrit par Mallika Sengupta, que Sharmila présente comme "une militante féministe, une enseignante qui est partie trop tôt victime d'une maladie incurable".
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07 novembre 2018

André Balthazar, extraits

André Balthazar (1934-2014) a fondé avec Pol Bury le Daily-Bul.  De lui, j'ai lu et relu Les petits pavés, un recueil de phrases (une par page). En voici quelques-unes : "La philosophie de l’histoire ne manque pas d’à-propos."/"Il prit le deuil de la Mer morte."/"Le ventre s’attendrit devant la baïonnette."/"En arriver à oublier le soldat inconnu." (Les petits pavés) Et d'autres textes, parmi lesquels celui-ci : "Il ne portait pas d’étendard, son silence suffisant à sa gloire. Mais il aimait le son des trompettes comme du... [Lire la suite]
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06 novembre 2018

Celui qui est digne d'être aimé, d'Abdellah Taïa

La violence des rapports amoureux est au coeur de ce livre. La violence des rapports de pouvoir qui emportent le héros de ce livre, Ahmed, dans « la cruauté comme règle du jeu, du monde ». Croyant lui-même être assez fort, aussi fort que sa mère, la « dictatrice », il prend conscience qu’il ne sera jamais lui-même, qu’il sera au mieux le « petit Arabe » homosexuel, rejeté dans son pays, le Maroc, manipulé par des Français trouvant dans ces relations de quoi poursuivre la colonisation par le sexe. Pas... [Lire la suite]
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05 novembre 2018

La lutte ou la concorde : deux fresques

Hier, il était question dans ce blog d’une fresque de Delacroix visible dans l’église Saint Sulpice à Paris. C’est Claire Taillandier qui l’évoquait en ces termes : « Aujourd’hui, je regarde Jacob tenant la main de l’ange comme pour danser la valse, l’autre lui tenant la cuisse. Le premier lui fonce dessus, l’autre se tient droit, presque impassible. La force d’un côté, la stabilité de l’autre, l’issue du combat est incertaine. » (Adieu à l'Église) Philippe Cibois signale dans le même livre une autre fresque : « On... [Lire la suite]
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04 novembre 2018

Adieu à l'Église, de Claire Taillandier et Philippe Cibois

Philippe Cibois a été prêtre de 1967 à 1969, puis il a quitté l’Église. Cinquante ans plus tard, ce livre témoigne de cette époque ; il se présente d’abord comme une confession, puis en propose une lecture « sociohistorique » replaçant le récit personnel dans le contexte de l’institution et interrogeant, entre autres, les notions de « vocation », d’ « agnosticisme », de « fiction salvatrice ». Le « journal d’une confession » est une sorte de dialogue entre une fille et son... [Lire la suite]
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03 novembre 2018

À la bonne heure !

On aurait gagné une heure nocturne de sommeil avec le passage à l’heure d’hiver. Nous savons bien qu’il n’en est rien : on ne fait que modifier brusquement notre habitude. À 2 heures, finalement, il est toujours 2 heures. Il n’y a pas d’heure supplémentaire. Et qu’est-ce qu’on fera alors à nos heures perdues ? Ces quelques phrases montrent qu’au mot « heure », on peut ajouter différents adjectifs. On compte le temps de travail en heures hebdomadaires, et ce sont des heures travaillées. L’électricité a ses heures creuses... [Lire la suite]
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