27 novembre 2016

Il faut beaucoup aimer les hommes, de Marie Darrieussecq, par Das Plateau

Le titre est emprunté à Marguerite Duras : « il faut beaucoup aimer les hommes pour aimer les hommes ». Et c’est cette relation entre homme et femme qui est ici explorée, jusqu’à aller sur d’autres continents. Partis de Los Angeles aux États-Unis, nous irons jusqu’en Afrique à la frontière du Cameroun et de la Guinée orientale, au bord d’un fleuve puissant. C’est sans doute pourquoi le collectif Das Plateau a choisi de nous dépayser dès l’ouverture : un bruit sourd de moteur et un voyage dans les nuages à la vitesse de la... [Lire la suite]
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26 novembre 2016

Cent titres

Dans l’exposition de Cécile Le Talec présentée hier sur ce blog, une oeuvre suscite la mise en jeu de ce jour. Sans titre est son titre. L’agencement des livres présentés correspond au spectrogramme de ces sonorités : sans titre. Cela pourrait tout aussi bien être : cent titres. Proposition est faite, dans cette exposition, par l’association ArtYard (association oeuvrant pour la diffusion de l’art contemporain), de composer de nouveaux titres.  Partant du principe de donner trois fois six mots, je vous propose à mon tour de... [Lire la suite]
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25 novembre 2016

Le silence des angles morts, exposition de Cécile Le Talec

« L’archet creuse l’orchestre / où l’océan repose ». Ce texte, que j’ai publié il y a bien longtemps dans un recueil intitulé Moulages, m’est revenu en mémoire quand j’ai vu, dans la première salle de cette exposition les archets formant un dièse que révèle l’ombre produite par la lumière. Dans cette salle, origine du monde de Cécile Le Talec, c’est l’océan qui se creuse en un tourbillon. Le plancher sur lequel on marche pour s'approcher de l'écume fait entendre une annonce, le chant du rossignol dont il porte, gravé, le... [Lire la suite]
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24 novembre 2016

L’abattage rituel de Gorge Mastromas, par Le Théâtre de l’Argument

Au tout début, quand le public entre, les comédiens sont alignés au bord de la scène, devant le premier rang des spectateurs. Six acteurs et actrices et un musicien. Un plateau (qui tournera) et des chaises de part et d’autre. La compagnie, donc, est devant ce décor et raconte, à plusieurs voix, la conception, la naissance et les premières années de Gorge Mastromas. Rien d’original jusqu’à cette question à l’heure du premier choix qui se présente à lui : « Bonté ou lâcheté ? »  Et puis, arrive le moment de l’entrée... [Lire la suite]
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23 novembre 2016

Magritte à Beaubourg

Passons sur le parti-pris de cette exposition qui fait examiner Magritte sous l'angle de la philosophie au point d'y perdre presque l'humour et le jeu auquel nous invite le peintre. Jeu auquel plusieurs visiteurs se prêtent volontiers. Je n'ai, bien sûr, pas retrouvé l'ambiance du Musée Magritte de Bruxelles, mais l'oeuvre d'art ne se limite pas à une seule interprétation.      
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22 novembre 2016

Stabat mater, exposition de Cécile Hadj-Hassan et de Marianne Pradier

« La Méduse n’est pas mortelle. Elle est belle et elle rit. » Le texte d’Hélène Cixous est sur la table, une mèche de cheveux sortie d’une théière y coule. Les cheveux de la femme sont-ils ces serpents de la Gorgone ? N’est-ce pas là qu’un fantasme masculin : quiconque cacherait cette chevelure maîtriserait le corps entier. Maîtriserait le visage, le masquerait. Mais n’avons-nous pas tous cette peau qui nous couvre intégralement, peau sociale, vêtement de l’être ? Sous le masque, sous la peau, sommes-nous si différents ?... [Lire la suite]
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21 novembre 2016

Réparer les vivants, film de Katell Quillévéré

Le film de Katell Quillévéré apporte un complément au livre de Maylis de Kerangal : des images, des émotions. Il soustrait, bien sûr, des développements qui font la puissance du livre. Les images peuvent-elles prendre la place des mots ? Vit-on de la même manière plusieurs heures (et jours) de lecture solitaire et un peu moins de deux heures de spectacle cinématographique partagé avec d’autres ? Sans doute non. Mettre un visage sur les personnages, c’est déjà instaurer un rapport particulier que la lecture ne nous impose pas. Mais... [Lire la suite]
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20 novembre 2016

Nikos Lybéris et Judith Kan à la Rencontre poétique chez Tiasci - Paalam en novembre 2016

Tu t’es battu pour quelques mots      afin de colmater de tes mains      toutes les fractures du mondeMais les grands mots sans chair ni os              ne tolèrent pas l’humainAlors tu en as cherché de petitsqui disent juste leur nomà l’abri des définitions qui suscitent les conflits C’est un voyage, c’est l’univers que parcourt Nikos Lybéris, pas seulement la terre, ses pays, ses frontières, l’univers qu’il tient dans sa main avec humilité, sous la forme d’un... [Lire la suite]
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19 novembre 2016

Le Chêne et les Roseaux

Il y a quelques jours, j'ai publié une version modifiée d'une fable de La Fontaine, Le Corbeau et le Renard. C'était suite à une proposition de Jehanne Carillon et Olivier Salon dans leur spectacle Oulipolisson. Cette fois, c'est à votre tour : il faut remplacer dans la fable les noms mais en gardant l'initiale. Pour vous faciliter la tâche, je vous donne le texte à compléter. Maître C.............., sur un a.............. perché,Tenait en son b.............. un f..............Maître R.............., par... [Lire la suite]
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18 novembre 2016

L'étrange petite sirène, de Camille Hardouin - la Demoiselle inconnue, images de Mathilde Fournier

Le marin qui, avec une sorte de timidité, vient au-devant de nous nous promet une histoire étrange dont les effets risquent de nous hanter toute notre vie, comme il en est lui-même hanté. L’écran derrière lui s’allume, il va s’asseoir, quitte son aspect de marin et devient une jeune femme, guitariste, et qui chante. Comme chantent les sirènes, ces personnages hybrides, mi-humaines, mi-poissons. La peau et les écailles. Deux modes de respiration. Et à propos desquelles les récits sont nombreux. Pendant que la jeune musicienne et... [Lire la suite]
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