16 avril 2020

Pour une poignée de ciel, poèmes au nom des femmes dalit (éd. Bruno Doucey)

Jiliane Cardey a traduit de nombreux poèmes d’une anthologie en langue hindi parue en 2013 à Delhi. Cette anthologie est déjà un évènement puisqu’elle donne la parole à des « intouchables », Dalit, et des autochtones, Ādivāsī, de l’Inde. L’excellent travail de traduction, les notes  qui permettent d’en comprendre le contexte et les enjeux sont à leur tour un évènement pour les francophones. « Nous avons donné naissance à des diamants bruts qui peuvent soulever la terre sur leurs épaules ». C’est Bruno Doucey... [Lire la suite]
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15 avril 2020

Louisiane, de Fabienne Kanor

Il était encore enfant quand sa mère l’a embarqué pour Paris, quittant son père, qu’elle décrit comme un bon à rien. Père qui n’accordera pas à son fils le regard qu’il viendra chercher quelques années plus tard au Cameroun. C’est donc au souvenir d’un oncle qu’il va s’attacher, un oncle parti en Louisiane et « mort dans des circonstances mystérieuses ». Il part un peu au hasard et nous entraîne dans son errance. La Louisiane, à travers les récits qu’on lui faits, on en découvre l’histoire violente, sanglante, qui... [Lire la suite]
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14 avril 2020

Fabuler la fin du monde, de Jean-Paul Engélibert - Extraits Parties III, IV et V

PARTIE III - Retourner la violence « Refuser la barbarie commence quand on retourne la violence contre soi. En le montrant dans les fictions, (les Pièces de guerre d’Edward Bond) restaure(nt) ce qu’on peut appeler, après Hannah Arendt, le sens commun.  Non pas le bon sens, mais le sens du commun, du monde en tant qu’il est commun, de ce que nous avons en partage… » Dans le roman de Cormac McCarthy, (La route), « l’enfant restaure un monde commun, là où l’adulte ne voit que des individus séparés les uns des... [Lire la suite]
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13 avril 2020

Fabuler la fin du monde, de Jean-Paul Engélibert - extraits Parties I et II

PARTIE I - Faire table rase « Mon hypothèse est que les fictions de la fin du monde conjuguent deux paradoxes. Elles affirment la négativité et elles tirent de cette affirmation une énergie qui puise au néant. » « La fin du monde n’est pas l’objet d’une hypothèse sociologique, historique, écologique ni politique. Elle n’est pas le résultat d’un processus, elle est un début. » « Les fictions de la fin du monde n’ont plus besoin de mythes. Puisque nous savons que nous sommes nous-mêmes la menace, nous... [Lire la suite]
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12 avril 2020

Fabuler la fin du monde, de Jean-Paul Engélibert

À Patmos, Jean a écrit l’Apocalypse, un mot qui signifie « révélation ». Il ne prédisait pas l’avenir mais inscrivait le temps humain dans un autre temps, celui « qui était, qui est et qui sera ». Paul aussi, dans ses Épîtres, annonce la fin du monde, une fin qu’il espère pour introniser, comme Jean, le « royaume de Dieu ». Depuis, les récits d’apocalypse ne souhaitent ni ne réfutent la fin du monde. Ils « inventent une forme contemporaine de tragédie qui place l’humanité sous son propre regard... [Lire la suite]
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11 avril 2020

La survie, d’anagramme en anagramme

Comment combattre le virus ? Chacun y va de sa proposition. Je vous propose la suivante. D’abord, à VIRUS, j’ai ajouté un E (muet) et j’ai mélangé les lettres, cela a donné SURVIE. Dans ce nouveau mot, j’ai changé une lettre, j’ai mélangé et j’ai trouvé SAVEUR. J’ai à nouveau changé une lettre, mélangé et trouvé ABUSER. Même opération, je trouve CABRES. Encore une fois, et voici CARABE. Et enfin, j’aboutis à CABANE. D’anagramme en anagramme, j’ai fait se succéder six mots qu’il vous faudra intégrer dans votre texte et dans cet... [Lire la suite]
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10 avril 2020

Séquence 8, par la Compagnie Les 7 doigts

La Compagnie Les 7 Doigts propose de voir ou revoir Séquence 8, un de leurs spectacles enregistré à Graz en 2012 (regardez en cliquant sur le titre du spectacle : c'est bientôt le week-end). Je l’ai vu avec émotion.  D’abord, bien sûr, l’harmonie de ces mouvements me séduit. Et puis, je pense à la confiance qu’il faut dans ces acrobaties où le risque est toujours présent, faire confiance à l’autre, aux autres. Je me demande aussi à quel moment et comment il se fait qu’une femme ou un homme se dise « Je vais faire ce saut... [Lire la suite]
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09 avril 2020

Passion Haïti, de Rodney Saint-Éloi (éd. Grandvaux)

Sa w wè a se pa sa… Ce que vous voyez là n’est pas la vérité. Cette phrase me hante depuis que je l’ai rencontrée dans le livre de Rodney Saint-Éloi. Il faut voir Haïti avec ces yeux-là. À la fois la misère et la magie, à la fois le temps et l’éternité, à la fois le passé libérateur et le présent sans issue, sauf le ciel après la route droite qui mène à l’aéroport, la seule route droite, toutes les autres soit défilant « en danse serpentée », soit dessinées en « filet de minuscules ruelles ». Il y a aussi la... [Lire la suite]
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08 avril 2020

Günter Grass /Aribert Reimann - "März", pour récitant et flûte basse

« Adapte-toi », entend Günter Grass, dans ce poème. S’adapter à quoi ? À déjà oublier ? La guerre ? Les armements ? « Déjà, à nouveau, ils mélangent du béton ». La flûte semble s’enrouler autour de la voix, la musique autour du texte, le texte s’y laisse prendre, la musique s’y laisse entraîner. Les premiers mots, les premiers souffles sont pour le temps de la colère (« meine Wut »), du refus (« Als ich… » - « Quand je… »). Jusqu’à croiser tout ce qui porte des ailes,  les... [Lire la suite]
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07 avril 2020

Le journal d'Ava (éditions Points de suspension) - avril 2020

Ava une femme préhistorique. On a négligé les femmes en travaillant sur la préhistoire. Jusqu’à Lucy, découverte en 1974, on en parlait très peu. La bande dessinée, par exemple, avait Rahan, « fils des âges farouches », mais pas de personnage féminin équivalent. Erolf Totort répare cette négligence avec ce journal d’Ava dont nous ferons notre rendez-vous mensuel. Quatrième quart de Lune montante du mois des Graines Nous installons le camp de printemps, près de l’eau qui court le long de la terre, devant la petite grotte... [Lire la suite]
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