17 décembre 2017

La poésie, c'est autre chose, « petite conférence » de Jacques Bonnaffé

Jacques Bonnaffé aime la poésie et la connaît bien, lui qui la fréquente et la lit. C’est sans doute pour cela que chaque définition qu’il tente se termine par cette phrase : La poésie, c’est autre chose. L’exercice auquel il se prête de faire une « petite conférence », forme initiée par Gilberte Tsaï (après Walter Benjamin), le conduit à s’en tenir souvent à des affirmations : c’est un court texte, des rimes, des rythmes, des émotions, de l’écriture, des mots. Et c’est autre chose. La poésie était là avant le mot,... [Lire la suite]
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16 décembre 2017

Il y avait avAnt dix-neuf cierges pour une couronne de l'avEnt.

Noël a perdu pour beaucoup de gens son caractère religieux et Jésus, dont à Noël les chrétiens célèbrent la naissance, ferait bien de revenir pour chasser les marchands du temple. À commencer par ceux qui vendent des calendriers de l’avent : il y en a de toutes sortes. Si Noël a perdu son sens religieux (et ce ne sont sans doute pas les crèches dans les mairies qui vont le lui rendre), l’avent a aussi perdu son sens. L’avent est un temps qui prépare l’avènement de celui qui est à venir, Jésus. Or, pour la plupart, ce ne sont que... [Lire la suite]
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15 décembre 2017

Le courage qu'il faut aux rivières, d'Emmanuelle Favier

La première femme que nous rencontrons dans ce livre est Manushe, une « vierge jurée », une qui a renoncé à son apparence de femme, l’effaçant sous des vêtements amples et d’un tissu rêche, et connaît une vie sociale proche de celle d’un homme dans ce village des Balkans où arrive un jour Adrian. Ce jeune homme va la troubler au point qu’elle va abandonner sa promesse. C’est avec Adrian qu’elle ira désormais faire les courses pour le village et qu’elle ira marcher dans la nature et les montagnes environnantes. Mais Adrian... [Lire la suite]
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14 décembre 2017

Maryline, film de Guillaume Gallienne

On se dit, à la première scène, que cette Maryline va être sérieusement bousculée et qu’elle va pourtant résister. Après, ça ne tient plus guère. Elle est recrutée pour un rôle mais elle ne sait pas jouer. Elle ne semble connaître que sa propre personnalité et non habiter les personnages qu’on lui propose. Alors, elle boit. Pourtant, on lui donne des rôles. Elle a, comme on dit, quelque chose. Et, bien sûr, ça ne suffit pas. Quel metteur en scène lui donnera un texte qui lui ressemble ? Certes, on s’attache à l’actrice qui incarne... [Lire la suite]
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13 décembre 2017

ExhiBÉ, à la Librairie L'Établi, à Alfortville (94)

Viens boire un verre, me dit le loup. Là-haut, quand tu sortiras de la ville, quand, te retournant, tu n’en verras plus que les toits irréguliers, je t’attends. Sur ton chemin, sans doute, tu rencontreras  les êtres aux coiffures végétales, les autres portant des boucles d’oreilles, des squelettes en sarabande. Sur les rochers, tu écriras des histoires sans fin. Sur les arbres, tu liras d’étranges et étonnants poèmes reliant la terre au ciel. Tu trouveras le bâton pour ta marche : il rythmera tes pas, il martèlera tes mots et... [Lire la suite]
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12 décembre 2017

Camille Chamoux, l'esprit de contradiction

Il sera question, ici, d’éducation. Pas de celle qui vous rend ponctuel au rendez-vous, même quand il vous faut aller chercher votre enfant à la crèche. Ni de celle qui vous ferait soumis aux injonctions de la société. Mais de celle qu’on lit dans un texte de Rudyard Kipling : « Si… ». Il me semble n’avoir jamais lu ce poème à l’exception de sa dernière phrase : « Tu seras un homme mon fils ». Et c’est au-dessus du lit de Camille enfant que sa mère avait accroché le poème. Elle en dit les premiers vers et se met... [Lire la suite]
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11 décembre 2017

Alfortlivres, 8ème édition, à la Librairie L'Établi, à Alfortville (94)

Un week-end animé de rencontres, de lectures et d'exposition à la Librairie L'Établi, à Alfortville. Éric Arlix Laurya Lamy Sophie Lhuillier Maja Brick Guillaume Rébergues Claude Delafosse Nicolas Finet Bé Patrick Campistron, Damien Pouvreau, Bernard Prou, Françoise Serre-Collet  Nancy Huston et Denis Hirson
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10 décembre 2017

Un monde de plis, exposition des oeuvres de Simone Pheulpin, dans la chapelle expiatoire, à Paris

Simone Pheulpin plie et pique et plie. Dans son nom, je trouve les lettres de « pneu » : on nous dit qu’enfant elle « a beaucoup joué dans des manufactures textiles vosgiennes produisant les tissus utilisés pour la fabrication de pneus automobiles ». Dans son nom aussi, je lis les lettres de « pli ». Des milliers et des milliers d’épingles invisibles tiennent ensemble des bandes de coton écru dont on oublie que c’est du tissu tant on y voit du marbre, de la pierre, du bois, des coquillages, des os... [Lire la suite]
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09 décembre 2017

Ce que je n'ai pas fait aujourd'hui

Dans un chapitre de son livre Nord perdu, Nancy Huston écrit : « Aujourd’hui je ne suis pas sortie admirer les reflets, sur la Seine, du soleil et des nuages d’après la pluie (…).Aujourd’hui, pour la énième fois, je n’ai pas visité les égouts de Paris avec mon fils.Je ne suis pas non plus allée me promener dans les montagnes Rocheuses avec ma fille.Je ne suis pas passée dire bonjour à ma mère à Montréal (…).Je n’ai pas non plus rendu visite à mon père dans le New Hampshire (…). Je n’ai pas couru follement, joyeusement sur... [Lire la suite]
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08 décembre 2017

Nord perdu, de Nancy Huston

Elle a choisi de quitter le Canada pour vivre en France. De parler et d‘écrire en français. Dans ce livre qu’a republié Actes Sud en octobre 2016, Nancy Huston explore sa situation d’expatriée, son rapport à la langue, et ce que tout cela fait à la mémoire. Elle dit d’abord que l’expatrié.e est coupé.e de son enfance, alors que l’enfance n’est pas séparée de l’impatrié.e. En ce qui concerne la langue, celle qu’elle a choisie ne sera jamais telle que la parlent les natifs : un enfant acquiert une langue par de multiples moyens, et,... [Lire la suite]
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