06 février 2019

L'Amérique derrière moi, d'Erwan Desplanques

L’Amérique, c’est le rêve de son père. Son père qui va mourir au moment où il va, lui, être père à son tour. Le livre traverse trois générations, des guerres, mondiales ou intimes, l’irruption du terrorisme. Le père collectionnait les armes. Au début de la quatrième génération, celle avec laquelle quelque chose de nouveau va commencer, il faut ranger les armes et s’asseoir, comme le préconisait Thoreau aux États-Unis, devant les forêts. "On pense que ce sont les vivants qui ferment les yeux des mourants, mais ce sont les mourants... [Lire la suite]
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05 février 2019

Grace, de Paul Lynch

Envoyée sur la route pour fuir on devine quel danger et trouver du travail, coiffée et habillée en garçon, Grace va affronter la grande famine qui règne cet hiver 1845 en Irlande. Tout est sombre,  même les cours d’eau, la violence est partout. Il vaut mieux avoir un couteau sur soi. La faim tenaille les ventres, les esprits des vagabonds. Une allumette peut sauver du froid qui mord les membres, les corps. Ce n’est pas la place d’un enfant, la route, et pourtant ils y sont nombreux, vivant comme ils peuvent, mourant le plus... [Lire la suite]
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04 février 2019

Chère brigande - Lettre à Marion du Faouët, de Michèle Lesbre

« Marion où es-tu ? » Une femme, SDF, disparue, en rappelle une autre au souvenir de Michèle Lesbre. Marion du Faouët est une femme, née en 1717 dans une Bretagne percluse de misère et d’injustice. Elle n’a pas appris à lire et à écrire, c’était pourtant le temps qu’on a nommé, depuis, le « siècle des Lumières ». Voleuse, exhibée dénudée, marquée au fer rouge de la lettre V, amoureuse, pendue à l’âge de 38 ans. Volant les riches, et partageant les gains deux fois par mois avec ses brigands, redistribuant aux... [Lire la suite]
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03 février 2019

Light Matters, d'Erwin Redl

Je sortais du Bon Marché où Joana Vasconcelos exposait une oeuvre intitulée Branca luz, lumière blanche. À deux pas de là, rue Récamier, la Fondation EDF proposait une autre lumière, une véritable immersion dans la lumière rouge et bleue de milliers de LED, sur deux niveaux, redessinant l'espace et plaçant le visiteur dans cet espace qu'il traverse presque furtivement. C'est une installation d'Erwin Redl, Light Matters, et une expérience dont on sort un peu désorienté.         L'exposition se termine... [Lire la suite]
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02 février 2019

Cache-nez

« À propos, savez-vous que le dey d’Alger a une verrue sur le nez ? » Ce sont les derniers mots du texte de Nicolaï Gogol, Le journal d’un fou. Le nez est aussi un titre du même auteur. Je me souviens avoir vu une oeuvre de William Kentridge à propos du Nez de Gogol. (photo ci-contre : Le nez de Nicolaï Gogol et Dmitri Chostakovitch, mise en scene et video William Kentridge, direction musicale Kazushi Ono, avec le choeur et l'orchestre de l'Opera de Lyon, dans le cadre du Festival d'Aix-en-Provence 2011. Photo:... [Lire la suite]
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01 février 2019

Le journal d'un fou, d'après Nicolaï Gogol, mis en scène par Oskaras Korsunovas, avec Eimantas Pakalka

Si l’on suit l’intention du metteur en scène, il faudrait voir en ce fou, raconté par Nicolaï Gogol, l’image des dictateurs issus du peuple et se laissant déborder par un délire dangereux pour le peuple. Mais c’est réduire le texte de Gogol, une courte nouvelle publiée en 1835 où un fonctionnaire chargé de tailler les plumes dans un ministère se prend, au bout d’une longue dérive, pour le roi d’Espagne et finit dans un asile de fous où il subit les mauvais traitements réservés aux fous au XIXe siècle. Sans doute, le personnage,... [Lire la suite]
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31 janvier 2019

L'autre chambre, de Diane Schmidt

Quelque chose ne va pas sur la quatrième de couverture : entre guillemets « Deux femmes mises à nu dans un roman en prose ». C’est quoi au juste, la prose ? On appellerait bien Monsieur Jourdain pour qu’il nous dise. Parce que l’écriture du roman est faite de lignes interrompues avant le bord de la page. Est-ce de la poésie ? Mais peu importe, on lit le texte déchiré et violent, à la première personne du singulier, en trois parties. Deux solitudes et une tentative amoureuse. « Je suis venue pour lui. Je reste pour... [Lire la suite]
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30 janvier 2019

Deux tableaux au Bon Marché

Plusieurs tableaux sont accrochés aux murs du Bon Marché. Deux d'entre eux ont, cette fois, arrêté mon regard. L'un est de Marie-Claude Bugeaud, s'intitule Marie-Madeleine et je lui trouve une résonance particulière avec Simone, la Valkyrie de Joana Vasconcelos. L'autre, qui est en face, est de Philippe Cognée dont je viens de voir deux oeuvres dans l'exposition Persona Grata, au MacVal et au Musée national de l'histoire de l'immigration.
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29 janvier 2019

Branca luz, de Joana Vasconcelos, au Bon Marché

L'escalator est pris dans les tentacules de la Valkyrie que Joana Vasconcelos désigne sous le nom de Simone. Une créature double, couverte de tissus frangés blancs, parcourue de lumières.   Expositions précédentes au Bon Marché : 2018, 2017, 2016
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28 janvier 2019

Le Prince à la petite tasse, d'Émilie de Turckheim

C’est pendant la visite de l’exposition Persona Grata au Musée national de l’histoire de l’immigration que j’ai entendu parler du livre d’Émilie de Turkheim. L’œuvre est celle de Laure Prouvost, une silhouette en métal tenant un plateau sur lequel il y a quelques tasses pour le thé. C’est une scène récurrente dans le livre : « Reza est le Prince à la Petite Tasse. Celui qui a pris ses repas dans la boue des camps de réfugiés, et qui, arrivé chez ses hôtes, ne peut boire son thé que dans une tasse de fine porcelaine, redevenant... [Lire la suite]
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