13 octobre 2018

Homophonies

Un bon appartement chaud et un Bonaparte manchot sont deux énoncés homophoniques, c'est-à-dire qui ont une prononciation identique.  La variation homophonique À partir d’un énoncé donné (un nom propre, une phrase), trouver le plus grand nombre possible d’énoncés qui soient entièrement ou partiellement homophones.  Les oulipiens (suivre le lien dans la colonne de droite) ont ainsi joué, en 1973, avec le nom de Montserrat Caballé, inventant plus de cent occurences dont la plus souvent citée est sans doute : Mon... [Lire la suite]
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12 octobre 2018

Matière à faire de l'esprit, exposition à la Maison des arts d'Antony (92)

Le voyage proposé par les trois artistes de Présences magiques - Luc Arrignon, Rémi Hostekind et Joanna Schecroun - nous prend sous le charme. Cérémonies vodoun du Bénin, images construites à partir de photos et intégrées par les artistes : sculptures et peintures - calligraphies. Ce sont, pour l'essentiel, des visages dans la lumière et dont le regard profond nous atteint. On voudrait y revenir tellement on se sent transporté au coeur des énergies vitales.     Cette exposition remarquable est à voir jusqu'au 28... [Lire la suite]
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11 octobre 2018

Frère d'âme, de David Diop

L’évènement qui déclenche le livre est la mort de Mademba Diop, refusée par Alfa Ndiaye qui va le regretter tout le reste de sa vie, tout le reste de la guerre d’abord, et ensuite. Mademba Diop a imploré trois fois Alfa Ndiaye de l’égorger pour en finir avec les souffrances atroces qu’il endurait, « le dedans dehors, comme un mouton dépecé ». Mademba, son « plus que frère ». Après cela, Alfa se met à penser par lui-même : ni la tradition, ni le devoir, ni les ordres n’ont de prise sur lui. Après avoir été... [Lire la suite]
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10 octobre 2018

Frère d'âme, de David Diop - extrait

Après Stabat Mater Furiosa, de Jean-Pierre Siméon, après Salina, de Laurent Gaudé, j’ai entrepris la lecture de Frère d’âme, de David Diop. J’y reviendrai plus tard. Nous sommes plongés dans les tranchées de la guerre de 14-18. C’est un tirailleur sénégalais qui parle. En voici un extrait : « Je crois avoir compris que ce qui est écrit là-haut n’est qu’une copie de ce que l’homme écrit ici-bas. Par la vérité de Dieu, je crois que Dieu est toujours en retard sur nous. Il ne peut que constater les dégâts. (…) C’est ça la guerre... [Lire la suite]
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09 octobre 2018

Shimabuku au CREDAC d'Ivry-sur-Seine (94)

C’est moins l’oeuvre exposée que son processus qui importe dans le travail de Shimabuku. L’exposition produit donc pour moi une déception. Mais comment rendre compte des actions de l’artiste sans elle ? Elle s’affiche comme destinée aux pieuvres, aux singes et aux Hommes.  Les briques d’une maison démolie redressées à la verticale pour résister à la destruction comme il le fit dans un contexte plus dramatique sur une plage après un tsunami. De la terre ramassée à Ivry disposée devant les vitres et où poussent des herbes grâce... [Lire la suite]
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08 octobre 2018

Salina, les trois exils - de Laurent Gaudé

Il y a, dans ce roman écrit plus de dix ans après une pièce de théâtre portant le même titre, quelque chose de permanent chez Laurent Gaudé : la nécessité du récit contre l’oubli. La mort, on sait qu’elle survient, mais l’oubli, on peut l’empêcher et c’est à quoi sert l’écriture.  Il y a beaucoup de poussière dans les paysages de ce récit. Dès la venue de l’enfant dans le village des Djimba et tout au long de cette « vie entière de poussière, de combats, d’errances et de rage ». C’est la poussière du temps, celle de... [Lire la suite]
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07 octobre 2018

Stabat Mater Furiosa, de Jean-Pierre Siméon

La guerre, toujours la guerre. L’homme ne sait-il rien faire d’autre ? Et que faire devant la guerre ? Pleurer ? Crier ? S’arrêter ? Elle vient devant nous, cette femme, dans le poème de Jean-Pierre Siméon. Elle est debout. Elle est furieuse. Certes, elle peut être douce, elle peut aimer. Elle prie, mais « c’est sans dieux ». Et surtout, elle ne veut pas comprendre ; comprendre ce serait déjà accepter. Deux femmes ici, ce soir, au milieu de nous, l’une par les mots, l’autre par la musique, font entendre cette prière, cette... [Lire la suite]
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06 octobre 2018

Au jardin, dans le dictionnaire

Je viens de découvrir, parmi les ouvrages publiés par Le Robert dans la collection "Les Usuels", un Dictionnaire de combinaisons de mots. Je vous en fais profiter immédiatement. Avec le mot "Jardin". Sur la page que j'ai scannée, j'ai choisi cette entrée. Vous pouvez y lire des mots liés au jardin, adjectifs, verbes, noms. Je vous invite à écrire trois phrases utilisant quelques mots de la page concernée, dont, bien sûr, le mot "jardin". Exemple :Le jardin botanique a un coin qui semble à l'abandon. Il est fermé pour entretien.... [Lire la suite]
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05 octobre 2018

Le chien de mon fusil, exposition de Claire Maugeais à la Galerie Fernand Léger d'Ivry-sur-Seine (94)

Les villas, la ville sont des images sur lesquelles Claire Maugeais pose des signes, des mots, des chiffres. Des chiffres, on nous en balance tout le temps, tous les jours, des milliards de milliards, sans qu’on arrive à les écrire, à les concevoir. Claire Maugeais a trouvé un moyen : écrire des mots avec des chiffres. Ce n’est pas la première mais voici comment elle écrit « milliard de milliard » : 128111180173 34 128111180173. Quand elle écrit que « derrière une image il n’y a rien, simplement le blanc du... [Lire la suite]
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04 octobre 2018

Rencontre à Alfortville (94) après la projection de Sofia, film de Meryem Benm'Barek

C’était le 2 octobre, au !POC! d’Alfortville, après la projection du film de Meryem Benm’Barek, Sofia : Lisa Verhaverbeke, productrice artistique, rencontrait le public au foyer. L’émotion était sur tous les visages à la sortie de la salle. Et très vite la discussion s’est engagée. Difficile d’en rendre compte ici parce qu’il y a des choses qu’on ne peut pas révéler : c’est une des forces du scénario qui vous attrape avec un déni de grossesse et vous emmène où vous ne l’aviez pas envisagé. Mais ce n’est pas un nième film sur la... [Lire la suite]
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