09 juillet 2017

Quelques jours avec Jean-Pierre Vielfaure (3)

J’ai rencontré Jean-Pierre Vielfaure en 1981 quand il exposait à Corbeil-Essonnes des fragments de son Journal New-Yorkais. En 1985, nous avons publié Un bleu adamantin (éditions Arcam) et, sous un autre format, à sa demande, un livre d’artiste intitulé Vie, la voilà. Je lui en suis reconnaissant.
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08 juillet 2017

Pour accueillir les vacances d'été

En cette fin de semaine commencent les vacances d’été. Nous allons d’abord dissocier les syllabes, leurs sonorités : va - can - ce - dé - té. Nous trouverons, pour chaque sonorité, un nouveau mot d’accueil. Par exemple, « va », nous pouvons l’accueillir dans « avaler ». Et ainsi de suite pour les cinq sonorités ci-dessus. Puis nous écrirons une phrase où ces sonorités arriveront dans l’ordre qu’elles ont dans « vacances d’été » mais éloignées les unes des autres. Exemples : « va » est dans... [Lire la suite]
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07 juillet 2017

Quelques jours avec Jean-Pierre Vielfaure (2)

Trois livres, aujourd’hui, de Jean-Pierre Vielfaure. Pas des catalogues d’exposition, des livres offrant place égale aux textes et aux dessins ou aux peintures. Trois livres à cheval sur deux siècles : 16 Mirages… édité en 1999, Le testament vénitien publié en 2007 et Nemo, Capitaine, en 2008. Les textes du premier sont signés de Jean-Pierre Vielfaure, ceux du second sont de plusieurs auteurs, dont Jean-Pierre, Philippe Piguet, Michel Besnier et Christian Noorbergen, ceux du troisième sont signés de Michel Besnier. Car Jean-Pierre a... [Lire la suite]
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06 juillet 2017

Quelques jours avec Jean-Pierre Vielfaure (1)

Dire de Jean-Pierre Vielfaure qu’il était peintre serait sans doute réducteur. Les premières oeuvres que j’ai vues inscrivaient déjà des mots dans ses dessins et sa peinture. C’était un carnet, un journal, son journal new-yorkais. Des lieux, des espaces, des murs, des objets trouvés dans ses déambulations. Ce qu’il a fait avant cette exposition, je ne le sais pas suffisamment pour l’évoquer ici. Je sais seulement qu’à partir de ce moment, Jean-Pierre a continué à explorer les territoires, réels ou imaginaires, réels et imaginaires,... [Lire la suite]
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05 juillet 2017

Entre, de Philippe Jaffeux

C’est une invitation : « Entre ». Viens dans la page, ramasser des lettres, en faire un alphabet aléatoire. Entre, viens dans les mots répétés creuser le vide grâce auquel tu peux entrer. Entre donc sur les lignes et dans les interlignes, que les phrases laissent place aux formes géométriques, carré, triangle, cercle qui écartent les mots, les dilatent, les coupent sans se soucier des sens nouveaux que cela leur donne. J’écris « entre », mais on pourrait le conjuguer à toutes les personnes, l’une après l’autre,... [Lire la suite]
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04 juillet 2017

AVA, film de Léa Mysius

Avoir 13 ans et apprendre brutalement qu’on va perdre la vue… Cette façon d’entrer dans le conte a de quoi nous intriguer. Comme nous intrigue ce chien noir qui traverse une plage encombrée de vacanciers aux gestes répétitifs d’un farniente sous le soleil. Le soleil qui va s’obscurcir pour AVA, un nom de trois lettres qui n’en sont qu’une à l’endroit ou à l’envers, qui signifie, dit-on, « je désire » mais que désire-t-elle, cette fille ? Car c’est dans cet âge où naissent les désirs liés à la sensualité, à la sexualité... [Lire la suite]
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03 juillet 2017

De sang et de lumière, poèmes de Laurent Gaudé

Quand Laurent Gaudé écrit des poèmes, c’est pour parler des gens. De ceux qu’il a rencontrés, en Haïti, en Irak, à Calais. C’est pour défier l’oubli. L’oubli qu’un arbre a planté dans les corps de ces femmes et de ces hommes avant qu’ils soient entassés à fond de cale pour un commerce triangulaire (Afrique, Europe, Amérique). L’oubli du nom de l’enfant, une fille née après le tremblement de terre et quatre jours avant que les siens soient chassés. L’oubli, une fois passé le pont, de l’espoir d’une ville qui accueillerait les Kurdes... [Lire la suite]
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02 juillet 2017

Des erreurs ont été commises, de David Carkeet

Je n’ai pas lu les deux premiers romans de cette série : Le linguiste était presque parfait et Une putain de catastrophe. Ceci explique peut-être ma difficulté à entrer dans ce troisième volume. Le premier quart du livre m’a été nécessaire pour que j’en apprécie l’humour et le style. Des erreurs ont été commises… Mais il y en a partout, des erreurs, dans ce livre. Ben, marié à Susan (qui se lève à 5 heures du matin pour écrire), et père de quatre filles, patron d’une entreprise d’importation de noix de cajou dont la secrétaire,... [Lire la suite]
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01 juillet 2017

Hiatus virulents

Dans le livre de Jacques Roubaud dont je présente dans ce blog chaque mois quelques Remarques, on peut lire celles-ci : 1675 - L’hiatus le plus virulent est celui de deux voyelles identiques : nu ustensile. 1676 - contrainte - un sonnet saturé d’hiatus virulents. J’ai essayé : Toi, ta porte close ou ouverteclaque à AnnemasseUn livreur de pizza alertet’invoque : ô Horace ! Aujourd’hui, hier t’a-t-on vu chaussé, échassesprêtées à Alberte,la femme du kiné ? Ici, il masse.  Quand elle était à Avignonelle dansait sur un quai... [Lire la suite]
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30 juin 2017

Un phare dans la nuit profonde, de Jacques Kraemer

Dans ce petit livre, Jacques Kraemer a publié des « propos sur le théâtre recueillis par Karim Haouadeg » et parus précédemment dans la Revue Secousse. Karim Haouadeg insiste, tout au long de cet entretien, sur le sens, sur le fait de savoir si « le théâtre, ça a du sens ». Jacques Kraemer lui répond qu’il ne se pose jamais la question du sens au préalable, que le sens est à produire « non seulement par l’émetteur (le metteur en scène), mais aussi par le récepteur (le spectateur) ». Puis il évoque son... [Lire la suite]
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