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Jean Rolin publie La traversée de Bondoufle (éd. P.O.L). Il continue ainsi à témoigner de ce qui l’entoure, la région parisienne qu’il arpente depuis de nombreuses années, sans oublier d’autres espaces en France ou dans d’autres pays. Des endroits où l’on ne serait pas allé et qu’il nous fait découvrir. Ce sont des lieux qui se transforment : parmi les Zones, celle située entre la Porte de Clignancourt, à Paris, et le chantier du Stade de France à Saint-Denis ; la rue de La Clôture, au croisement du Boulevard des Maréchaux et sous le périphérique parisien où il met en scène une bataille napoléonienne ; dans Un chien mort après lui, c’est dans des espaces souvent inconfortables où vivent des chiens qui ont connu les hommes et s’en sont éloignés ; il y a aussi La frontière belge, un entre-deux, que l’on franchit ou pas (un peu comme une femme a dit à Philippe Claudel qu’il était « toujours près de la frontière ») ; et il y a eu ce Pont de Bezons et le trajet de l’auteur qui passait à la limite d’Alfortville. 

La Traversée de Bondoufle commence ainsi : « Lorsque Dieu a créé le lapin, s’attendait-il à ce qu’on le retrouve si nombreux, de nos jours, à Aulnay-sous-Bois ? » Pour atteindre la dernière phrase : « En contrebas de la route, juste avant le bois, un chemin que je n’avais pas encore emprunté filait droit au milieu des blés. » Si Jean Rolin fait le tour de Paris par les chemins de traverse entre ville et campagne, je vous invite à poursuivre sa route « au milieu des blés ».

Au minimum quatre phrases, la première commençant par un « b », la deuxième par un « l », la troisième par un « é », la quatrième finissant par un « s ». Au-delà, c’est comme vous voulez.

Exemple :

Bientôt, j’ai eu l’impression d’être arrivé bien loin de la ville en voyant le vent balancer les épis et en écoutant les moteurs des moissonneuses à l’oeuvre. Les grosses balles de paille montaient et formaient une muraille dans le champ.  Évidemment, tout était très différent des tableaux qu’on a l’habitude de présenter où les agriculteurs font la sieste au pied des meules ou sur les bottes. On a tout mécanisé et peut-être ces champs à la sortie de la ville seront encore grignotés par des projets de lotissements. Mais ce serait dommage d’oublier ainsi, à coups de constructions intensives, l’escourgeon.

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La-Meridienne

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C’est à vous main tenant. Promenez-vous dans la campagne en quelques phrases qui sentiront peut-être la fin des vacances. Et postez votre texte dans les commentaires ci-dessous. Merci

Vous pouvez feuilleter ici les premières pages du livre sur le site de l’éditeur, P.O.L.