30 avril 2022

À chaque fois

Hier matin, un jeune rappeur, Roméo Elvis, invité dans l’émission Boomerang sur France Inter, offre un texte où il répète « à chaque fois que »… À chaque fois que je finis un bouquin... À chaque fois que je suis dans un train... À chaque fois que j’ouvre mon tél... Chaque fois, cela parle d’une situation. La proposition qui suit, dans ce texte, vient souvent nuancer la situation introduite par cette locution.  Mais ce n’est pas toujours le cas. Par exemple, quand Barbara chante : « Chaque fois qu'on parle... [Lire la suite]
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29 avril 2022

Notre solitude, de Yannick Haenel (éd. Les échappés)

Le procès des attentats de janvier 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo, une policière municipale de Montrouge et le magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris, s’est ouvert le 2 septembre 2020 et aura duré près de deux mois et demi. Yannick Haenel a suivi, pour Charlie Hebdo, le procès de janvier 2015. Il a tenu, à la demande de Riss, une chronique quotidienne; Boucq, le dessinateur, a tenu, lui aussi une chronique dessinée. Leurs comptes-rendus quotidiens ont donné lieu à une publication aux éditions Les échappés.... [Lire la suite]
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28 avril 2022

Dans l'herbe, de Victor Malzac (éd. Cheyne)

Lorsque, sur la scène des Nouveaux Déchargeurs, Victor Malzac trouble l’assistance : « bonjour, c’est moi, ». Un geste de la main. À laquelle personne ne répond. On attend. La diction prend un drôle de rythme. Il a « treize ans, quatorze, la nausée toujours ». Il s’efforce de nous parler. On sent que ça n’est pas simple. Les mots sont là mais le sujet bute sur le verbe à venir. C’est que, c’est qu’on a fumé, trop, à s’en rendre malade, à essayer d’être viril. C’est qu’on mange l’herbe, la terre, les pierres.... [Lire la suite]
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27 avril 2022

Double vue, Henri et Pablo Cueco (éd. Qupé)

Sur une table, dans le Salon de l’Autre livre, l’Autre salon, un titre de Cueco, un autre, un troisième. Prénom : Pablo. Je l’avais vu et entendu, musicien, il y a plusieurs années. Et le voici en écrivain. Sur un de ces livres, un autre prénom : Henri. Déjà présenté ici. Et, ouvrant ce livre double, Double vue, je lis le prénom de Marinette. D’un côté, c’est Henri qui raconte un évènement survenu dans un quartier de Villetaneuse. D’autres prénoms : Mirtha, Maria-Angelica, mais aussi Mohamed, Medhi, et même Petit-vélo. L’argent... [Lire la suite]
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26 avril 2022

Ancestrale, poèmes de Goliarda Sapienza, traduits par Nathalie Castagné (éd. du Tripode)

De Goliarda Sapienza (1924-1996) je n’ai encore rien lu avant d’ouvrir ce livre. Je sais seulement que ses livres ont été publiés après sa mort. Et celui-ci, qui regroupe des poèmes de jeunesse, après les autres. Les textes sont le plus souvent courts, comme répondant à une urgence. Quelques poèmes font plus d’une page, notamment celui qu’elle consacre à Nica morte lors du bombardement de Catane en 1942 et celui qu’elle écrit pour son père. Mais c’est plus souvent sa mère qui est au coeur de ces poèmes. Cependant, on peut y lire... [Lire la suite]
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25 avril 2022

Les vies dansent entre les pages, à la Librairie l'Établi d'Alfortville (94)

Julien BDC est photographe. Il dit « photographe de rue ». Et c’est effectivement de la rue que viennent les images exposées ces jours-ci à la Librairie L’établi d’Alfortville (94). C’est d’abord le regard qui fait le photographe. Et Julien sait voir le détail qui transforme la banalité en évènement. Mais il ne suffit pas de voir le détail, il faut encore le cadrer, l’inscrire dans l’image. Ainsi l’image de cette religieuse qui semble prête à sortir de l’objectif ne donnerait pas la même sensation d’éphémère et de silence... [Lire la suite]
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24 avril 2022

On en garde 10 !

Ce samedi 23 avril, c’était la fête de la librairie indépendante. À cette occasion, les librairies participantes ont offert un livre, comme elles l’ont fait les années précédentes. Il y a deux ans, c’était une sorte d’agenda ; l’année dernière, sous plusieurs formes, un rappel historique de la loi sur le prix unique du livre. Cette année, le livre offert est d’un format exceptionnel et contient plus de 500 livres, une bibliothèque composée des oeuvres choisies par cinquante auteur.e.s, chacun.e en retenant dix. On y plonge de... [Lire la suite]
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23 avril 2022

Une grive passe

Faute de grives, on mange des merles. Je ne me souviens pas avoir déjà mangé des grives, ni même des merles. C’est une photo prise dans la Somme, et que j’ai reçue au début de cette semaine, qui m’a remis en mémoire cette expression, qui signifie : à défaut d’avoir ce qu’on veut, on se contente de ce qu’on a. Dans cette expression, vous constatez que le verbe « manger » et le mot « merle » commencent par la même lettre. Je vous invite à inventer des expressions construites selon ce modèle : « Faute de... [Lire la suite]
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22 avril 2022

Maldoror et moi, de Benoît Broyart et Laurent Richard (éd. Glénat)

Le risque était grand de réduire Les chants de Maldoror à une sorte de Grand Guignol où l’on n’aurait trouvé que de vagues traces du livre de Lautréamont. Dans cet album, aucune notice biographique de l’auteur du livre du XIXe siècle ; Martin découvre le livre dans la bibliothèque de son père, un homme sans doute très atteint par la mort de sa femme (la mère de Martin), ce que Martin ne mesure pas. On ne peut jamais mesurer la douleur de l’autre. Et Martin n’a pas encore dix-sept ans ; l’oeuvre de Lautréamont va l’emporter bien plus... [Lire la suite]
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21 avril 2022

L'instant précis où Monet entre dans l'atelier, de Jean-Philippe Toussaint (éd. de Minuit)

Monet traverse le jardin et entre dans son atelier. Il est 6h30. Il est seul et reprend son travail sur un grand panneau. La guerre est proche de Giverny. Jean-Philippe Toussaint, en quelques plans, nous montre le peintre retrouvant chaque matin ce qui deviendra « Les Nymphéas ». La guerre finit puis les années passent et la vieillesse ralentit le pas et fatigue les yeux. Et chaque jour, le peintre devient de plus en plus sa peinture. Il ne sait rien de ce qui adviendra d’elle, hors ce qu’il a décidé, c'est-à-dire de... [Lire la suite]
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