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Dans un article du catalogue de l’exposition Élie Kagan à la Contemporaine, Philippe Artières rapproche le travail de Kagan de celui de Perec, deux « enfants cachés pendant l’Occupation ». Il qualifie le procédé du photographe en trois techniques : « la ronde, l’immersion et l’affût ». Ce n’est pas l’extraordinaire qu’il cherche à montrer mais, comme Georges Perec, « l’infra-ordinaire ». Il était « là », où ça se passe, dans la rue. Photographiant un balayeur, image que reprendra Fromanger (ci-contre), photographiant non seulement les manifestations, mais, dans les manifestations, les slogans sur les banderoles, et, se déplaçant dans la ville, les graffitis. Ainsi, écrit Philippe Artières, Élie Kagan fait « entendre la parole énoncée », ses clichés « faisant preuve », véritable « entreprise d’inventaire visuel ». 

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