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Celui qui raconte, on le lit quelque part dans ce livre, se prénomme Laurent. Il vit aujourd’hui, ses chapitres ont pour titres : « Les gestes barrières », « le confinement », « la propagation ». Pourtant ce n’est pas notre siècle qu’il raconte, mais le précédent, celui où vivait Étienne Choulier, qui a sa statue au village de Fontan, dans les Alpes maritimes. Entre 1930 et 1955. Nous découvrirons le dit Choulier et son ami Meinhof, deux grammairiens qui choisissent de quitter Paris et de s’isoler pour consacrer presque tout leur temps à la recherche d’une loi linguistique inconnue avant eux, à laquelle ils veulent qu’on attribue leur nom. S’isoler, sortir du monde, de Paris d’abord et même du village puisqu’ils s’installeront à l’écart, au mas Chinon. Trouveront-ils ? Seront-ils reconnus pour leurs découvertes ? Peut-on revenir dans le monde quand on l’a quitté ? Quand on s’est mis en « mode avion » ? Le mode avion, dans les années 30-40, c’est plutôt la guerre. Ils ne la connaîtront qu’à la fin. Ils n’auront rien vu. Que la fin de leurs propres recherches : questions de temps et de sexe. Et tout partira en fumée. Quelle histoire !